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Tsilla's Univers

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7 mai 2014

Interview de Tsilla

 

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Tsilla est née le 21 mars 1962 à Marseille. Artiste polyvalente qui travaille avec différents matériaux mais principalement la peinture et les tissus...Son style est coloré, fantaisiste et personnel. Ses principales influences sont Klimt et Hundertwasser, mais ses tableaux sont aussi beaucoup hantés par l'esprit de Vian, Gainsbourg et de la musique pop-rock. Voici un portrait de cette artiste éclectique.

(PS : C'est en cherchant sur facebook une autre Tsilla, que Tsilla m'a contactée...Les hasards de la vie sont décidément riches de surprises!)

 

I-L'Artiste

 

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  1. A Quel âge avez-vous commencé vos activités?

 

Dès que j'ai pu tenir en mains crayons et feutres.. 4 ans ??

Déjà très attirée par les couleurs et le contraste..

Vers 6 ans, j'aimais aussi "fabriquer" des personnages... en papier ou en coquillages, ou en n'importe quoi qui me tombait sous la main...

Je peignais aussi les coquilles d'oeufs... j'en faisais des têtes de toute la famille...

J'étais aussi la préposée aux salades composées (quand on avait des invités) et à la déco de table... car j'en faisais "des oeuvres d'art"..(disaient-ils)

 

  1. Quelles ont été vos influences et quelles sont-elles aujourd'hui?

 

Je dessinais beaucoup de visages... et des kilomètres d'arabesques sur mes cahiers d'école.. beaucoup de noir et de blanc longtemps.. mais j'étais attirée par tout ce qui "claquait" en couleur..!!

 

Lorsque je me suis interessée aux peintres, j'ai adoré mes 3 K (comme je les appelais) , c'est-à-dire Klimt, Klee et Kandinsky.. ainsi que Hundertwasser et quelques autres... mais Klimt reste mon favori...

 

Aujourd'hui, j'adore l'Art Insolite ou Singulier.. il y a des milliers de talents... des farandoles de formes et de couleurs... des artistes libérés de tout carcan "d'art classique".. c'est souvent gai et profond en même temps.. et souvent de la pure expression, de l'émotion avant meme que d'etre "esthétique"..

 

Huile - une amie et sa fille - inspiré de Klimt

 

  1. Sur quels supports et avec quels outils aimez-vous travailler et quelle est votre technique de prédilection?

 

J'aime beaucoup changer de supports.. et c'est très cyclique.

Je plonge dans un univers et l'explore.. jusqu'à ce que j'en découvre un autre..!!

 

J'ai commencé très tot par le noir et blanc au crayon noir, fusain et encre..

Puis j'ai "osé" la couleur.. pastels secs et gras, peinture sur soie, sur verre, peinture acrylique et huile..

 

J'ai eu aussi une "période sculpture" (argile) représentant surtout des femmes..

 

Puis j'ai "plongé" dans les tissus (... je n'en suis toujours pas sortie !).

J'ai confectionné de nombreuses "lirettes" (tapis faits avec des tissus de récupération, dans le meme esprit que le patchwork); ainsi que des sacs en patchwork.

J'ai travaillé la laine aussi ( petits échantillons de laine récupérés çà et là) toujours dans l'esprit "couleurs et variations"..

 

A suivi la confection de poupées, toujours en tissus de récupération...

Je me suis amusée aussi à faire des poupées à l'image des personnes qui me les commandaient..!!

 

Ces derniers temps, je crée surtout des tableaux où je mélange plusieurs "techniques".. peinture, dessin et collages de tissus...entre autres..

 

 

  1. Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos œuvres ? 

 

Je n'ai pas fait les "Beaux Arts" malheureusement et heureusement.. je m'explique...

 

Malheureusement, car je manque cruellement de "réelle technique" (meme si j'en ai tout de meme acquises quelques unes ..) et je peux rester bloquée sur un détail (que je trouve mal fait ) pendant de longues périodes (??!)... alors qu'avec une technique efficace, 10 mn m'auraient peut-etre suffi..!!?

 

Heureusement... car cela m'a certainement évité un certain "formatage".. en effet, lorsque l'on apprend rigoureusement une technique, il est difficile d'aller en chercher une autre.. et je me sers donc du système D , qui peut avoir certains côtés maladroits, mais qui ouvre aussi une large "palette" de choix et de fantaisie..

 

 

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  1. Quels sujets aimez-vous traiter?

 

Mes sujets de prédilection restent les femmes, les visages, les yeux... les détails.. un détail est une petite "fracture" de quelque chose.. ou plutôt un fragment.. un "morceau"

D'ailleurs, dans mes confections en tissus, j'utilise beaucoup le patchwork et les lanières.. des "morceaux" de tissus.. en somme..!

 

Ensuite, j'aime beaucoup l'humour.. noir.. et cela peut se ressentir dans ce que je fais (comme dans ma relation aux autres d'ailleurs..)

 

  1. Quels sont vos projets?

 

Je vis l'instant présent.. et vogue là où le vent de la vie me mène..

Je n'ai jamais été très douée pour les projets.. qu'ils soient artistiques ou dans ma vie personnelle.. mais je suis attentive à ce qui se présente et enthousiaste pour tout nouveau projet..

 

En Décembre dernier, un livre devait être publié en hommage aux Rita Mitsouko, écrit par Fabrice Chichin (le frère de Fred) et illustré par des artistes d'art singulier dont je faisais partie.. ( malheureusement, la publication a dû être reportée...)

 

En ce moment, à court terme, j'ai une expo d'Art Insolite prévue, à Authon du Perche (près du Mans), début Juin (du 7 au 9).. Ce sera un joyeux festival de 3 jours, où sont aussi prévus du "Street' Art" (en direct live !), des soirées masques et musique (rock)...bref, un joli programme de réjouissances.. et nous espérons accueillir beaucoup de monde..!!

 

 

II-La Femme

 

 

Sheina et Zeppeline

 



1) Comment concilier passion et vie privée?

 

Ce n'est pas un problème.. ma passion fait intégralement partie de ma vie privée..

En fait, ma passion EST ma vie privée.. d'ailleurs, je mets de l'Art un peu partout dans ma vie.. dans ma maison, dans mes relations avec les autres, et meme dans ma vie professionnelle parfois..!!

 

  1. Quel a été votre parcours professionnel?

 

 

J'ai arreté mes études (d'infirmière.. je voulais voyager et travailler en meme temps !!) , pour me consacrer à l'art.. mais je ne voyais pas çà comme une "profession".. c'est-à-dire se faire connaitre, prospecter des galeries, des expos, etc.. bref vendre..!!

La création oui... vendre ? C'est un autre métier..!

 

Donc finalement, mes études d'infirmières (même "écourtées") m'ont permises d'assurer (approximativement) le coté alimentaire.. (sans les voyages !!).

Et c'est toujours le cas actuellement..

 

Mon intérêt (ma passion) reste dans la création, la découverte, le cheminement.. et c'est vrai que j'accorde (trop?) peu de temps à la vente.. malgré que ce soit aussi un moment d'échange souvent interessant..!

 

Heureusement, les gens s'interessent et apprécient ce que je fais et c'est souvent grace à eux qu'on me propose d'exposer mes oeuvres..

Les couleurs et la chaleur de mes créations génèrent un enthousiasme assez gratifiant et plutot encourageant..!

 

 

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  1. Quel est votre film préféré?

 

Sans hésitation... "Harold et Maud" le film américain.. (pas la pièce)

 

Il commence à se faire vieux.. mais ça m'arrivait de le regarder en boucle !!

C'est un film gai et profond en meme temps.. une superbe musique de Cat Stevens..Il est bourré d'une multitude de messages positifs et doublé d'un humour noir à couper au couteau.. Bref, tout ce que j'aime.. ( ingrédients et recette parfaite ) .. un vrai petit chef-d'oeuvre !!

 

  1. Quel est votre livre de chevet?

 

J'adore lire.. du moins j'adorais ( je trouve moins de temps aujourd'hui).

J'ai aimé beaucoup de livres, beaucoup d'auteurs (Steinbeck, Vian, Sartre, Barjavel, Lobsang Rampa et pleins d'autres..) et beaucoup de thèmes...

Ces derniers temps, je lis surtout des livres-récits, des témoignages..

Mais pour le rêve et l'imagination.. comme livre de chevet, je dirais "le matin des magiciens" de Louis Pauwels et Jacques Bergier.

 

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  1. Quel est votre plat préféré?

 

Un bon gros gateau à la crême.. et tout ce qui est mauvais pour la santé et les régimes.. (sauf la viande, je suis végétarienne.. et comme il se dit si bien ... : "les animaux sont mes amis, et je ne mange pas mes amis..")

 

  1. Quel est votre restaurant préféré?

 

Restaurant Pakistanais, égyptien, oriental en fait..

 

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Lien vers son blog : http://tsillalala.blogspot.fr/

Lien vers son facebook : https://www.facebook.com/tsilla.lalali

Lien vers notre interview croisée : https://www.facebook.com/notes/tsilla-etcetera/interview-crois%C3%A9e-tsilla-etcetera-tsilla-aumigny/10202341207432057 et http://tsillalala.blogspot.fr/2014/05/interview.html

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30 avril 2014

Critique Patatra la p'tite sorcière et les crapauds (texte Monique Aloujes, illustrations Florian le Priol)

Patatra la petite sorccière et les crapauds pour blog

Vous vous êtes déjà fait harceler par une petite fille de 5 ans parce que vous teniez un livre entre vos mains et qu'elle voulait absolument vous le piquer? Moi oui, avec ce superbe album de l'édition KARIBenCYLA.

L'histoire est tout simplement adorable :

"Patatra la petite sorcière a très mauvais caractère.
Un jour, en feuilletant un vieux grimoire, elle découvre
la formule magique pour transformer tout ce qu'elle veut en vilain crapaud.


Hélas, toute magie a un prix à payer.
Patatra apprendra vite qu'il n'est pas bon d'utiliser
ses pouvoirs à tout bout de champ.

Au programme : Humour, catastrophes et beaucoup,
beaucoup de magie !
Hélas, toute magie a un prix à payer.
Patatra apprendra vite qu'il n'est pas bon d'utiliser
ses pouvoirs à tout bout de champ."

Le texte est non seulement bien écrit, mais complètement magique! On se laisse immerger dedans. L'écriture est pétillante et envoûtante. De plus, j'aime beaucoup le personnage de la petite sorcière. Patatra est colérique, elle a mauvais caractère et elle mange des mille-pattes (beurk).On est loin de petit ours brun tout gentil, tout mignon, et dont les seuls actes épiques sont de rater ses crêpes ou d'envoyer une lettre à sa grand-mère. Patatra est énervée et transforme tout le monde en crapaud. La classe. (Les éditions KARIBenCYLA déclinent toute responsabilité si vos enfants tentent de métamorphoser votre chat-chien-hamster-reste des membres de la famille-sa peluche en crapaud avec une baguette magique -autrement dit, un bout de bois ramassé dans la rue-)

Les illustrations de Florian le Priol sont tout simplement magnifiques : une explosion de couleurs, un trait rond et fin, des ambiances qui oscillent entre ombres et lumières et qui correspondent parfaitement à l'univers de la petite sorcière. J'adore particulièrement la dernière image : un coucher de soleil qui la couleur d'une fraise. Gourmand.

La fin de l'histoire est tout particulièrement intéressante, mais je vais vous laisser le plaisir de la dévorer.

Enfin, le petit atelier à réaliser avec les enfants est super sympa (il s'agit de réaliser un crapaud 3D).

Pour commander, allez sur leur site internet : http://www.karibencyla.com/portal

29 mars 2014

Extrait de mon livre Des Cendres dans les Bulles

 

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 Résumé :

Emma, égoïste, têtue, séductrice invétérée, ne vit que des histoires sans lendemain, entre deux soirées trop arrosées.
Danièle, timide, brillante, assidue, s'enferme dans le travail mais rêve d'une autre vie.
Elise, cynique, fataliste, révoltée, n'a aucune idée de ce qu'elle va devenir, ni du chemin qu'elle veut parcourir.
Emma, Danièle et Elise sont trois lycéennes et amies inséparables. Leurs vies sont mouvementées : entre le BAC qui approche, les fêtes, leurs histoires de cœur et leurs tracas quotidiens, elles n'ont pas le temps de s'ennuyer. Cette année plusieurs événements vont bouleverser leurs vies. À la fin, plus rien ne sera pareil. Plus jamais.

Partie 3 : Elise

« Le permis, comme le BAC, je ne l’aurai jamais. »

Elise y pensait matin, midi et soir. Elle en était persuadée. Plus le temps avançait, plus elle était confortée dans son jugement. Elle ne prêtait aucune attention à ce qu'elle faisait, ou ce qu'elle devait faire ; elle se contentait d'être physiquement présente : vivre, sans exister.

« Droite », « Gauche », « Au rond-point, tu mettras ton clignotant », « Mais, serre donc à droite ! », « T’as regardé ton angle mort ? », « Attention, tu as grillé une priorité ! », « Et l’arrêt obligatoire au stop est en option ? »

Elise avait presque fini par emboutir une voiture devant elle lorsque le moniteur reprit les commandes, en donnant un grand coup de frein sec, sonore, insupportable. La masse volumineuse de ses cheveux, des dreads parsemées ci et là de perles, amortit le choc de sa tête se heurtant au siège conducteur.

« Je reprends les pédales. Ne mets que les clignotants…Non, en fait. Ne touche plus à rien ! »

Elle soupira.

Le cadran sur le tableau de bord affichait en chiffres carrés huit heures trente-quatre. Elle commençait à neuf heures. Elle serait sûrement en retard, comme d’habitude. Quelle importance de toute façon ? Bientôt, elle battrait son propre record d’absentéisme, bien qu’elle fût loin du tenant en titre, qui ne venait que les semaines A du calendrier, celles dont le nombre d’heures était le moins élevé.

« Tu sembles distraite ces derniers temps… » Remarqua-t-il.

« Sûrement le stress des exams. » Feignit-elle.

Qu'est-ce qu'il s'imaginait tous ? Que sa vie était facile ?

Elle regarda la route, les personnes pressées, coincées, dans les alliages des machines, franchissant les lignes, dépassant les règles, les codes, les usages. La colère montait, et sur les grillages de la ville, résonnaient, emprisonnées, les insultes proférées.

« Ah bon ? Qu’est-ce que tu fais cette année Elise ? » L’interrogea-t-il.

« Je passe mon BAC. Enfin, pour l’instant, telle que je suis partie, le permis, comme le BAC, je ne les aurais jamais. »

« Tu as quel âge ? » Fit-il.

« Dix-neuf ans. »

Encore un qui faisait semblant de s'intéresser à elle, pour meubler ce vide apaisant qu'était le silence. Encore un qui allait lui faire la morale, lui dire qu'elle empestait la clope, le café et la révolte. Encore et toujours les mêmes rengaines résonneraient dans ses oreilles : elle était si jeune qu'elle aurait tout le temps de se trouver plus tard, savoir ce qu'elle ferait et celle qu'elle deviendrait. Encore un qui compléterait son monologue en faisant allusion au fait que, dans ce futur, elle se trouverait même un peu ridicule coiffée ainsi et si mal vêtue. Elle connaissait ces discours écœurants par cœur, encore mieux que ses cours.

« Et tu es si défaitiste à ton âge ? » Ironisa-t-il. « Vous, les jeunes, vous avez toute la vie devant vous. »

« C'est ce que tout le monde croit, que nous les jeunes, nous avons une vie merveilleuse et idéale -sauf concernant nos boutons et nos hormones, genre, il se passe que ça dans notre vie à cette période, selon les manuels scolaires : la transformation du corps-, car nous avons le monde à conquérir, et l'avenir loin, très, très, très loin devant nous. » Il y eut un silence de plomb. Puis, Elise ajouta : «  L'adolescence c'est un peu comme le père noël finalement : on sait à quoi il ressemble, et, même si on sait qu'il existe pas, tout le monde a envie de croire à sa magie. »

« Vous voici chez vous, mademoiselle, allez ! Bonne semaine, à lundi prochain ! » coupa-t-il court à la conversation.

Elise prit son sac, ouvrit la porte qu’elle claqua aussitôt, et commença à courir. La perspective d’être en retard lui importait peu, elle avait simplement envie de retrouver ses amies. Alors, elle accélérait le pas, et dans son dos, son sac ballottait dangereusement. Ses dreads locks la ralentissaient un peu, elles étaient lourdes. A contre sens, dépassant des piétons qui marchaient paisiblement sur le trottoir, dans ce vent toujours plus vif, toujours plus fort, elle se laissait porter. Le soleil réchauffait l’atmosphère grise et presque hivernale, donnant aux cumulus nacrés un faux air d’été. Plus que quelques mètres, et elle serait arrivée.

Bouger, toujours plus, s’élancer, toujours plus loin, dans cet instant de liberté, franchir les obstacles en sautant vers le ciel, s’imaginer l’atteindre ailleurs que dans les paradis artificiels.

L'avis d'Aline sur Les Livres d'Aline : http://aline1102.canalblog.com/archives/2015/02/13/31518496.html

"Bref, si vous aimez les récits adolescents intelligents, qui apportent quelque chose au lecteur, n'hésitez plus : ce roman est fait pour vous. Et puis, j'ai de quoi rassurer les plus sensibles d'entre nous, qui auraient peur de se trouver face à un récit trop éprouvant : l'histoire se termine bien pour chacune des filles. Et, surtout, Tsilla Aumigny nous apporte un véritable message d'espoir : les changements qui surviennent dans nos vies ne sont pas toujours mauvais."

L'avis  de Guillaume sur Tribulations d'une vie : http://tribulationsdunevie.weebly.com/je-bouquine-et-je-donne-mon-avis/des-cendres-dans-les-bulles-tsilla-aumigny

" Je pense que l'on peut tous s'accorder sur le fait que la couverture de ce roman est tout simplement magnifique (...) L'auteure nous propose ici un roman parfaitement structuré, divisé en chapitres et parties qui nous permet de suivre à tour de rôle trois jeunes filles, lycéennes et amies.. Une vision différente sur l'adolescence mais qui se rejoint sur plusieurs points. Un sujet pas toujours facile à aborder pour un public adulte mais que Tsilla Aumigny a réussi avec brio."

L'avis de Charlène Gros-Piron sur l'Eden des rêves : http://leden-des-reves.blogspot.fr/2014/12/des-cendres-dans-les-bulles-tsilla.html et youtube : https://www.youtube.com/watch?v=xIGQWhzINQI&feature=youtu.be

" Dès les premières pages, quand je me suis plongée dans l’histoire, j’ai été surprise par la plume que j’ai découverte : fluide, poétique et rythmée. Mûre. Sincèrement, je trouve que c’est un des gros points forts du livre, parce qu’elle donne une autre dimension à l’histoire, aux ressentis évoqués des personnages. (...) Auprès de chaque fille, qu’il s’agisse d’Elise, d’Emma ou de Danièle, on peut retrouver des sentiments et des situations que quelque part, nous avons déjà vécu. Bien sûr, on pourra s’identifier plus à l’une d’entre elles, ou pas, après tout, ces trois filles ne recouvrent pas la richesse humaine. (...) Bref, Des cendres dans les bulles reste quand même une jolie découverte, avec une plume surprenante qui vous emportera certainement, aux côtés de 3 jeunes femmes aux caractères différents mais sympathiques, même si le fait que le roman soit court nous empêche de les apprécier complètement."

Les avis Babelio : http://www.babelio.com/livres/Aumigny-Des-cendres-dans-les-bulles/667502

à commander sur http://www.edilivre.com/librairie/des-cendres-dans-les-bulles-tsilla-aumigny.html#.VHXHVsnMG50 et fnac.com, chapitre. Vous pouvez aussi le commander en librairie !

 

6 février 2014

Critique de "Une craie dans la neige" de Françoise Delmon

 

Résumé :

Noël, un bout de trottoir sur les Champs Elysées.
Une nuit, une destinée…

Acculé par une série de malchances, Matisse Alessandro, alors âgé de dix-huit ans se retrouve à la rue. Depuis une longue année, il dessine sur les trottoirs de Paris, pour survivre. 
Matisse ne croit plus en la bonne étoile de son enfance. Décidément, la fatalité s’acharne. Et pourtant… tout peut basculer en cette surprenante nuit de Noël mais il ne le sait pas encore.

 

Encore un fabuleux détour romanesque dans lequel nous entraîne Françoise Delmon. Après la Grande Guerre dans « Le silence peuplé » les intrigues étonnantes dans « Le rire des anges », nous voilà à présent sur les Champs Elysées, au cœur d’un roman de Noël particulier. L’auteur, fidèle à ses engagements humanitaires, nous emmène dans le monde de la rue, un monde parallèle, où tout peut arriver : le pire comme le meilleur. Et grâce aux arts graphiques, Matisse Alessandro, le jeune héros filera son chemin. Un chemin chaotique mais heureux. Comme toujours, dans les romans de Françoise Delmon, le réel sera transfiguré, grâce à la poésie, la beauté, l’enchantement du monde.

 

Critique :

"Est-ce qu'on est un Homme à dix-huit ans, quand on a tout perdu, quand l'avenir ne s'écrit plus qu'en lettres de craie sur un trottoir sale et froid?" 

C'est cette phrase qui m'a le plus marquée. Elle est même, selon moi, l'essence de ce roman, étonnant, qui finit par questionner le lecteur, plus encore que de le déranger ou de l'apitoyer. 

J'ai eu l'impression de vivre l'histoire de Matisse, d'aller à la rencontre des autres protagonistes. D'alleurs, les passages alternent dans ce roman entre ceux de Matisse (écrit à la première personne) et ceux des autres personnages (écrit avec un narrateur omniscient : un narrateur qui voit tout et qui sait tout sur tout). Françoise Delmon donne ainsi une dimension réaliste à son histoire, car elle place le lecteur dans la peau de son personnage. L'effet n'est pas immédiat dans les premières pages, malheureusement, mais rapidement, je me suis glissée dans le corps en papier et en encre de ce jeune homme. Pourquoi? Car le style est soutenu, et je ne peux pas reprocher à un auteur de bien écrire -quoi que?, mais juste de ne pas se laisser couler dans un langage plus adapté à son personnage. 

J'ai été surprise, par la suite, par l'intensité de cette écriture que je pensais trop éloignée de Matisse. En fait, elle ne l'est pas. L'écriture se transforme, elle devient plastique : elle semble épouser les histoires, les personnalités et les sentiments des personnages. Elle semble capturer son lecteur. 

J'ai beaucoup aimé la structure, car elle est originale : l'auteur présente tout d'abord les personnages, et au fur à mesure, les liens qu'ils entretiennent ou entretenaient ensemble se dévoilent. Je salue le savoir-faire de Françoise Delmon qui a su organiser les scènes et présenter les des différents personnages, sans pour autant créer la confusion dans la tête du lecteur. Mieux, je la salue pour avoir attisé mes attentes. 

L'histoire est absolument géniale. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant. 

 Ce livre est un hybride entre un Zola (pour son réalisme et sa poétisation d'une ville, Paris) et un conte de Dickens (noir et lumineux). 

Une chose est sûre : je ne regarde plus les SDF comme avant. 

 son site : http://www.francoisedelmon.fr/index.html

27 décembre 2013

Critique Pip et la Liberté de Ludovic Massé

Pip et la liberté

 

Pip est un jeune coq destiné, comme ses congénères, à la vie de basse-cour. Cependant, son ardent désir de liberté exacerbé par les conseils avisés du Commandant, le coq dominant, va le pousser à organiser une spectaculaire évasion pour les animaux de la ferme. Confrontés à la folie des Hommes et à un monde en plein bouleversement, Pip, Byron le cheval, Carême l’âne et leurs compagnons de fortune découvriront que la liberté peut être tantôt enivrante, tantôt déroutante et parfois destructrice…
Conçu en 1939, quand conquêtes mussoliniennes en Éthiopie et guerre civile d’Espagne avaient préludé tragiquement à l’apocalypse de la Deuxième Guerre mondiale, repris en 1945 puis en 1952 et 1956, quand le souvenir des ruines et des morts accumulées ne s’était pas encore effacé, Pip et la liberté est un apologue politique où sont mises en cause, comme dans Le refus, qui lui est contemporain, la possibilité pour l’homme de donner un sens à son destin, une réalité à son espoir de libération, une issue à son désir d’une « autre vie ».
Cette publication inédite de Pip et la liberté est enrichie par les illustrations de Pierre Launois, brillant dessinateur belge, et rendue possible grâce à l’aimable autorisation de M. Claude Massé.

 

Critique :

Voltaire avait l'ironie, Perrault le merveilleux, les frères Grimm le goût prononcé pour le romantisme, Hoffmann pour le fantastique. Massé a renouvellé le genre du conte, et plus précisément celui du conte philosophique. Il nous livre un récit aussi bien pour les grands que pour les petits (enfin, pas trop petits non plus). Pip est un jeune coq, qui possède en lui une soif de liberté et d'aventures, mais aussi d'absolu. Si le conte débute sur des notes légères, c'est pour mieux nous laisser la surprise de sa profondeur. L'auteur emploie, au début, beaucoup de présentatifs et de tournures emphatiques (traduction : il utilise des "c'est" et "il y a "), qu'il double de phrases simples. Je n'aime pas beaucoup ce style, mais je dois lui reconnaître qu'il est accessible. Pourtant, plus l'histoire progresse, plus l'auteur abandonne ses tournures emphatiques, plus l'histoire se déroule, plus le style s'affine et devient poétique. Au fur et à mesure que j'avançais dans le récit, j'ai donc été surprise non seulement par la tournure des évènements, mais aussi par celle que prend son style littéraire. J'ai relu plusieurs fois quelques phrases tant je les ai trouvé belles et déroutantes.

De plus, la critique politique et philosophique est intéressante. Je n'ai pas eu la sensation, pour autant, de lire une dissertation philosophique sous forme romancée (pour cela je vous conseille vivement la lecture des Lettres Persanes de Montesquieu).

Enfin, les dessins et la mise en page sont travaillés et d'une très bonne qualité.

Je vous recommande vivement la lecture de Pip et la Liberté. En ce qui me concerne, j'ai lu un conte qui m'a bouleversée parce qu'il est bien écrit, parce qu'il est réfléchi, et qu'il donne à réfléchir.

 

TDO éditions : http://www.tdo-editions.fr/nos-livres/138-pip-et-la-liberte-9782366520187.html

 

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7 décembre 2013

Le téléthon 2013

 

Pour certains, le handicap c'est le petit Lulu, 9 ans et demi, qui passe à la télé lors du téléthon annuel. 

Pour d'autres, le handicap c'est tous les jours. 

J'ai pu tester cet après-midi, lors des animations organisées sur la ville de Perpignan (place Arago, palais des Confrès et Castillet) un parcours en fauteuil roulant. 

J'en ai déjà fait plusieurs, mais celui-ci est particulièrement réussi. 

Explications : 

Déjà, j'ai dû apprendre à faire tourner mon fauteuil. Avec ma force herculéenne (euh) et ma dextérité innée, ce ne fut pas chose aisée. J'ai parcouru une légère pente, aidée par un bénévole. Ce n'était que le début et j'avais déjà du mal. 

Puis, il a fallu descendre une marche. Une piste rouge est facile à côté. Pourquoi? Car sans aide, la personne qui est vraiment handicapée à ma place, elle ferait quoi? Elle se laisserait tomber commme une crêpe? 

J'ai ensuite essayé tant bien que mal d'ouvrir une porte. Après deux bonnes minutes à galérer, j'ai finalement réussi. Le bénévole m'a demandé de la refermer. J'ai machinalement tendu la main...Et en fait, non. Elle était vraiment trop loin. 

La dernière partie du parcours consistait à essayer de rouler sur des gravillons. Après trois centimètres, j'ai lâché prise. Trop crevant. 

Vous pensez perdre votre temps, prenez-le. 

Le handicap nous concerne tous, comme le souligne la nouvelle campagne de sensibilisation. Les affiches comparent en effet une personne en fauteuil et une autre avec une poussette. Faciliter la vie et réorganiser l'espace serait profitable à chacun. 

Ces dernières années, le handicap se normalise, même si l'on est encore (très) loin d'évoluer dans une société parfaite où le handicap ne constitue pas une tare sociale. Pourtant, certaines publicités en jouent (comme Wonderbra), des sociétés comme décathlon ou castoroma favorisent l'insertion des personnes en situation de handicap. Des campagnes de sensibilisation sont lancées de façon récurrentes dans l'enseignement, en interne, ou à destination des étudiants. En outre, les films sensibilisent au sujet, et les artistes se mobilisent pour cette cause. 

Campagne

Il ne s'agit plus désormais de montrer des handicapés, mais des personnes en situation de handicap. 

Bref. Appelez le 36 37. 

24 novembre 2013

Critique des Tribulations de Stephy J. de Stéphanie Jaeger

Critique les Tribulation de Stephy J de Stéphanie Jaeger Tsilla's univers

Vous manquez de vitamines ? Vous avez envie de pendre vos enfants qui se sont pris pour Picasso sur les murs de votre salon ? Votre boss vous a fait des remontrances (in)justifiées ? Votre belle-mère vient dîner ce soir ? Votre meilleure amie vient de se faire plaquer ? Votre poisson neurasthénique a tenté de se suicider?

Bref. Vous avez besoin d'un remontant.

N'hésitez plus et courrez lire les Tribulations de Stephy J. saison 2, "Le journal de bord d'une célibattante"

Et si d'aventures vous aviez passé une excellente journée, n'hésitez plus non plus, et lisez les Tribulations. Elle n'en sera que meilleure.
Pourquoi ?

Déjà pour l'emballage de cette exquise friandise : la couverture est soignée. Les tonalités rouges, blanches et noires, les trois couleurs qui distinguent cette série littéraire, sont employées de façon réfléchie. La mise en scène et les images collent non seulement avec l'idée que je me suis faite du personnage, mais aussi avec celle de son histoire. La composition donne un ensemble visuel intéressant et attractif.
De plus, le recto est travaillé : écriture stylisée, présentation de l'auteur, escarpin magnifique, commentaire élogieux d'un écrivain à propos de ce nouvel opus, voilà qui attire l’œil et qui l'accroche. Mais de quoi parle cette nouvelle saison ? Nous n'en savons rien, car il n'y a pas de résumé, et c'est précisément ce qui donne envie de l'ouvrir.

Et là ! Alleluia ! Dès les premières pages, je découvre que l'éditeur a soigné sa publication! Merci! En effet, peu d'éditeurs mettent un point d'honneur à autant travailler leurs collections jusque dans la pagination ou le titre des chapitres.
Souvent, chez les autres éditeurs, les pages sont mal agencées, et même peu travaillées : la taille des caractères les rend quelques fois illisibles (non, sérieusement, vous avez déjà essayé de lire un livre de plus de 500 pages sans avoir mal aux yeux avec ces petits caractères? Ils s'attendent à ce qu'on ait tous des loupes dans nos armoires ou quoi ?). En outre, le travail est, chez eux, bâclé : il n'y a pas d'effort de mise en page, et certains chapitres sont mêmes décalés les uns par rapport aux autres (l'un commence en début de page, l'autre au milieu, normal quoi, c'est un peu comme si les bandes noires d'un film allaient et venaient d'une scène à l'autre...). Une pensée me vient et va à tous ces stagiaires sous-payés qui rédigent les résumés et paginent. Paix à votre âme.

Bref.les Tribulations nous offrent un travail d'édition de qualité. Merci. Les caractères sont de taille appréciable, les chapitres sont tous bien formatés. En somme, la forme est aussi élaborée que le contenu.

D'ailleurs venons-en à l'histoire.

Plus que jamais, nous retrouvons une Stéphy au sommet de son art : maladroite, amante romantique et sensuelle, égoïste, mère attendrie et épanouie, bonne copine voguant de lieux en lieux dans Perpignan, fashion victime, portraitiste, philosophe...Stéphy explore cette-fois-ci les dessous de la télé-réalité, pour le meilleur et pour le pire ! Ça ne vous rappelle rien ? Mais si : souvenez-vous de vos cours de littérature en seconde ou en première (oui, celui pendant lequel vous dessiniez des lapins sur vos cahiers...) ! Une lecture satyrique du monde, des personnages qui se déplacent dans les différentes strates de la société et qui rencontrent d'autres plus ou moins subtiles ! Oui, voilà un héritage qui descend tout droit du XVIème siècle, fin XVIème, avec les romans picaresques, et les portraits de La Bruyère ou de Montesquieu. Ils sont acides, drôles et révèlent ce qui cloche dans notre société. Enfin, drôles...dans le cas de Montesquieu et de La Bruyère, il y a le comique, mais pas toujours les drôleries. Chez Stéphanie Jaeger, il y a les deux. J'insisterai particulièrement sur l'humour au vitriol de Stéphanie Jaeger, car il est plus difficile de faire rire que de faire pleurer. En littérature, beaucoup de romanciers sont comiques (comme Balzac, si si), mais très peu sont drôles. Stpéhanie Jaeger arrive à lier les deux, tout en brossant des tableaux complets et merveilleusement ironiques de personnages typiques : le politique tyranique, sensuel et accessoirement cinglé, la pouffiasse de la télé-réalité qui n'est finalement pas si bête (Nabilla, si tu lis...ah non), le producteur de télé qui vend des programmes onéreux, mais qui révèle une toute autre facette près de l'héroïne...

J'avais, lors de ma première critique des Tribulations, vu en Stéphanie Jaeger une Montesquieu version XXIème siècle. Son statut de romancière-sociologue-savante-comique drôle et déjantée est confirmé dans ce nouvel opus.


Elle peint le portrait d'une société, et d'une femme moderne, Stéphy, une « célibattante ». Exit Bridget Jones et sa quête de l'amour guimauvesque mais touchante, Stephy nous donne à voir le visage d'une femme qui se relève toujours, malgré les difficultés (et une croyante en l'Amour). Humaine, voilà comment je la décrirais. Les Tribulations mêlent humour, action, drame et romance, dans un style bref et court, impressif. Elles jouent avec nos émotions. J'adore. Il y a néanmoins quelques discours trop littéraires alors qu'il s'agit des discours des personnages. J'ai beaucoup apprécié le fond des paroles : intelligentes, réfléchies.
J'ai été touchée par l'histoire, même si je n'ai pas apprécié la fin surprenante, qui n'en reste pas moins très intéressante. Dans cet ultime rebondissement, vous en apprendrez plus sur ce personnage haut en couleur, et vous passerez sûrement du rire aux larmes. Vous trouverez alors assurément que le livre a été trop court. Addictif. Vous voudrez connaître la suite! Et vite!

Je suis revenue moi-même un peu grandie de ses péripéties, comme si j'avais échangé une paire de ballerines contre des escarpins : Les Tribulations invitent toujours le lecteur qui le désire à prendre de la hauteur.

Les Tribulations de Stephy J. "Journal de bord d'une célibattante" en vente sur www.editions-ltsj.com et en librairie. 12.90€

Le blog de Stéphanie Jaeger : http://stephanie-jaeger.over-blog.com/

Un extrait : http://stephanie-jaeger.over-blog.com/article-extrait-saison-2-des-tribulations-de-stephy-j-episode-12-120653168.html

la page officielle facebook de Stéphanie Jaeger : https://www.facebook.com/pages/Les-Tribulations-de-Stephy-J/308078272567743?fref=ts

10 novembre 2013

Critique du livre "Les sorciers d'Opoul" de Dani Boissé

  • LES SORCIERS D'OPOUL

     

    Résumé :

    Quelques bougies noires, dans de grands candélabres en fer forgé, éclairaient le pourtour du guéridon. Leurs flammes orangées tremblotaient imperceptiblement. Anastasia mélangea lentement ses cartes en les tournant sur la table, de droite à gauche, en cercles concentriques. Ensuite, elle prépara ses lames de tarot pour un tirage complet en tirant douze cartes, une à une, qu’elle posa en cercle. « C’est la deuxième fois que je tombe sur La Maison Dieu ou les catastrophes. Avec le XXII, cela veut dire complications et désillusions. Voilà le Roy de Baton, c’est toi, mais il y a aussi une Reyne d’Epée, une femme brune, indépendante et inconnue qui pourrait nous faire du tort. Mes arcanes me disent qu’il y a un danger, proche de nous ! » Anastasia se pencha en avant, leva les mains et se couvrit le visage. Elle massa ses tempes et ses paupières et respira profondément. « Samaël, méfie-toi ! Je crois qu’il va falloir préparer des potions spéciales et appeler à l’aide certains de nos… protecteurs ! »

    Dani Boissé, Franco-américaine et depuis longtemps catalane d’adoption, est la « mère » de Dominique d’Astié de la P.J. de Perpignan. Grâce à ses recherches sur le pays qu’elle aime tant et avec son humour habituel, elle nous livre dans ce roman policier à la catalane, la cinquième enquête de son héroïne préférée

    Critique :

    Magique ; les Sorciers d'Opoul sont excellents ! La couverture n'est cependant pas adéquate. Personnellement, je l'aurais plutôt imaginée avec deux femmes presque nues, lovées contre un sorcier terrifiant. Une parfaite caricature (telle que l'a faite l'auteur elle-même, dans le but d'amuser son lecteur) à laquelle j'aurais ajouté, dans le fond, un pentacle, des flammes, et un chat. Bon, je vous le concède, le chat serait sûrement de trop. Évidemment, si la couverture était ainsi, le maire d'Opul en serait peut-être offusqué (ou peut-être pas, puisque la ville attirerait de nouveaux visiteurs, assurément plus curieux de découvrir les charmes des sorcières que ceux du paysage...mais il y aurait tout de suite une montée en flèche du tourisme, et pourquoi pas des ventes de produits dérivés, comme des chats démoniaques et des herbes dangereuses... ?). Toujours est-il que je désapprouve le choix de l'éditeur concernant cette image. Pourquoi ? Ce n'est pas seulement parce qu'elle ne représente que très peu l'histoire (et d'ailleurs pourquoi avoir choisi une bouteille ? Les sorciers ne sont pas alcooliques! Et s'ils avaient voulu figurer une fiole de potions, peut-être eût-il mieux vallu utiliser une bouteille moins banale), c'est aussi à cause de cette façade sombre, et presque glaciale qui fait paraître le polar de Dani pour ce qu'il n'est pas. Ce vert déprimant et pâle désert le travail de l'écrivain qui s'évertue à rendre ses personnages vivants et haut en couleur. Cependant, si je n'aime pas le recto de cette couverture, j'apprécie beaucoup le verso. En effet, l'éditeur choisi d'accoler la photo d'une bouteille de verre (recto) à celle d'un dessin stylisé façon papier-peint Louis XIV (verso). Kitch. Génial.

    Vous le retrouverez dans toute la collection. 

    Dès les premières pages, j'ai plongé dans l'histoire, littéralement. Elle est à la fois plaisante, divertissante, et instructive. J'ai même appris quelques mots catalans grâce au glossaire qui se trouve à la fin du livre.

    Alors, quels reproches faire à Dani Boissé ?

    Seulement que le rythme est quelques fois alourdi par des énumérations érudites, et un peu trop longues. Mis à part ce léger détail, je n'ai rien à dire, je tire mon chapeau à l'artiste. Ceux qui oseront, car il y en a toujours, prétendre que « ce n'est pas suffisament ceci ou cela », pourront aller, comme les deux sorcières de ma couverture imaginaire, se rhabiller. Ce livre est très bien écrit, le vocabulaire est riche et l'intrigue est recherchée. Si vous voulez vous amuser, vous pouvez même entreprendre une étude grammaticale du texte, car celui-ci abonde en phénomènes de langue française (enfin, personne ne s'amuse de la même façon, hein?). Les personnages sont intéressants, et leur psychologie est développée suffisamment pour qu'ils aient du relief, mais pas au point de les rendre profondément ennuyeux (comme c'est le cas dans de nombreux romans qui s'attardent sur les états d'âme des personnages plus que sur l'intrigue pour ne pas citer le très mauvais Twilight). En lisant ce livre, oubliez les drames psychologico-criminels version Crimes et châtiments de Dostoïevski, oubliez les interminables descriptions macabres, l'alcoolisme, et les pauvres qui meurent à chaque coin de rue. Oubliez l'ancêtre du polar et laissez-vous entraîner dans cette histoire moderne et touchante, racontée sous la plume précise et ironique de cette écrivain à l'humour incisif.

    A lire d'urgence. 
29 septembre 2013

Soirée de présentation du nouveau livre de Dani Boissé : Les sorciers d'Opul

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Sangria, petits gâteaux appéritifs, et sur une table haute, Dani dédicacait son dernier polar ce vendredi 27 septembre. 

Parmi la foule, Françoise Delmon et Stépahnie Jaeger, toutes les deux charmantes, discutaient convivialement, tandis que Bernard Gimbernat, le photographe, immortalisait cet évènement ensorcellant! 

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Car, Dani avait tout prévu : après ce petit moment où chacun fut abreuvé de potion (appelée plus communément sangria par le commun des moldus) et de victuailles, elle nous fit entrer dans le bar de la République. Là, Françoise Delmon et Francesca nous lirent (avec l'intonation!) des extraits du nouveau roman. Envoûtant! 

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Tout comme l'anédocte qu'enchaîna Dani : lors de la sortie de son roman, un éclair avait foudroyé les lignes téléphoniques d'Opul. Voilà qui était prometteur : peut-être l'ouvrage sera-t-il lui aussi du tonerre? 

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En bref, la soirée fut tout simplement magique. 

19 septembre 2013

Interview de Mariposa

Mariposa est photographe professionnelle. 

 

A quel âge avez-vous commencé votre activité?

je suis officiellement photographe professionnelle depuis le 1/10/10 c'est-à-dire depuis mes 30ans! Mais j'ai longtemps travaillé pour les autres.

Comment concilier passion et vie privée?

Je dirai que tout est une question d'organisation. Je tiens à jour mon calendrier de façon très rigoureuse et je m'en sors!

Comment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ?

Je dirai que mon style est simple et unique à chaque reportage. J'essai de capter toutes les émotions et les retranscrire sur mes photos. Je prends beaucoup de photos volées. Je suis très proches de mes modèles afin de m'adapter à leur style et leur goût tout en les sublimant de ma touche personnelle! Et bien sur que mon style s'affine au fil du temps et heureusement si non je m'ennuierai! Je continue à apprendre!

 Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos oeuvres?

j'aimerai avoir plus de connaissance dans mes outils photo et notamment photoshop afin de booster ma créativité.

 Quels sont vos projets ?

prochain projet...mon reportage de mariage du 28 septembre à Ille sur têt.

Quel est votre livre de chevet ? 

mon livre de chevet, la 2ème saison des Tribulations de Stephy J bien sûr!

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages que vous ont le plus marqué(e)? 

Doisneau, Cartier Bresson...

Quels artistes vous touchent le plus?

Je suis une fan, LA FAN de M. Mathieu Chedid que je rêve de photographier.

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° ?

une femme courageuse et audacieuse!

Quel est votre plat préféré? 

mon plat préféré...La ratatouille

Quel est votre restaurant préféré?

mon resto préféré sans réfléchir "Le figuier" à Perpigan

son site : http://www.marielisemodat.fr/expo/expositions.html

 

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