Interview de Michèle Bayar tsilla s univers (0)

Biographie : 

De père tunisien et de mère française, Michèle Bayar vit la première partie de sa vie en Algérie. Elle y côtoie les milieux traditionnalistes français et algériens et ceux, plus cosmopolites, liés à la production d'hydrocarbures. Elle aime entendre plusieurs langues bourdonner autour d'elle, se passionne pour les mythologies, étudie l'informatique.
Installée en France, elle écrit ses premiers contes pour ses enfants, et ses métaphores témoignent de la richesse culturelle dans laquelle elle a vécu. Après les contes, viennent les nouvelles, romans, scénarios. Avec Silence complice, elle aborde pour la première fois le thème de l'exil et des traces qu'il laisse dans les âmes. Elle poursuit son exploration du silence au cours des ateliers qu'elle anime, notamment avec Mémoires de silences, dans le cadre du Mémorial du camp de Rivesaltes, et revient à l'exil avec Un figuier venu d'ailleurs, roman sur le thème de la Retirada (exode espagnol de 1939).
Michèle Bayar est sociétaire de la Société des Gens de Lettres, adhérente de La Charte des Auteurs et Illustrateurs pour la Jeunesse, de la Maison des Ecrivains et de la Littérature, et elle soutient l'association Lire et faire lire.

Bibliographie Non Exhaustive :
Le bocal brisé, 17 octobre 1961/ Pour une juste réparation, éd. Gare au théâtre (théâtre).
Tekouk, contes pour après l'enfance, éd. L'Harmattan, 1995 (nouvelles fantastiques).
La Giboulée d'anniversaire, éd. Milan Presse, 1995 (conte).
L'Arbre de Noël, Tipo le Volcan, éd. Milan Presse, 1996 (conte).
La querelle des saisons, l'Étoile de mer, éd. Milan Presse, 1997 (conte).
Le coureur d'étoile, éd. L'Harmattan, 1997 (roman fantastique jeunesse).
L’art du conte, cahier d’atelier, collectif, éd. L'Harmattan, 1998 (document).
Le perroquet et le crocodile, éd. Milan Presse, 1998 (conte).
La peur du loup, éd. Milan Presse, 1999 (conte).
Kama le caméléon, Sancou la petite girafe, éd. Milan Presse, 2000 (conte).

 (source : site http://www.lr2l.fr/acteur/bayar-michele-banyuls-sur-mer.html)

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Interview :

A quel âge avez-vous ressenti le besoin d’écrire ?
Dès que j’ai su écrire : avec un stylo en main, je refais le monde !

Quels ont été vos sources d’inspiration ?
Mon quotidien : la guerre (d’Algérie) et la paix (genevoise)

Comment conciliez-vous votre passion et votre vie de femme?
Aisément. L’une inspire l’autre parfois…

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° siècle ?
Kaléidoscope : tout dépend de quel point de vue on se place. J’aimerais qu’elle soit en tout point du monde celle d’un individu à part entière.

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Partagez-vous avec vos proches ce que vous écrivez ?
Cela m’arrive, mais plutôt après avoir écrit.

Comment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ?
Je crois que j’écris avec légèreté sur des sujets graves. J’essaie d’aller vers toujours plus de simplicité. Mon dernier roman ados “Pulsion inhumaine” vient de paraître aux Editions du Chemin, en Belgique. On le trouvera bientôt en France, j’espère ( à suivre sur mon blog http://www.bayar-michele.com )
Pour écrire ce roman, je suis partie d’une fillette fragile qui est le souffre-douleur d’un camarade de classe. C’est un rapport assez courant qui évolue avec le temps. J’ai eu envie de l’exacerber et de l’amener à s’inverser mais je ne voulais pas écrire un roman moral, ni un roman psychologique. J’ai choisi le fantastique.

Quels sont les éléments de vie qui ont induit vos choix littéraires (roman, essais etc.) ?
Le choix du sujet et c’est pourquoi j’écris des contes, des nouvelles, des romans… Pour “Pulsion inhumaine” justement, je réfléchissais au sujet et, dans le même temps, je me documentais pour écrire un petit conte sur les animaux pour le magazine Wakou. Quand je suis tombée sur la description des grenouilles-taureaux, une espèce cannibale assez effrayante importée de Californie, j’ai tout de suite pensé  qu’elles seraient plus utiles pour mon roman ados que pour un conte. J’ai donc envoyé mes personnages en classe transplantée sur Belle-île-en-Mer et je les ai confrontés à des grenouilles taureaux. Il s’en est suivi ce que tous les personnages témoins dans ce roman appellent “la nuit du drame”.

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Quelles sont actuellement vos sources d’inspiration ?
Mon quotidien, comme toujours. Ce que je vis, ce que vivent les gens autour de moi, ce que je lis dans les journaux. J’essaie de regarder la vie chaque jour d’un œil neuf. La mienne et celle du monde qui télescope mes peurs, mes espoirs et mes émerveillements. Les rencontres avec mon jeune public m’inspirent aussi. Et toutes les rencontres que je fais me semble-t-il.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos ouvrages ?
Je commence toujours par des récits très compliqués et j’épure à mesure que je réécris.

Quelle lectrice êtes-vous ?
Je lis pour mon plaisir. Il arrive qu’un ouvrage me tombe des mains. Il arrive même qu’un ouvrage me tombe des mains la première fois et soit une révélation plus tard, comme “Le monde de Sophie” que j’ai lu avec un plaisir étonnant trente ans après !

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Quels sont vos projets littéraires ?

En ce moment, je travaille à un roman pour adultes, une pièce de théâtre pour enfants, un conte. Les deux derniers sont des projets à quatre mains, j’aime beaucoup cette écriture plurielle qui nourrit et affine ma propre plume.

Quels sont les acteurs que vous choisiriez pour interpréter vos personnages et à qui confiriez-vous la réalisation ?
Pour “Ali Amour”, j’aimerais confier la réalisation à Michel Leclerc, Michel Gondry ou Terry Gilliam. Ils ont un univers visuel onirique qui me transporte. Et puisque je rêve, je confierai le scénario à Charlie Kauffman… le Charlie de “Dans la peau de John Malkovitch”. Côté casting… Julia Roberts que j’avais adoré dans “Tante Julia et le scribouillard” 

Quel est votre livre de chevet ?
Imparfait, libre et heureux de Christophe André (en ce moment)

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages que vous ont marqués ?
Shéhérazade, Marie Curie, Modesta (l’héroïne de Goliarda Sapienza dans l’Art de la joie) et quelques autres, bien sûr, comme Antoine Galland, Charlie Kauffman… Lao Tsé et Bouddha !

Quels artistes vous touchent le plus?

Je crois que je suis touchée autant par les rôles que par les artistes eux-mêmes. Yolande Moreau dans le rôle de Séraphine de Senlis était très émouvante.

Quel est votre plat catalan préféré ?

La fidéua… ou la salade catalane avec des boquerones ou… écoutez, je remplis ces lignes à midi et demie et vous avez de la chance que je n’aie aucun livre de cuisine d’Eliane Comelade sous la main sinon je vous aurais fait une liste longue comme un annuaire !

Quel est votre restaurant préféré ?
J’en aime plusieurs. Aujourd’hui, je mangerai bien un couscous au Riad Mazagan à Perpignan ou bien… tiens, le temps fraîchit, vous me donnez l’envie d’un chocolat chaud, épais et parfumé.

son blog : http://www.bayar-michele.com/

Mon interview sur son blog : 

Interviews croisées - Michèle Bayar

Avec Val et Alice du site Val et Alice in Wonderland Val et Alice, vous êtes blogeuses pourquoi? On aime écrire des articles, défendre nos arguments et surtout faire partager! Es tu blageuse, Val ? Ca dépend avec qui, ça dépend quand... Si tu utilises...

http://www.bayar-michele.com

Ma nouvelle "Résurrection" publiée sur son blog :