Canalblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Tsilla's Univers

Publicité
Tsilla's Univers
Publicité
Archives
Publicité
Newsletter
Publicité
23 octobre 2014

Critique de Prométhée vagabond d'Alexis David-Marie

 

Source: Externe

 

Sûrement inspiré d'une pièce d'Eschyle (Prométhée enchaîné) dont il porte fièrement le nom, ce livre est extraordinaire ! Avant de vous livrer ma critique, voici un résumé de la pièce grecque, pioché sur une quatrième de couverture des éditions BELIN, certainement rédigé par un stagiaire sous-payé, à quatre heures du matin :

« Prométhée Déroba le feu céleste pour le donner aux hommes. Zeus le condamna à rester enchaîné sur un mont du Caucase où Héraklèse le délivra au bout de trente mille ans». En apportant le feu aux hommes, Prométhée a fait bien plus que leur permettre de cuire et consommer des viandes sacrificielles. Il leur a apporté la lumière - ne faudrait-il pas dire les Lumières ? - celle qui aide l'Homme à se sentir responsable et à tracer lui-même son avenir, au moins dans les domaines qui sont les siens. Et c'est cela sans doute que Zeus ne lui pardonna pas. » Au passage, vous noterez la faute d'orthographe, le pauvre Héraclès, paix à son âme.

En fait, le sacrilège de Prométhée était d'autant plus grand qu'il ancra les Hommes dans leur condition humaine. Avant qu'ils aient besoin de se nourrir, de travailler et, accessoirement, de se reproduire -c'est Hésiode qui le dit et bien d'autres après lui-, les Hommes vivaient en harmonie avec les dieux. L'âge d'or. Zeus -ou Jupiter pour ces impies de latinistes- n'était pas encore roi, et le monde était sous la régence de Cronos -ou Saturne- et des Titans. Afin de conserver son pouvoir car il lui avait été prédit que ses enfants lui ôteraient des mains, il les mangea tous. Sauf Zeus. Au moment de le livrer à son père qui avait une petite faim (il n'y avait pas de barres de céréales à l'époque) la mère de Zeus l'échangea contre une pierre. Cronos, en le dévorant, ne remarqua rien. Il était donc préférable qu'il se fasse destituer, parce que confondre un caillou et un bébé, quand on est le maître du monde, ça craint. Avec Zeus, advint l'âge d'argent. Les Hommes commencèrent à creuser la terre. Un Titan, Prométhée, décida de défier les dieux, car il était en proie à son hubris. Il s'agit d'un orgueil qui verse dans la démesure. Pour vous le figurer, il suffit de croiser la soif de pouvoir de Jaffar avec la folie narcissique de la belle-mère dans Blanche-Neige. L'association des deux engendre un être dont l'arrogance est telle qu'il se croit supérieur aux dieux. Prométhée était de ceux-là, et il vola notamment le Feu des dieux, qu'il apporta aux Hommes. Il fut ensuite enchaîné sur une montagne par Héphaïstos (le dieu Forgeron, moche et boiteux, un Quasimodo antique, que ces blasphémateurs de latinistes appellent Vulcain). Un oiseau vient chaque jour lui picorer le foie qui repousse toutes les nuits, ad vitam aeternam. Maintenant que vous avez bien le mythe en tête et une idée de la pièce d'Eschyle, voici le résumé de Prométhée vagabond d'Alexis David-Marie.

« Résumé :

1674. Paul, étudiant en quête de rédemption, est envoyé à la recherche de Larpenteur, théologien devenu auteur de pamphlets impies. Parcourant les chemins d’un Grand Siècle de boue et de neige, très loin des ors de Versailles, ils lient leurs pas à ceux de nombreux compagnons de fortune. De mésaventures en péripéties, à travers le Saint-Empire et la France, une amitié se tisse entre les deux hommes. Prenant exemple sur Prométhée, ils devront dépasser la souffrance, brûler leurs certitudes pour espérer apporter la lumière.

Roman picaresque, Prométhée vagabond questionne la difficulté et la nécessité de penser contre les habitudes, les majorités et toutes les pesanteurs du monde ; le plus dur étant toujours de reconstruire sur les cendres des croyances que l’on a mises au feu. »

Je vais commencer par les bémols de ce récit harmonieux.

En fait, je regrette POUR UNE FOIS que l'auteur ne donne pas de plus amples explications sur les habitudes culturelles et cultuelles des personnages, ainsi que sur le contexte historique. Comme je suis une folle dingue de cette période, je vais me faire un plaisir de vous dévoiler ce que l'auteur n'explicite pas.

L'histoire se déroule sous le règne du roi Soleil. Arrivé au pouvoir après une régence assurée par Anne d'Autriche et son parrain le Cardinal de Mazarin, Louis XIV assume le pouvoir dès le décès du Cardinal en 1661. Traumatisé par la FRONDE, événement durant lequel les nobles tentèrent de prendre le trône par la force, le petit Louis désire plus que tout, en bon psychopathe, assouvir et étendre son pouvoir. Il se lança donc dans une conquête belliqueuse de l'Europe. Il refusa une alliance avec la Hollande en 1672, alors qu'il persistait des tensions avec l'Espagne et la dynastie des Hasbourg (dont Marie-Antoinette serait une des descendantes) avec laquelle il se disputait la Flandre. Louis XIV fit entrer la France en guerre avec les deux nations. En même temps.

La France était alors catholique, la Hollande protestante. Il se mit à dos les puissances européennes, les protestants, ainsi que le pape parce qu'il revendiquait une monarchie de droit divin. Seul contre tous.

Parallèlement à ces guerres extérieures, la France connut des conflits internes à cause, notamment, de la hausse forfétaire du papier timbré. Fallait-il en déduire que Louis XIV était lui-même timbré ? (je m'excuse de ce jeu de mot).

Pour comprendre l'importance de cette affaire qui déclencha une révolte en 1675, replaçons-nous dans le contexte. Le papier timbré permettait d'enregistrer les actes administratifs. Ils sont les ancêtres des timbres fiscaux. Ces timbres étaient payants. En plus d'être rendus obligatoires par le Roi absolutiste, leur prix augmentèrent, entraînant des révoltes. Les insurrections furent réprimées et sanglantes.

Enfin, la France n'était pas telle que l'on la connaît aujourd'hui. Le plus paradoxal étant que peu de Français parlaient le français. Les dialectes et langues régionales étaient davantage usitées, ainsi que le latin, qui fut longtemps langue officielle des documents administratifs. Le latin était aussi employé afin de communiquer entre les différentes nations qui avaient elles-aussi plusieurs langues et dialectes. Seuls les nobles et les bourgeois qui avaient reçu une éducation maîtrisaient l'usage d'une ou plusieurs langues. Les Universités parisiennes de la Sorbonne étaient tenues par l'Eglise. Les étudiants étaient reconnaissables à leur tonsure. 

Critique :

Si ce livre ne m'avait pas passionnée, je n'aurais pas écrit tout un fromage sur Prométhée et sur Louis XIV. J'espère que ma chronique vous transmettra mon exitation palpable.

J'AI ADORÉ !!!!!!

Alexis David-Marie a une plume superbe. J'ai relu plusieurs fois certains passages, tellement j'étais happée par la tournure des phrases ou la poésie qui s'en dégage. Je vous en livre une magnifique citation : "La conscience est à la fois ciel et enfer." LA MEGA CLASSE ! Sartre et son "l'enfer, c'est les autres" peut aller se rhabiller.

Ce que j'aime encore plus, c'est l'originalité du livre. Il n'appartient à aucun genre littéraire. Il est inclassable. A la fois roman picaresque (typique de la fin XVIème, début XVIIème : un personnage vagabonde dans diverses couches sociales et comprend que le monde n'est qu'un théâtre et qu'il est un personnage sur la scène du monde), tragédie grecque (notamment à cause de Paul et de son secret), texte philosophique (tellement plus crédible que les Lettres Persanes) et quelques fois dramatisé comme un conte de Voltaire... Avec une noirceur digne de Game of Thrones ! Ce roman n'est pas ennuyeux : on se laisse traîner et emmener par les personnages et leurs mésaventures. Il m'a été impossible de deviner la trame scénaristique à l'avance. J'ai éprouvé les sentiments des personnages, et je me suis accrochée à eux malgré toute l'antipathie qu'ils m'inspiraient au premier abord. 

J'ai ri, j'ai pleuré, je me suis complètement laissée retourner...Tout en apprenant de nombreuses anédoctes historiques, politiques, ou religieuses. 

La religion chrétienne, qui est au centre de ce récit, est analysée, décortiquée avec précision. Ce n'est pas tant l'Eglise qui est condamnée que son système tout aussi absolutiste que le règne du Roi.

De plus, ce livre interroge le brasier la conscience qui sommeille en vous : que voulez-vous devenir et en quoi croyez-vous ? Quel est le moteur de votre vie ? En quoi avez-vous Foi ?

J'espère que jamais, au grand jamais, une personne mal intentionnée sortira de sa caverne et établira autour de cette petite merveille un flot d'onanisme intellectuel qui priverait le feu allumé par ce récit de son oxygène.

Si le livre était un vin je dirais qu'il est subtil et équilibré en goût, que ses arômes fruités vous laissent sur la langue un parfum doux et sucré, relevé d'une amertume sur les notes profondes. Il ne reste plus qu'à boire à sa dive bouteille.

Publicité
17 octobre 2014

Critique de Tentation de Xavier Seignot

Source: Externe

Résumé :

Comment réagiriez-vous si vous aviez le pouvoir de faire tout ce qu’il vous plait sans jamais en subir les conséquences ? Je vois que la question est trop vague, je vais essayer d’être plus explicite : Que feriez-vous si vous saviez que chaque heure, chaque seconde, chaque moment de votre vie, ou plutôt de votre journée, va se répéter indéfiniment ? Céderiez-vous à la tentation de faire tout ce que bon vous semble ? Voici donc le problème auquel j’ai été exposé, et j’ai réagi. A tort ou à raison, j’ai réagi ! Quoi que vous pensiez, ça ne changera rien à ce que j'ai fait, et à vrai dire, je me fous de votre jugement, vous n'étiez pas à ma place ! Cette histoire est tirée d'un rêve que j'ai fait puis que j'ai romancé. Loin du style de mes autres romans, j'ai voulu quelque chose de plus souple dans l'écriture, plus libre dans la structure, et enfin plus personnel.

Critique :

J'aime les livres qui évoquent la condition humaine et la folie des êtres humains.

J'ai donc adoré Tentation.

À tel point qu'il m'est difficile de trouver les mots pour cette critique.

Ce livre vous embarque tout d'abord dans le quotidien ennuyeux du personnage principal.

Si l'incipit ne m'a pas accrochée plus que ça, en revanche, la suite m'a troublée. Plus j'avançais dans le récit, plus la folie du personnage grandissait. Cette histoire est tout simplement démente, tellement d'ailleurs, que j'en ai ressenti un malaise à la lecture. Comment en aurait-il pu être autrement ?

Ce récit à la première personne esquisse les aventures chaotiques d'un psychopathe (ou s'il n'est pas psychopathe, il est sacrément atteint). Si je pouvais m'identifier à lui dans un premier temps, par la suite, je m'en suis détachée, et pourtant, je continuais à être dedans. La psychologie du personnage est vraiment travaillée, recherchée, et réaliste.

De plus, ce livre ne se contente pas de vous abreuver de sentiments contradictoires, il nourrit aussi votre réflexion. Si vous même vous étiez à la fois maître et prisonnier du temps, que feriez-vous ? Seriez-vous tenter de mourir, de voler, d'aimer, de trahir ou de tuer ? "Je résiste à tout sauf à la tentation" disait Oscar Wilde. Et vous?

Quels seraient vos désirs, vos envies à assouvir ? Deviendriez-vous un Dieu ou un Démon ?

Voilà tous les enjeux de Tentation.

En outre, l'appendice du texte donne quelques explications du projet de l'auteur. En Art, on dit souvent que : « mais un bon projet, se suffit à lui-même, il n'a pas besoin d'explications ! ». Et c'est donc pour cette raison qu'ont été inventées les explications de textes et les cours d'Histoire de l'Art, parce qu'en regardant un tableau abstrait de Kandinsky tout le monde en comprend sa signification. Évidemment. Bref, pour une FOIS -merci Xavier Seignot-, l'auteur vous expose sa pensée, son projet. Il vous en donne les grandes lignes, il vous incite à le penser par vous-même. J'ai beaucoup aimé ce texte qui a confirmé et clarifié mes suppositions interprétatives. Il les a même enrichies et complétées. Superbe idée !

Par contre, je n'apprécie que très peu la couverture, même si je trouve l'idée bien trouvée. Elle représente des neurones. Étant donné que le but de ce récit est de vous faire pénétrer dans la conscience déglinguée d'un homme ravagé par ses désirs, je pense que l'image n'aurait pas pu être plus appropriée. Du reste, l'édition est très bien travaillée.

En conclusion, ce fut une excellente expérience ! Avide de sensations fortes, je vous la conseille grandement.

12 octobre 2014

Entretien avec Guilhem Ribart

 

Source: Externe

 

Chaque année à Perpignan se tient le festival international de photojournalisme « VISA pour l'image ». Dans quatorze monuments et infrastructures de la ville sont exposées les photographies.

En marge, le « festival off » a lieu avec le soutien du VISA pour l'image. Dans les commerces, restaurants, galeries d'Art, des productions d'amateurs sont présentées au public. J'étais au salon « à l'heure des thés » pour le vernissage de Bruno Collard, lorsque j'ai rencontré Guilhem Ribart.

Nous avons discuté un peu autour d'un verre. Il m'a présenté son projet qui a tout de suite retenu mon attention. Il avait décidé de traiter de la révolution égyptienne, et de donner à voir le point de vue des résidents de la Place Tahrir.

Lui-même exposait au Factory by le Cabanon. Il m'a conviée à son vernissage.

Je me suis donc longuement perdue dans les ruelles avant de trouver le Factory. Ok, moi vs l'orientation : un combat perdu d'avance.

Après quelques difficultés, euphémisme qui témoigne de mon incapacité à différencier ma droite de ma gauche, j'arrive donc devant l'adresse indiquée. Un DJ, des serveuses qui proposent aux invités du vin : rosé ou blanc. Des lumières, des fumées de cigarettes.

Après avoir été servie, j'entre afin d'observer les photos présentées.

Ni victimes, ni malheureux, les égyptiens, des êtres normaux qui semblent vivre leur vie comme ils le peuvent. Loin des clichés et des reportages alarmants et tragiques des médias, je découvre des visages humains.

L'exposition s'appelle d'ailleurs :

« Place Tahrir, la révolution normale »

Elle porte bien son nom.

« Décembre 2013, place Tahrir au Caire (Egypte). Il est difficile d’imaginer qu’à cet endroit précis plusieurs millions de personnes se sont réunies il y a à peine six mois pour réclamer le départ de leurs dirigeants. Cette exposition est dédiée aux égyptiens. Elle dévoile leurs espérances et leurs craintes, loin de ce que relatent les journaux occidentaux. »

Source: Externe

Je rejoins ensuite mon hôte, qui discute avec des membres du comité du VISA pour l'image. Ils finissent, puis Guilhem m'invite à poser mes questions. Je sors mon petit agenda, mon stylo plume, et je commence à prendre des notes.

Je demande à Guilhem quel a été son parcours.

Il se décrit comme étant un « pur produit du système éducatif [publique] français. » Il a fait un BAC S, puis classe prépa pour entrer à NORMALE SUP "qui m'a ouvert les portes d'une école de management parisienne (publique également),Télécom Management qui est l'école de management de l'institut Mines - Télécom". A-t-il précisé a posteriori. Oui, tout le monde prépare Normale sup après un BAC S dans le système éducatif français. C'est bien connu.

Puis Guilhem a fait du conseil en stratégie et management durant douze ans, pour le compte de grandes multinationales. Il a ainsi géré l'organisation et le pilotage de grands projets de transformation d'entreprises. Il a par exemple cadré et géré un projet de développement durable pour la société générale, projet distingué 2 années consécutives par le journal Newsweek. (...)

Ce n'est que depuis la fin octobre 2013 qu'il s'est lancé dans la photographie en tant que professionnel. La photo le passionnait déjà depuis longtemps : 2003. Il a acheté son premier Reflex en 2005.

Il a beaucoup appris auprès de Simon Wheatley, de l'agence Magnum.

 

En 2011, il a monté sa première exposition à la Grande Motte sur le thème de l'architecture.

 

 

Source: Externe

 

En 2013, il a présenté un de ses projets au Caire. Le déclic, le catalyseur de son projet actuel. Durant le mois de décembre, il prit des clichés, puis choisit de les présenter au festival Off de Perpignan.

Il me précise que sa biographie et son parcours sont plus détaillés sur son site.

Je lui demande pourquoi il s'est tourné vers la photographie. Est-ce qu'il a toujours voulu faire ça ? Est-ce une photo en particulier qui l'aurait poussé à prendre des clichés ?

Guilhem ne sait pas. Il y réfléchit encore.

Et d'ailleurs, pourquoi saurait-il ? À mesure de mes interviews, je me rends compte qu'il n'y a pas d'artistes « nés », de génies talentueux comme ils sont dépeints dans les livres de philo. On ne naît pas artiste, poète, artisan, ou tout autre adjectif/substantif qui vous conviendra. On le devient.

J'entends partout dire « vous, les poètes, les artistes ». Toutefois, un poète, dans la réalité, c'est quelqu'un comme tout le monde. Le matin, il avale son bol de nesquick, avant de filer au boulot. Peut-être même qu'il enfile ses chaussettes à l'envers. Il est comme tout le monde, mais il a un regard singulièrement différent.

Je m'intéresse donc au regard de ce photographe et en particulier à son inspiration, ses inspirations.

Pour Le Caire, il affirme qu'il voulait tout simplement donner une autre vision que celle des médias. Il évoque la pollution. « L’Égypte n'est pas Le Caire et Le Caire n'est pas l’Égypte ». Il me confesse qu'il est ignorant de tout ce qui a trait à l'art en dehors des grands classiques. Il en sait peu sur l'Histoire de l'Art et qu'il ne connaît rien de l'Art. "En revanche je suis un passionné d'Histoire, j'en suis dingue!"

Je lui ai demandé pourquoi faire un portrait des égyptiens, pourquoi pas des Tunisiens, par exemple ? "Tout simplement parce que vogue au grès des rencontres que je fais et des opportunités qui se présentent. Il n'y a rien de vraiment programmé en vérité..." A-t-il commenté a posteriori.

C'est Durant le festival de la photographie de Meknès, qu'il a rencontré les égyptiens et pu apprécier la situation politique de l’Égypte.

 

Source: Externe

 

Alors que nous sommes en pleine discussion, une femme âgée l'interpelle :

« Mais il n'y a pas de femmes ! »

Bonjour, madame. Guilhem ne semble pas troublé, et répond : « Il aurait fallu que je sois une femme pour voir l'envers du décor ». Elle enchaîne « Les femmes, vous ne les photographiez pas ! », puis s'en va. Merci, au revoir.

A posteriori, j'ai interrogé Guilhem sur ce qu'il pensait du statut de la Femme au Caire. Personnellement, je me considère comme féministe. J'aimerai que les femmes soient plus reconnues, notamment dans les livres d'Histoire. Néanmoins, tant que les universitaires et les personnes qui font les programmes scolaires ne se sortiront pas les doigts des trous de nez, je pense que nous n'aurons pas un véritable aperçu de l'Histoire. L'Histoire, celle qui prend en considération les êtres humains, quelque soit leur sexe, leur religion, la couleur de leur peau ou leur nombre de grains de beauté. Pour reprendre une phrase caricaturale de Stéphane Bak :« Le seul noir qu'il y a dans mon livre d'Histoire il est en slip et il se fait fouetter » 

Si vous avez déjà lu des manuels scolaires qui datent un peu, vous avez pu remarquer que, dans quelques uns, les femmes sont beaucoup plus présentes qu'à notre époque. De nos jours, mises à part Marie de France, Me de La Fayette, Olympe de Gouges, Jane Austen, George Sand, Colette, Simone Weil et Simone de Beauvoir, les Femmes ne sont que très peu citées. Genre les Femmes artistes, politiques ou philosophes, ça existe pas. Ou alors, elles ne sont pas nombreuses. Elles ont nécessairement existé, mais personne n'en a parlé.

 

Source: Externe

 

Donc, comme cette question est importante à mes yeux, je la lui ai posée. Que pense Guilhem du statut de la Femme dans cette société ?

Il m'a répondu :

"Pour ce qui est de ta question, c'est délicat d'y répondre. On peut dire que je m’intéresse beaucoup à la place de la femme dans les sociétés arabes.

Donc la question est très complexe.

 

Dans les faits, la société égyptienne, plus que les autres sociétés arabes, est divisée entre les hommes d'un coté, et les femmes de l'autre.

 

On verra rarement une femme dans un café ou avec des hommes. Seuls les couples se promènent ensemble dans les rues. Les femmes sont la plupart du temps voilées et il leur est très mal vu de fumer par exemple. (ndrl : comme les femmes européennes dans les années 50)

 

Plus on va dans des milieux sociaux défavorisés, plus les femmes sont voilées et restent à la maison. Au contraire, dans la bourgeoisie et l'aristocratie égyptienne les femmes fréquentent des hommes, ne sont pas voilées, fument en public, etc. Cela va avec l'éducation. Plus les femmes sont éduquées et moins elles mettent le voile, ou plus elles sont en contact avec le monde (particulièrement dans le monde artistique) et plus elles assument et vivent à l'occidental. Traditionnellement les femmes ne profitent pas de l'héritage de leurs parents (en terme de terres notamment), et cela les poussent à poursuivre leurs études là où les garçons (les ainés surtout) les arrêtent plus tôt pour reprendre la suite des exploitations agricoles. Ce qui fait que maintenant j'ai l'impression que les femmes arabes sont plus éduquées que les hommes, ce qui va forcément poser "problème" à l'avenir.

 

La vraie question derrière tout cela est donc : les hommes imposent-ils ce schéma aux femmes? Au départ je le pensais, mais en fait ma connaissance de la condition féminine au Maroc a fait évolué ma pensée: ce sont les femmes elles-mêmes qui imposent cela aux autres femmes et ça commence par les mères vis à vis de leurs filles. Mais je nuancerais quand même en disant que ce n'est pas systématique mais que ça arrive bien souvent.

 

Dans les faits, en Égypte, une femme qui se promène seule dans la rue du Caire ne se verra pas tant que ça agressée par les hommes. Par contre elle attirera tous les regards haineux des autres femmes.

 

Ce qui est sûr, en tout cas, c'est qu'une femme se fera 1000 fois plus harcelée / agressée Bd Sebastopol à Bruxelles que dans les rues du Caire."

 

Source: Externe

Ce débat reste ouvert et il ne sera jamais facile de répondre à cette question. Cependant, je pense qu'il a en partie raison. Celles et ceux qui veulent être conditionnés dans des règles imposent un carcan aux autres. Hommes ou Femmes.

Nous revenons ensuite sur ses inspirations. Il réfléchit puis me déclare que Simon Wheatley, et son travail « Don't call me urban », a eu de l'influence sur son travail. Il lui a expliqué la photographie, non comme un vendeur chez FNAC, mais comme un passionné.

Il m'affirme aussi qu'il arrive à concilier passion et vie privée. « Il le faut ».

Il avoue aussi lire un livre sur l'Histoire de l'Art actuellement. Il n'a aucune formation artistique, il se cultive a posteriori. Il a aussi découvert « les règles sur le tas ». Guilhem a essayé de les mettre en pratique, mais il préfère se fier à son instinct plus qu'à la théorie.

Il n'applique pas de technique spécifique. Il est surtout descendu dans les focales : du 300, puis 200, du 100. Après son exposition sur l'architecture (de la Grande Motte), il est passé au 50, à 35 et utilise maintenant du 28 mm. « Je prends des focales plus petites pour me rapprocher des gens ». Il fait peu de retraitements. Les cadrages originaux restent majoritaires. Certaines photographies sont vieillies, comme prises avec un argentic.

Maintenant que notre entretien fort intéressant a abouti, je m'intéresse à ses préférences. Je lui demande quels sont ses livres de chevet. Barjavel, La nuit des temps. Il y a aussi Amin Maalouf, et Gilbert Sinoué.

Comme Guilhem est un voyageur, je l'interroge. Quel voyage a-t-il préféré ? Il n'en a pas. Cependant, le plus inattendu fut pour lui l'Afrique du Sud. « C'est pas l'Afrique, c'est l'Europe ».

Enfin, si vous conviez Guilhem à dîner, sachez que son plat préféré est le Tajine (le vrai, hein, pas celui pour les touristes avec les raisins secs dedans), ou invitez le à l'Aubrac, rue Marbeuf à Paris. Sinon, vous pourrez toujours l'emmener au Signature, en Afrique du Sud, Rivonia street.

Son site : http://artetic.net/

Son exposition sur le site officiel du visa off (aussi en ligne sur son site) : http://www.festivaloff.com/Les-collections-2014/Place-Tahrir-la-revolution-normale-Guilhem-Ribart

 

3 octobre 2014

La convention du fantastique ou l'un des événements culturels les plus cools des P-O quand on est geek.

Source: Externe

À Toulouges, petite ville dans le soixante-six, se tenait la sixième CONVENTION DU FANTASTIQUE. Installée depuis trois ans sur Toulouges, la convention tint ses promesses.

Jeux vidéos, initiation aux JDR (jeux de rôle), concours de tir à l'arc, tournois d'épée, voici quelle fut ma journée ! Un vrai régal, en somme. J'avais l'impression d'avoir quatre ans et demi. Je me suis encore plus amusée que lors de ma première JAPAN EXPO.

Oui, la JAPAN EXPO, vous savez, cette exposition pour GEEK qui regorge de mangas, d’animations en tout genre, de stands sur lesquels vous pouvez acheter des marques pages d'Harry Potter, lequel embrasse nonchalamment Drago Malefoy (ne me demandez pas comment je le sais, je le sais, c'est tout). Cet endroit dans lequel vous languissez des heures dans la queue d'une longue file pour prendre une photo avec un Stormtroopers, et fantasmer devant une réplique Légo de Poudlard, ou attendre 5000 ans devant un stand pour avoir une dédicace de votre auteur(e)/dessinateur(trice) japonais(e) préféré(e). Vous y croisez des personnes en COSPLAY (vêtues d’un costume d’un de leur personnage favori). Sur votre gauche, Naruto et Dark Vador dégustent une spécialité nippone dont les tentacules et la couleur verte sont douteux. Soudain, une nana de quinze ans, en soutif, portant une perruque bleue électrique, vous fait un FREE HUG, tandis que Jésus passe à côté de vous tout en portant sa croix.

Normal. C'est la JAPAN EXPO.

 

Source: Externe

Eh bien, la convention du Fantastique revêt le même esprit allumé, et c'est simplement génial. Bon ok, il n'y avait ni Naruto, ni Jésus. Mais c'était bien sympa quand même.

Les intervenants phares nous ont accueillis -nous : le rédacteur en chef de lightningamer et moi, quoi-, chaleureusement. La convention est organisée par la Guilde du Fantastique, mais aussi Totto-Chan, les Gobelins solitaires, Ars Ludica et Les enfants du Lude. Ils sont le noyau autour duquel se sont notamment greffés l’ASFA, L’antre de l’hydre, et Les héritiers de Trencavel. Ce sont des associations culturelles auxquelles les mairies donnent peu ou pas de subventions, sous prétexte que ce n’est pas de la culture. Mesdames, Messieurs, vous l’attendez tous ! L'howard du motif le plus pourri du monde pour le refus de subventionner une association à but non lucratif est attribué à...LA MAIRIE DE PERPIGNAN ! Félicitations !

Cécile, de l’association de la Guilde du Fantastique, nous a décrit le rôle de chacun et présenté son association ainsi que ses partenaires. Née et orchestrée selon la Loi 1901, la Guilde du Fantastique ne compte pas moins de 72 membres. Ce n’est pas étonnant puisque dans la région Languedoc-Roussillon, comme le souligne Cécile, habitent beaucoup de rôlistes. Oui, ces personnes étranges qui se réunissent plusieurs fois dans l’année ou le mois, quelques fois en costume, pour incarner des guerriers ou des voleurs, ou même des magiciens transsexuels (ok, il n’y avait que moi pour incarner un tel personnage). Les membres de la Guilde se réunissent tous les dimanches, et suivant l’inspiration, jouent des vampires, des assassins ou des personnages de Game of Thrones, rue Joseph-Denis à Perpignan.

Nous avons ensuite fait la connaissance des membres de L’antre de l’hydre. Ils proposent des jeux de rôles semi-réels : ce dimanche il s’agissait de se glisser dans la peau d’un meurtrier. Le meurtrier avait une cible, mais était aussi la cible de quelqu’un. Apparemment, il fallait fortement se méfier des enfants. C’est ainsi que notre maître du Jeu, Etienne, s’est fait descendre en pleine partie de JDR lors de notre initiation.

Source: Externe

Nous avons aussi discuté avec les membres de Totto-Chan, qui proposent des jeux d’éveils aux enfants pendant que papa et maman s’éclatent à la convention. Leurs activités s'orientent autour de la relation parents-enfants (conférences, ateliers, café...). Les enfants du Lude est quant à elle une association dont le but est d’initier les plus jeunes à divers jeux. Ils travaillent dans des écoles de Perpignan, en particulier celles classées ZEP (zone d’éducation prioritaire). Enfin, l’ASFA association d’Amélie-les-bains organisait et gérait l’espace dédié aux jeux vidéos sur la convention. J’ai demandé à Robert, le président et créateur de l’ASFA quel avait été son jeu issu d’un livre/film favori. Dune d’EA Games et ses suites, ainsi que la série Command and Conquer. Il a aussi commencé à élaborer le sien, et nous en a montré une démo (à consulter sur http://www.moddb.com/modo). Leur association dispose de trois salles et d’un atelier, et axe principalement ses activités autour de la découverte du retrogaming (les jeux des vieux de la vieille) et de la construction de réplique d’objets.

D’ailleurs, il y avait une réplique de la bataille du gouffre de Helm, que j’ai à peine reconnue. Un travail minitieux des Gobelins solitaires. Que Saint Tolkien et Saint Jackson me pardonnent ! Je suis une impie.

Source: Externe

Puis, grâce aux héritiers de Trencavel j’ai expérimenté le tir à l’arc et le combat à l’épée (personne n’est mort).

Une journée qui détonne. MERCI A TOUS !

 

La guilde du fantastique :

Leur site : http://www.laguildedufantastique.fr

Facebook : http://www.facebook.com/laguildedufantastique

 

L’antre de l’hydre :

http://www.lantredelhydre.fr

 

Les héritiers de Trencavel :

Le forum : http://www.heritiersdetrencavel.1fr1.net/

Facebook : le groupe « les héritiers de Trencavel »

 

L’ASFA :

Leur site : http://www.asfa.me

 

Totto-Chan :

Leur site : http://associationtottochan.fr/

 

Les enfants du Lude :

Facebook : http://www.facebook.com/pages/Association-Les-Enfants-du-Lude/175955019097660

 

Gobelins solitaires :

Leur forum : http://legobelinsolitaire.forumgratuit.org/

Facebook : https://www.facebook.com/pages/Les-Gobelins-Solitaires/708737562490710

 

 

8 septembre 2014

Entretien avec Xavier Seignot

 

271931_10150257879294598_2219586_o

 

 

Xavier Seignot, enfin je rencontre celui dont je regardais les vidéos !

Ce professeur de français qui a toujours voulu être professeur, m'a donné rendez-vous au Mc Donald de Saint-Quentin en Yvelines. Je vous pose le cadre : ce restaurant -Que Cyril Lignac me pardonne pour cette appellation- se trouve dans un centre commercial de banlieue parisienne classique. Une espèce de masse blanche qui abrite en son sein un cinéma ; plusieurs restaurants et boutiques. LE PARADIS de la consommation, le temple de la sacro-sainte religion de notre société, quoi.

Je retrouve Xavier et Claire, sa charmante petite amie, dans le gastronomique américain. Deux cafés et un menu plus tard -Xavier avait faim-, nous commençons à discuter.

J'interroge Xavier sur son parcours scolaire. Il m'avoue qu'il a toujours travaillé de façon autonome, et qu'il a redoublé deux fois au collège. Déçu par ce système, il a réussi son bac STT, puis entamé une licence de Lettres en 2006, qu'il a quittée en 2007 (comme je le comprends). C'est à cette époque que ses projets photographiques et littéraires ont germé dans son esprit. Par ailleurs, il a travaillé quatre ans à Boulanger (la chaîne de magasins, hein?) à mi-temps dans le rayon des appareils photos. C'est ainsi qu'il est devenu formateur, puis prof de photographie à l'université de Versailles St-Quentin et Vélizy entre 2010 et 2013. Finalement, il termine sa licence de Lettres en 2012, mais est refusé dans le master SESSIM qu'il convoitait. Pas de passage par la case MASTER, donc, ce qui lui a donné l'occasion de se pencher et d'épancher ses projets.

Il a décroché un boulot d'assistant d'éducation dans un lycée, puis, réalisé un film dans le cadre d'un projet pédagogique. Ensuite ? Il a passé un entretien interne avec le rectorat -comme quoi, le concours pour être prof c'est nul et ça sert à rien-, écrit trois livres, réalisé un long métrage, entre autres choses...Et il est devenu professeur de français.

Il dit que son parcours n'est pas linéaire et qu'il a toujours été tiraillé entre un métier fixe et ses projets. Il avait toujours voulu pouvoir concilier sa passion et sa profession.

De lui-même, il se définit comme un « artisan ». Ah ! Ça ferait tellement plaisir à ma prof de philo de terminale d'entendre ça...(Me Faraud, si vous me lisez). Le bon vieux débat artiste/artisan durant lequel des milliers de personnes s'arrachent les cheveux à essayer de savoir lequel engendre quoi, n'est pas lancé par Xavier. Je pense, à cet instant, qu'il a en partie raison. L'artiste est un artisan, c'est probablement le regard des autres qui fait de lui bien autre chose...D'ailleurs, s'il se pense « artisan », alors comment définit-il ce qu'il fait ?

Xavier réfléchit. « Ce que je réalise est une expression de mon moi intérieur sous forme d'une histoire, ma vision du monde sans Morale. Les gens l'interprètent. Elles sont personnelles et universelles. Lire est une dénonciation de la réalité, vivre une autre réalité qui devient vraie. Cela permet aux gens de s'évader et de rêver. C'est très personnel. Je prends de la distance avec les personnages. »

 

1506243_500894300029737_9179085_o

 

Et juste après ça, je me dis que, décidément, il faudrait que des professeurs de français écoutent plus ce que les écrivains pensent que ce que le corps professoral interprète de ce qu'ils écrivent. Mais moi, je dis ça, je dis rien.

« J'ai envie de toucher les lecteurs ». Il veut leur faire passer un bon moment, pouvoir leur montrer quelque chose sans donner la réflexion. De l'implicite. Parce que, dans la vie, ajoute-il, il n'y a pas de panneau indicateur et clignotant qui vous dit « Regarde cette femme qui se fait taper par son mari, c'est pas bien ! ». La scène qu'on lit, elle donne une réalité à réfléchir, comme dans ses romans Tentation et Au jour le jour.

Je lui demande donc quelles sont ses inspirations. « Les musiques, les films, les livres que j'aimais. Des fois trop au détriment d'un style personnel entre 15 et 20 ans ». En fait, Xavier n'a pas vraiment d'influences à présent, ça dépend du moment où il écrit. Il construit ses histoires autour d'un thème, comme Creatio qu'il a bâti autour d'un Dieu. La littérature l'inspire peu. Le Horla de Maupassant pour la mise en scène, ou quelques romans afro-américains dont ceux de Richard White, que je ne connais pas du tout.

Précisément à cet instant , et alors que je suis en M1, je me sens profondément inculte. Oups.

Ce qu'aime Xavier, ce sont aussi ces auteurs qui expriment beaucoup en peu de mots. Il est à la recherche d'un langage plus brut.

Je lui demande quelles sont ses techniques.

Il est adepte du « chaos organisé ». Ok. Si vous êtes déjà rentré(e) dans la chambre de ma sœur, vous pourrez saisir le concept. Sinon, eh bien, il suffit de vous représenter une pièce avec un lit, des fringues partout sur le sol, sales, propres, mi-sales, mi-propres, une brosse à dents sur une étagère qu'on sait pas trop ce qu'elle fait là, et des stylos et des cahiers un peu n'importe où sauf dans le sac de cours dans lesquels ils devraient être. Voilà. Et pourtant, cet espace est organisé. A sa façon, soit, mais organisé quand même. Si vous demandez à ce genre de personne où est tel objet ou tel autre, elle est capable de vous répondre dans l'instant. C'est pareil dans le cerveau de Xavier.

Les images et les idées sont mêlées entre elles dans sa petite tête, et du coup, il a du mal à les exprimer toutes ensemble. « C'est ordonné, mais je me force en les écrivant sur le papier ». Il est plus organisé pour les films, qui, de part leur exigence de direction l'ont forcé à s'améliorer dans le domaine. « J'ai tout en tête. »

Il revient sur ses romans. Selon lui, la mise en scène fait le roman. Dans le but d'accrocher, faire réfléchir. Il met en scène. C'est ce qui permet de donner du rythme : action, pause, coupure...Il conçoit ses romans comme ses films, et sûrement, ses films comme ses romans. Il insiste sur l'importance de la mise en scène. C'est ce qui fait toute la différence.

Quant à ses projets futurs, il corrige actuellement Pandore, la suite de Creatio. Il prépare un deuxième film qui aura un budget, qui traitera de la justice sociale. Parce qu'au fond, qu'est-ce que la Justice ? Quelles sont ses limites ? Qui la fait ? (Me Faraud, si vous me lisez).

Et avec tout ça, il arrive à concilier passion et vie privée ?

Ses yeux se posent sur Claire. « J'ai une copine assez ouverte ». Puis, il enchaîne : « il faut de la rigueur ». Il écrit le matin, il a cours l'après-midi. La rigueur d'écrire à heure fixe lui permet de s'organiser. Il est parfois tellement obnubilé qu'il ne s'en rend pas compte. Il avoue être animé par la peur de pas pouvoir finir ses projets. Pourtant, il n'aime pas ne rien faire. Mais, ça va, il a des journées bien remplies. Tu m'étonnes.

« Au pire, il y a les jeux vidéos ». Il a un petit côté « geek », comme il le confesse.

Comme il a presque finit ses frites, je le pause face à un dilemme cornélien, qui déchire, dans le monde, des milliers de jeunes. Alors, Quick ou Mc Do ? Aucun des deux. Plutôt KFC à choisir.

Et ton livre de chevet actuel ? Il n'en a pas. Il ne lit que par période.

Et ton plat préféré alors ? Sashimi saumon avec sauce soja salé. Un classique.

Et ton restaurant préféré ? Un japonais sur Paris, dont il ne se souvient plus du nom. La première syllabe est « Ma.. ». Je vous laisse jouer au pendu pour tenter de trouver la suite.

Cela fait bientôt une heure et demie que nous parlons.

Comme j'ai mal à la main à force d'écrire sur mon cahier premier prix auchan, je propose de conclure cet entretien enrichissant. Je lui demande quelques conseils quant à la lecture de ses romans.

« Au jour le jour est tout public. Pour accrocher le public du collège. C'est peut-être celui pour tout le monde. »

« Créatio a été écrit il y a plus de dix ans. Le style est plus jeune. »

Il me recommande de commencer par Tentation. « Le retour des lecteurs est positif ».

Je l'ai terminé avant la rentrée...la suite à la prochaine critique !

 

1523694_497923353660165_697364180_o

 

Publicité
19 juillet 2014

Interview de Julien Guellerin

1920483_10152209131143560_1398689482_n

 

Julien Guellerin est un acteur révélé par la web-série NOOB. Il incarne Omega Zell, pseudonyme sous lequel se cache Morgan Lavande, un joueur de MMORPG (jeu de rôle en ligne). Son personnage, un assassin de niveau 9, appartient à la guilde Noob, considérée comme la pire guilde du serveur Horizon 1.00. Pourtant, Omega Zell n'a qu'un seul objectif : atteindre le niveau 100 et rejoindre la guilde Justice. Morgane Lavande, alias Omega Zell est, par ailleurs, un journaliste machiste travaillant pour la chaîne Féminine TV. 

Comme son personnage, Julien Guellerin a suivi des études de journalisme, mais il est surtout acteur et chargé de communication et d'Editions chez Olydri, le studio qui a produit NOOB. Une trilogie est actuellement en préparation et sortira pour la première fois sur grand écran à l'horizon de janvier 2015. 

 

553306_10150683701598723_1466385874_n

 

I-L'Artiste

A Quel âge avez-vous commencé vos activités?


A l'âge de 17 ans.


Quelles ont été vos influences et quelles sont-elles aujourd'hui?


Les mangas (Saint Seiya, Dragon Ball Z...), les jeux vidéos (Final Fantasy 7, Devil May Cry...) et le cinéma (Matrix, Seigneur des anneaux...)

 

10455044_10152244978368723_3285846911994717610_n

 

Quelles difficultés rencontrez-vous lors des tournages?


Mis à part celles liées au temps : pluie, forte chaleur... Aucune.

 

Quel a été votre meilleur souvenir lors du précédent tournage?


Le tournage du bateau en Normandie (scène de la trilogie), scène horrible à vivre mais la plus marrante aussi. Sinon l'épisode IRL chez Marcus.

 

1917142_174253918559_715036_n


Quel célèbre personnage aimeriez vous interpréter?


Iron Man dans le prochain Avengers ou Néo dans une suite de Matrix.

 

Quels sont vos projets?


Terminer Noob sur une trilogie réussie et faire partie du casting de Néogicia.

 

10530648_10152277579143723_6108140359245859051_o

 

II-L'homme

 

Comment concilier passion et vie privée?


Cela demande une organisation optimale, et je trouve que j'ai de la chance car ma compagne fait également partie du staff de NOOB.

 

72671_10151296527538723_1112575296_n


Quel a été votre parcours professionnel?


J'ai un BAC + 5 en journalisme, mais je n'ai que très peu exercé. J'ai travaillé 3 ans dans l'aéronautique. Je suis actuellement chargé de communication et d'Editions chez Olydri.


Quel est votre film préféré?


Forest Gump


220718_10150165042408560_2546960_o

 

Quel est votre livre de chevet?

 

Une pile de Mangas , j'ai plusieurs séries en cours (Toriko, Belzeebub, Assassination Classroom...)

 

Quel est votre plat préféré?


Les Barbecue Ribs


Quel est votre restaurant préféré?


Le Yamato sur Aix en Provence

 

225832_10151075618593723_1498115996_n

La page facebook de Julien Guellerin : https://www.facebook.com/omegazell83?fref=ts

NOOB TV : http://noob-tv.com/

Le site internet d'Olydri : http://olydri.com/

Olydri sur youtube : https://www.youtube.com/user/Funglisoft

 

15 juillet 2014

Interview d'Api

comissflower

Api ou Marion Pernette de de son vrai nom, est une jeune étudiante en école d'infirmière, fan d'Harry Potter. Elle écrit non seulement des fanfictions, mais dessine et peint également. Elle propose même aux autres membres d'illustrer leurs écrits avec ses créations graphiques. Portrait de cette jeune fille dont le style littéraire et graphique est teinté de poésie...

I L'artiste

A Quel âge avez-vous commencé vos activités?

  • J'ai toujours dessiné, écrit ou peint. Ça remonte à très très loin dans le temps et ma première histoire s'appelait « Les vacances de Marion », un truc hyper introspectif. Et mes premières œuvres son cotées quelque part dans le grenier mais j'ai toujours aimé ça.

Quelles ont été vos influences et quelles sont-elles aujourd'hui?

  • Mes influences... Pour ce qui est du dessin/peinture, je pense que je le dois a ma mère qui fait aussi pas mal de peinture, a mes lectures aussi, a mon imagination surtout. J'ai eu une période manga bien sur et j'ai suivi des cours de peinture et de dessin a onze ans. J'aime beaucoup les peintures historiques mais je pense que je me rapproche plus des illustrations de bd. Mais ça dépend. Je m'étale peut être un peu là non ?

    L'écriture, mon influence c'est tous ces livres que j'ai pu lire et qui m'ont donné envie d'écrire à mon tour. J'adore ça, inventer des histoires, m'imaginer d'autres mondes, d'autres époques, des costumes. Chez moi l'écriture et le dessin ça va ensemble.

gllk

Quels sont vos supports et quelles sont vos techniques de prédilection?

  • Je travaille essentiellement sur feuilles canson plus ou moins épaisses. J'ai une petite préférence pour les esquisses au simple crayon de papier ou je fais beaucoup de portrait. Sinon, l'acrylique est mon amie pour ce qui est de la peinture, même si j'ambitionne de ma lancer dans un carnet de voyage en aquarelle. Et je me suis lancée il y a peu avec la colorisation sur photoshop. Je tâtonne encore mais ça me plaît pas mal, excepté le fait que mon logiciel est d'après guerre. Bref, je touche a tout ce qui se présente.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos œuvres ?

  • Les difficultées... Je pense que c'est surtout que je suis freinée par mon manque de connaissances techniques. Des bases quoi. Et puis je suis une trouillarde notoire concernant la mise en couleur alors souvent ça me freine aussi. Mais la technique surtout.

    Pour ce qui est de l'écriture, c'est que je ne fini que très rarement ce que je commence. C'est un vilain défaut d'ailleurs.

h3ow

Quels sujets aimez-vous traiter?

  • J'adore les portraits, les personnages. J'aime essayer de reproduire des expressions, des émotions même. Les paysage j'aime beaucoup mais je m'en sors nettement moins bien.

    Concernant l'écriture, je suis une grande amatrice de récits sur fond historique, mais les histoires de vies m’intéressent beaucoup également. Bref, j'écris ce qu'il me passe par la tête et j'ai découvert il y a peu les fanfictions (je sais pas s'il faut le mettre?) alors je m'amuse de temps en temps.

Quels sont vos projets?

  • Mes projets ? J'aimerais comme tous les écrivaillons, en venir a faire comme toi et être publiée bien sûr. Le graal. J'essaye de trouver le temps d'écrire quelque chose d'entier, c'est pas facile mais je suis bien motivée, reste a trouver LA bonne idée.

    Pour le dessin/peinture, je ne pensai pas être si appréciée avant de proposer de réaliser des commandes d'illustrations pour fanfictions. Je ne sais pas si c'est assez bon pour être plus que de l'amateurisme mais en tout cas, je suis prête a participer au concours pour ton prochain livre :P

 

animtest5redimensionn

II La femme

Comment concilier passion et vie privée?

  • J'ai du mal j'avoue. Mais je trouve quand même le temps donc c'est faisable. J'écris n'importe quand, je bosse de temps en temps, je griffonne dès que j'en ai envie et n'importe où et je sors dès que j'en ai l'occasion. Je ne suis pas un modèle de droiture en fait.

Quelle formation avez-vous suivie et quels sont vos projets?

  • Ça va être très rapide. J'ai passé un bac scientifique et j'ai enchaîné avec deux ans de médecine pendant lesquels j'ai stoppé a peu près tout ce que j'avais en cours parce que la pression, la quantité de travail... Et puis finalement, je me suis dirigée vers les études d'infirmière ou je suis actuellement dans ma première année.

651032Mewenfinal

Quel est votre film préféré?

  • Oulala mais c'est très difficile comme question ça ! J'ai le droit de dire joker ? Non mais j'aime énormément Lady Jane (avec Helena Bonham Carter) qui me fait pleurer à chaque fois, La liste de Schindler, Le premier jour du reste de ta vie, Joyeux noël, 4 mariages et un enterrement (eh oui, Hugh Grant que veux-tu)...

Quel est votre livre de chevet?

  • En ce moment c'est Love letters to the dead d'Ava Dellaira. Il est stupéfiant ce bouquin. Mais autrement j'ai personnellement beaucoup d'attachement pour No et moi de Delphine De Vigan.

essaislumire

Quel est votre plat préféré?

  • Les palourdes de ma grand mère. Le septième ciel est tout près je te jure.

Quel est votre restaurant préféré?

  • Pom'poire a Azay-le-Rideau. Il m'a marqué celui là, même si je n'y suis pas retournée depuis.

Ses fanfictions : http://www.hpfanfiction.org/fr/viewuser.php?uid=69258

13 juillet 2014

Interview de Peynuns

10170991_689919891064826_5204969048055500074_n

Peynuns, de son vrai nom Perrine, vit actuellement à Bordeaux. Cette photographe de 22 ans rêverait de faire le tour du monde afin de le capter dans son appareil, et faire le maximum de portraits. Elle aimerait pouvoir saisir la vie des personnes qu'elle rencontre et les immortaliser.

I-L'Artiste

A Quel âge avez-vous commencé vos activités?

J'ai commencé à environ 10 ans quand je piquais l'appareil photo argentique de ma maman pour prendre en photo mes petites soeurs.

Quelles ont été vos influences et quelles sont-elles aujourd'hui?

Bizarement mes influences viennent du cinéma, tous ce qui est cardrage, j'adore ça. Wes anderson et Jim Jarmush sont des maîtres la-dedans. Puis niveau photographes, j'affectionne beaucoup le travail de David Hamilton. Au fil du temps c'est vrai que mes travaux s'assagissent et se calment. Avant j'étais plus dans un univers à la Tim Burton, sombre et tout destructuré... Mais maintenant j'essaie d'avoir un univers plus propre et frais ( et c'est quand même assez compliqué! )

1964920_657805034276312_145209342_n

Sur quels supports et avec quels outils aimez-vous travailler et quelle est votre technique de prédilection?

J'aimerai travailler sur de l'argentique, mais je n'en ai pas l'occasion et les moyens, alors je travaille au numérique. je n'ai pas de technique de prédilection, j'aime juste travailler le portrait.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos œuvres ?

Quand l'imaginaire se confronte à la réalité. On rêve toujours d'une photographie parfaite avec tel ou tel effet de lumière, de légèreté... C'est assez frustrant quand le travail ne correspond pas à 100% à ce qu'on avait escompté.

1798800_658752297514919_128972686_n

Quels sujets aimez-vous traiter?

J'aime traiter de l'humain en général. j'ai toujours était fascinée par les gens, jusqu'à leur inventer des vies... ça me passionne, alors les prendre en photo et les garder pour moi. c'est génial !

Quels sont vos projets?

J'ai un petit projet que j'appelle contraste pour l'instant, où j'aimerai mettre en scène des gens dans des situation qui ne leur ai pas du tout famillière. Un enfant, dans un bureau entrain de signer des papier, une dame agée se faisant tatouer.... Mais c'est encore sur papier, même si j ai déja réalisé un " contrast ".

10452455_710335869023228_1662048450_o

II-La femme

1) Comment concilier passion et vie privée?

Mon appareil photo me suit partout, ou que j'aille, il fait entièrement parti de ma vie privée. La photo c'est ma vie.

Quel a été votre parcours professionnel?

Hé bien ! Aucun rapport avec la photographie. J'ai fait un bac littéraire et je suis partie à la Fac où j'ai étudié 3 ans la géographie dans tous ses angles. Maintenant je réfléchis à ce que je peux faire.

10365519_702181266505355_1858585816597720986_o

Quel est votre film préféré?

Broken Flowers de Jim Jarmush. Je l'ai peut-être vu une cinquantaine de fois, mais je m'en lasse pas. Et puis il y a Bill Murray alors bon...!

Quel est votre livre de chevet?

En ce moment c'est l'intégral 4 de Game Of thrones... Mais j'ai pas vraiment le temps de lire alors il est en pause. Sinon le livre que j'ai lu, relu et re-relu c'est Mort aux cons de Karl Aderhold, un de mes auteurs préférés. 

1922293_658195120903970_1959204560_n

Quel est votre plat préféré?

J'adore la cuisine asiatique ( japonnaise et vietnamienne ) Tout ce qui est cuisine au wok et des sushis, c'est l'équivalent de mes bonbons.

Quel est votre restaurant préféré?

Je n'en ai pas vraiment, mais c'est vrai que j'aime les services de restauration rapide, comme je suis souvent en ville et que je n'ai pas forcément l'argent pour me faire un bon restau tous les jours ! Je vais dire que mon favoris à Bordeaux reste le FUFU Japanese noodle bar, même si je n'y vais pas très souvent...

Son site : www.peynuns.fr 

Sa page facebook : https://www.facebook.com/peynunsphoto

7 juillet 2014

Interview de Narusan

guy

 

Connu sur youtube sous le pseudonyme de Narusan, et anciennement, Aliexfaitdesvideos, ce jeune homme de 16 ans a déjà dépassé les 500 abonnés sur youtube. Ses principales inspirations sont les mangas, les autres youtubers, ainsi que les jeux vidéos en ligne et des romans tels qu'Harry Potter et Percy Jackson. Portrait de ce jeune homme à découvrir...

 

I-L'artiste

 A Quel âge avez-vous commencé vos activités?

Mes premières vidéos date de 2012 j'avais 14 ans et c’était nul, maintenant j'ai 16 ans.

 

Quelles ont été vos influences et quelles sont-elles aujourd'hui?

Petit je regardais Naruto sur France 3 et cartoon network et maintenant, je regarde Naruto Shippuden sur Game One et J-one *rire*, Bleach, d’autres manga : des Seinen, du Shonen, du Hentai *rire* Les romans, tel Percy Jackson et Harry Potter, et la culture video ludique, je suis un geek & otaku. Sur mon travail, cela apporte des vidéos  telles que Collissimo no desentsu, montage fait à partir de vidéo du jdg (joueur du grenier), une retouche d'image pour une parodie de dragon ball par state alchemist, les abréger viennent parce j'ai lu les Harry Potter à partir de la série abrégée,  j'en ai fait un film. Toutes mes vidéos ont un rapport plus ou moins proche entre elles.

 

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos œuvres ?

 Pendant l'élaboration de mes vidéos, que ce soit les let's play, ou les montages ce qui est compliqué,  c'est mon matériel de merde ^^ et le manque de temps, et d'internet la semaine.

 

Quels sujets aimez-vous traiter?

 Ce que j'aime traiter c'est ce qui est marrant , manga , etc ^^

 

Quelle est votre technique de prédilection?

Ma technique de prédilection ? EUH… le maniement de la souris *rire* je me sert de sony vegas pro 12 en 64 bit et fraps ^^ et c'est souvent de l'improvisation.

 

Quels sont vos projets?

 Mes projets professionnels sont : le let's play a plusieurs, un tournois des abonnés et de ma guilde (hors camera) sur saint seiya brave soldier, une faq, les chevaliers du zodiaque abrégé  (nom non définitif) , Harry Potter 4 abrégé , kingdom hearts 2 abrégé. Et un projet top secret.

 

10443665_730845966958150_967950916_n

II-L'homme

 

Comment concilier passion et vie privée?

EUH ^^ c'est pas facile, d’où le problème du temps, disons que je suis trop sur ma passion, malheureusement pour les autres.

 

Quelle formation avez-vous suivie et quels sont vos projets?

 Je suis en bac technologique hôtellerie restauration, mais je ne compte pas rester dans cette filière après le lycée.

 

Quel est votre film préféré?

 Mon film préféré c'est tron l’héritage ^^

 

Quel est votre livre de chevet?

 Mon livre de chevet, eh bien,  j'en ai quatre en ce moment :  Love Hina tome 5, Gamaran tome 1 , Naruto tome 59 et Bilbo le hobbit.

 

Quel est votre plat préféré?

Les lasagnes et la purée ^^

 

Quel est votre restaurant préféré?

Mondo pizza : les meilleure pizza livrées du monde ^^

 

*Ses comptes youtube :

https://www.youtube.com/playlist?list=UU5KmSWQWo5mprMTnw0XRlVQ

https://www.youtube.com/user/StormYume/videos

https://www.youtube.com/channel/UCsxkBF0bPeu10qrmfHLNpVA

*Son compte facebook : https://www.facebook.com/pages/Narusan/335602959815788?fref=ts

 

7 juin 2014

Critique Les montagnes chantaient la liberté Hélène Legrais

Source: Externe

Résumé :

Font-Romeu, 1943. Fuyant Paris occupé, Amédine a interrompu ses études à la Sorbonne pour retourner chez ses parents à Perpignan. Pour essayer de canaliser son caractère indépendant et passionné, ceux-ci l’ont envoyée chez son grand-père adoré à Font-Romeu, station climatique pyrénéenne huppée, dont l’établissement emblématique, le monumental Grand Hôtel, a été réquisitionné par la Wehrmacht pour en faire un hôpital. Prêtant main-forte à sa tante qui tient un salon de thé, Amédine y retrouve, malgré l’omniprésence des uniformes vert-de-gris, l’ambiance des vacances de son enfance, renoue avec un ancien camarade de jeu, Vincent, le fils du charcutier. Dans le village, on leur prête une romance mais Amédine a d’autres préoccupations. Elle a besoin de se sentir utile. Elle s’engage au sein d’une filière d’évasion vers l’Espagne. Au nombre des fugitifs, de nombreux juifs fuyant les persécutions nazies comme le petit Tenenbaum qui deviendra plus tard Jean Ferrat, et soudain, à sa grande surprise, Daniel Meyer, un étudiant dont elle était follement éprise à Paris…

Née à Perpignan, journaliste à France Inter puis à Europe 1, Hélène Legrais est actuellement chroniqueuse sur France Bleu Roussillon. Avec cette passion communicative qui la caractérise, elle nous fait revivre le destin d’une de ces héroïnes anonymes de la Résistance qui sacrifièrent leurs rêves de femme pour sauver des innocents des griffes des bourreaux.

 

Critique : 

Commençons cette critique par l'un des seuls points négatif de ce livre : sa couverture absolument déguelasse. Venant moi-même d'organiser un concours de graphisme pour la mienne, je suis étonnée par ce travail clairement réalisé avec les pieds. Tout d'abord, si vous êtes allés ou si vous habitez dans les Pyrénées Orientales, vous pourrez remarquer que ce paysage montagnard est alpin, ou juracien à la limite...Mais pas du tout pyrénéen. Pourquoi ce léger détail est-il si désagréable? Quand vous lirez les descriptions d'Hélène Legrais, vous aussi, vous vous direz que ses écrits doivent trouver un écho graphique : non seulement le pays est superbe, mais la description lui fait honneur. Sur ce, je propose au graphiste de coller une belle plage de Normandie sur la prochaine affiche promotionnelle de Plus belle la vie. 

De plus, le roman se déroule plutôt en période printanière et estivale (la neige ne venant que tardivement...) donc la couverture est d'autant plus inadéquate d'un point de vue temporel. Ok. La montagne, la neige, ça vous gagne. Cependant, Amédine, Vincent et les autres ne se déplacent pas en skis et en raquettes dans les plaines verdoyantes (ou alors ils auraient des drôles de loisirs). 

Quand aux deux allemands posés sur la neige et dont la tête touche presque les fenêtres (mesurent-ils 3 m10?), je n'ai rien d'autre à dire sinon : sérieux? Même à l'époque de mes quatorze ans, quand je faisais des montages avec photophiltre, c'était plus crédible (et pourtant...). 

Et pour donner un aspect "vieillot" au tout : tada, une ptite touche de colorisation marron qui fait même pas "genre vieilli" mais juste "genre j'ai essayé de donner un aspect de l'époque mais j'étais tellement sous-payé que j'ai eu la flemme de bien faire mon travail". 

Je n'ai qu'une seule proposition à faire : Graphiste, "Au bûcher!" Et éditeur qui accepte ce genre de travail qui le propose à l'écrivain en lui disant "trop tard, t'as plus le choix!" : bin, "Au bûcher" également. Un livre est un bonbon ; quand le goût est délicieux, il mérite un emballage digne de ce nom. 

Voilà. 

Sinon la pagination est réalisée de façon tout à fait correcte, et la qualité du papier est excellente. 

Passons à présent au contenu du roman, son écriture, et ses personnages. 

L'écriture est si fluide que j'ai eu du mal à m'arrêter. Dévorer cent pages d'une seule bouchée, sans s'arrêter, sans avoir le temps de prendre mon souffle : voilà qui fut fait. Je ne me suis pas ennuyée : il y a de l'action, et surtout du rythme. Je me suis laissée portée par l'écriture, j'étais dans Font-Romeu, au coeur de cette "drôle de guerre", je côtoyais les personnages. Le récit, le paysage, les anécdoctes : tout est vivant. 

L'Histoire se mêle avec l'histoire du roman, sans donner pour autant un caractère pompeux ou trop savant. Je propose qu'on mette "Les Montagnes chantaient la liberté" au programme des troisième en Histoire ; ce sera toujours plus palpitant qu'un paragraphe dans un manuel scolaire. Hélène Legrais décrit avec précision ce qu'était la vie quotidienne de Font-Romeu à cette époque ; un pari difficile, mais gagné. 

De plus, l'écriture est tellement accessible et savoureuse que l'on s'imaginerait presque pouvoir écrire ces lignes. Les phrases ne contiennent jamais que le "sujet-verbe-complément". Sous une apparente simplicité, elle recèle et relève d'une complexité étonnante. Tout est dans le dosage de l'intensité et du rythme. Elle a aussi une profondeur psychologique presque palbable : on connaît le caractère des personnages non seulement par les descriptions, mais aussi par leurs paroles et par leurs actes. 

J'ai adoré détester certains personnages (Léonie, ou encore les collabos ou des juifs); j'ai aimé en adorer d'autres (Amédine, Daniel et Vincent). 

Toute l'histoire découle des personnages : de leurs caractères, de leurs désirs, de leurs défauts...Et plus particulièrement, du personnage principal. Amédine, une jeune femme intelligente, à la fois "lumineuse et douleureuse", est une héroïne malgré elle. Elle s'engage dans la résistance et sauve d'autres personnes. De bout en bout elle apparaît comme inadaptée à la société : elle brille tellement par son intelligence qu'elle en devient éblouissante. La fin, loin d'être heureuse ou fataliste, est tout simplement réaliste. Elle tire à boulet rouge sur l'incapacité d'accepter la différence ; en temps de guerre ou non. 

Les Montagnes chantaient la liberté est l'un des livres à avoir dans sa bibliothèque, et surtout, à avoir lu. 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>