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Tsilla's Univers
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7 mai 2014

Interview de Tsilla

 

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Tsilla est née le 21 mars 1962 à Marseille. Artiste polyvalente qui travaille avec différents matériaux mais principalement la peinture et les tissus...Son style est coloré, fantaisiste et personnel. Ses principales influences sont Klimt et Hundertwasser, mais ses tableaux sont aussi beaucoup hantés par l'esprit de Vian, Gainsbourg et de la musique pop-rock. Voici un portrait de cette artiste éclectique.

(PS : C'est en cherchant sur facebook une autre Tsilla, que Tsilla m'a contactée...Les hasards de la vie sont décidément riches de surprises!)

 

I-L'Artiste

 

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  1. A Quel âge avez-vous commencé vos activités?

 

Dès que j'ai pu tenir en mains crayons et feutres.. 4 ans ??

Déjà très attirée par les couleurs et le contraste..

Vers 6 ans, j'aimais aussi "fabriquer" des personnages... en papier ou en coquillages, ou en n'importe quoi qui me tombait sous la main...

Je peignais aussi les coquilles d'oeufs... j'en faisais des têtes de toute la famille...

J'étais aussi la préposée aux salades composées (quand on avait des invités) et à la déco de table... car j'en faisais "des oeuvres d'art"..(disaient-ils)

 

  1. Quelles ont été vos influences et quelles sont-elles aujourd'hui?

 

Je dessinais beaucoup de visages... et des kilomètres d'arabesques sur mes cahiers d'école.. beaucoup de noir et de blanc longtemps.. mais j'étais attirée par tout ce qui "claquait" en couleur..!!

 

Lorsque je me suis interessée aux peintres, j'ai adoré mes 3 K (comme je les appelais) , c'est-à-dire Klimt, Klee et Kandinsky.. ainsi que Hundertwasser et quelques autres... mais Klimt reste mon favori...

 

Aujourd'hui, j'adore l'Art Insolite ou Singulier.. il y a des milliers de talents... des farandoles de formes et de couleurs... des artistes libérés de tout carcan "d'art classique".. c'est souvent gai et profond en même temps.. et souvent de la pure expression, de l'émotion avant meme que d'etre "esthétique"..

 

Huile - une amie et sa fille - inspiré de Klimt

 

  1. Sur quels supports et avec quels outils aimez-vous travailler et quelle est votre technique de prédilection?

 

J'aime beaucoup changer de supports.. et c'est très cyclique.

Je plonge dans un univers et l'explore.. jusqu'à ce que j'en découvre un autre..!!

 

J'ai commencé très tot par le noir et blanc au crayon noir, fusain et encre..

Puis j'ai "osé" la couleur.. pastels secs et gras, peinture sur soie, sur verre, peinture acrylique et huile..

 

J'ai eu aussi une "période sculpture" (argile) représentant surtout des femmes..

 

Puis j'ai "plongé" dans les tissus (... je n'en suis toujours pas sortie !).

J'ai confectionné de nombreuses "lirettes" (tapis faits avec des tissus de récupération, dans le meme esprit que le patchwork); ainsi que des sacs en patchwork.

J'ai travaillé la laine aussi ( petits échantillons de laine récupérés çà et là) toujours dans l'esprit "couleurs et variations"..

 

A suivi la confection de poupées, toujours en tissus de récupération...

Je me suis amusée aussi à faire des poupées à l'image des personnes qui me les commandaient..!!

 

Ces derniers temps, je crée surtout des tableaux où je mélange plusieurs "techniques".. peinture, dessin et collages de tissus...entre autres..

 

 

  1. Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos œuvres ? 

 

Je n'ai pas fait les "Beaux Arts" malheureusement et heureusement.. je m'explique...

 

Malheureusement, car je manque cruellement de "réelle technique" (meme si j'en ai tout de meme acquises quelques unes ..) et je peux rester bloquée sur un détail (que je trouve mal fait ) pendant de longues périodes (??!)... alors qu'avec une technique efficace, 10 mn m'auraient peut-etre suffi..!!?

 

Heureusement... car cela m'a certainement évité un certain "formatage".. en effet, lorsque l'on apprend rigoureusement une technique, il est difficile d'aller en chercher une autre.. et je me sers donc du système D , qui peut avoir certains côtés maladroits, mais qui ouvre aussi une large "palette" de choix et de fantaisie..

 

 

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  1. Quels sujets aimez-vous traiter?

 

Mes sujets de prédilection restent les femmes, les visages, les yeux... les détails.. un détail est une petite "fracture" de quelque chose.. ou plutôt un fragment.. un "morceau"

D'ailleurs, dans mes confections en tissus, j'utilise beaucoup le patchwork et les lanières.. des "morceaux" de tissus.. en somme..!

 

Ensuite, j'aime beaucoup l'humour.. noir.. et cela peut se ressentir dans ce que je fais (comme dans ma relation aux autres d'ailleurs..)

 

  1. Quels sont vos projets?

 

Je vis l'instant présent.. et vogue là où le vent de la vie me mène..

Je n'ai jamais été très douée pour les projets.. qu'ils soient artistiques ou dans ma vie personnelle.. mais je suis attentive à ce qui se présente et enthousiaste pour tout nouveau projet..

 

En Décembre dernier, un livre devait être publié en hommage aux Rita Mitsouko, écrit par Fabrice Chichin (le frère de Fred) et illustré par des artistes d'art singulier dont je faisais partie.. ( malheureusement, la publication a dû être reportée...)

 

En ce moment, à court terme, j'ai une expo d'Art Insolite prévue, à Authon du Perche (près du Mans), début Juin (du 7 au 9).. Ce sera un joyeux festival de 3 jours, où sont aussi prévus du "Street' Art" (en direct live !), des soirées masques et musique (rock)...bref, un joli programme de réjouissances.. et nous espérons accueillir beaucoup de monde..!!

 

 

II-La Femme

 

 

Sheina et Zeppeline

 



1) Comment concilier passion et vie privée?

 

Ce n'est pas un problème.. ma passion fait intégralement partie de ma vie privée..

En fait, ma passion EST ma vie privée.. d'ailleurs, je mets de l'Art un peu partout dans ma vie.. dans ma maison, dans mes relations avec les autres, et meme dans ma vie professionnelle parfois..!!

 

  1. Quel a été votre parcours professionnel?

 

 

J'ai arreté mes études (d'infirmière.. je voulais voyager et travailler en meme temps !!) , pour me consacrer à l'art.. mais je ne voyais pas çà comme une "profession".. c'est-à-dire se faire connaitre, prospecter des galeries, des expos, etc.. bref vendre..!!

La création oui... vendre ? C'est un autre métier..!

 

Donc finalement, mes études d'infirmières (même "écourtées") m'ont permises d'assurer (approximativement) le coté alimentaire.. (sans les voyages !!).

Et c'est toujours le cas actuellement..

 

Mon intérêt (ma passion) reste dans la création, la découverte, le cheminement.. et c'est vrai que j'accorde (trop?) peu de temps à la vente.. malgré que ce soit aussi un moment d'échange souvent interessant..!

 

Heureusement, les gens s'interessent et apprécient ce que je fais et c'est souvent grace à eux qu'on me propose d'exposer mes oeuvres..

Les couleurs et la chaleur de mes créations génèrent un enthousiasme assez gratifiant et plutot encourageant..!

 

 

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  1. Quel est votre film préféré?

 

Sans hésitation... "Harold et Maud" le film américain.. (pas la pièce)

 

Il commence à se faire vieux.. mais ça m'arrivait de le regarder en boucle !!

C'est un film gai et profond en meme temps.. une superbe musique de Cat Stevens..Il est bourré d'une multitude de messages positifs et doublé d'un humour noir à couper au couteau.. Bref, tout ce que j'aime.. ( ingrédients et recette parfaite ) .. un vrai petit chef-d'oeuvre !!

 

  1. Quel est votre livre de chevet?

 

J'adore lire.. du moins j'adorais ( je trouve moins de temps aujourd'hui).

J'ai aimé beaucoup de livres, beaucoup d'auteurs (Steinbeck, Vian, Sartre, Barjavel, Lobsang Rampa et pleins d'autres..) et beaucoup de thèmes...

Ces derniers temps, je lis surtout des livres-récits, des témoignages..

Mais pour le rêve et l'imagination.. comme livre de chevet, je dirais "le matin des magiciens" de Louis Pauwels et Jacques Bergier.

 

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  1. Quel est votre plat préféré?

 

Un bon gros gateau à la crême.. et tout ce qui est mauvais pour la santé et les régimes.. (sauf la viande, je suis végétarienne.. et comme il se dit si bien ... : "les animaux sont mes amis, et je ne mange pas mes amis..")

 

  1. Quel est votre restaurant préféré?

 

Restaurant Pakistanais, égyptien, oriental en fait..

 

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Lien vers son blog : http://tsillalala.blogspot.fr/

Lien vers son facebook : https://www.facebook.com/tsilla.lalali

Lien vers notre interview croisée : https://www.facebook.com/notes/tsilla-etcetera/interview-crois%C3%A9e-tsilla-etcetera-tsilla-aumigny/10202341207432057 et http://tsillalala.blogspot.fr/2014/05/interview.html

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20 décembre 2016

Interview d'Amandine Weber

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Amandine Weber est une auteur née le 12 mai 1991 en région parisienne. Elle y passa dix-neuf années de sa vie avant de déménager dans le Sud (dans l'Hérault). Elle a ensuite été à Nîmes et habite depuis peu à Bordeaux. Titulaire d'un bac S, elle a intégré l'année suivante une classe préparatoire ECS avant d'entrer en école supérieure de commerce. Elle a ensuite abandonné ses études pour se consacrer à sa passion : l'écriture et le Théâtre. 

Amandine Weber entretient des liens privilégiés avec les membres de sa famille proche. Elle a une petite sœur de trois ans sa cadette et un petit frère qui a onze années de moins qu'elle.

Elle a eu un grave accident en compétition de judo (qu'elle avait gagnée par ailleurs) lorsqu'elle avait quatorze ans. Depuis, elle écrit. Son premier roman a été achevé alors qu'elle n'avait pas encore passé son bac. Cette passion ne la quitte plus, désormais. Elle est l'auteur de plusieurs fanfictions (en ligne sur fanfiction.net) et de nombreux récits qui n'ont pas été publiés à ce jour. Si La mélodie du destin est sa première publication, elle n'est donc pas son premier roman. Amandine Weber est notamment l'auteure de Mon Boss et moi, publié à Sudarènes Editions.

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A quel âge avez-vous ressenti le besoin d’écrire ?

Depuis mes quatorze ans, après un grave accident que j’ai eu. Je suis restée longtemps allongée sans pouvoir bouger.

Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Mes sources d’inspiration pour cette histoire ont été Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell et Orgueil et Préjugés de Jane Austen.

Comment conciliez-vous votre passion et votre vie privée ?

La conciliation entre ma vie privée et ma passion ne pose pas trop de problème, tout le monde s’en accommode. Là où ça devient plus difficile, c’est de concilier ma passion avec mes études. Par moment, j’ai tendance à trop laisser parler ma passion ! Il faut alors que je me restreigne et c’est ce qui est parfois difficile.

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° siècle ?

L’image de la femme du 21ème siècle ? Vaste question… A défaut d’avoir une image réelle, je dirais que la femme a plutôt un autre regard, sur elle-même et sur le monde. La femme peut maintenant faire ce qu’elle veut, dire ce qu’elle veut. Elle n’est plus entravée par les hommes. Il demeure certes des inégalités, mais, pour ma part, je pense que ça restera ainsi tout simplement parce que les hommes et les femmes sont différents. Comment rendre quelque chose de différent égal ? Impossible !

Enfin, tout cela pour dire que la femme d’aujourd’hui est tout simplement… libre ! A elle d’en jouir comme elle l’entend.

Affichage de 258087_2154458901273_1240451565_32637592_3098210_o.jpgPartagez-vous avec vos proches ce que vous écrivez ?

Oui ! Ma mère est ma première « fan ». Elle est celle à qui je passe tout ce que j’écris. Quand je commence une histoire, elle la lit avant qu’elle soit terminée pour me donner son avis. C’est ma maman d’ailleurs qui m’a poussée à publier. Sans elle, j’aurais sans doute tout gardé pour moi.

Comment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ?

Je pense que mon style est plutôt romantique. Ce romantisme qui me manque dans le vie, je le compense dans les écrits. Les livres sont faits pour rêver, je pense. Ainsi, je veux quelque part vendre du rêve.

Mon style ne doit pas beaucoup s’être transformé avec les années même si je pense mieux écrire qu’au début, ce qui est logique à force d’entraînement me direz-vous !

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos ouvrages ?

Comme tout le monde, il y a des moments où j’ai le syndrome de la page blanche. Je peux rester des jours sans écrire une phrase parce que je cherche comment poursuivre mon histoire. Non que j’ignore ce qu’il va se passer (encore que…) mais je ne sais pas comment le mettre en page.

Sinon, le plus difficile est sans nul doute le début de l’histoire. Il faut mettre la situation en place ainsi que le contexte et les personnages… tout en étant déjà dans l’action.

Quelle lectrice êtes-vous ?

Je lis pas mal quand même. Malgré mes études et l’écriture, je dois lire en moyenne un livre par semaine. Par moment je vais lire des histoires d’amour puis le lendemain je vais être tenté par un thriller ou de la science fiction. Par contre, je n’apprécie pas vraiment les romans policiers.

Affichage de 25122011.jpgQuels sont vos projets littéraires (ou autres) ?

Pour les projets littéraires, je vais bientôt être publiée alors je vais me concentrer là-dessus pour le moment. J'écris actuellement une websérie, et devrais tourner prochainement dans deux longs métrages.

Quels sont les acteurs que vous choisiriez pour interpréter vos personnages et à qui confiriez-vous la réalisation ?

Question difficile, il me faut y réfléchir sérieusement… mais ça serait une production sans doute américaine…

Pour les personnages principaux :

Lord James Darcy : Ashton Kutcher (peut-être…)

Lady Ellen Darcy : Chloë Moretz (en version blond vénitien)

Lord Edward Darcy de Hasbury : Hugh Jackman

Miss Angélique Beckett : Hayden Panettiere (mais il faudrait la teindre en brune...)

Mr Ashley Beckett : Chace Crawford

Miss Margaret Mitchell : Lily Collins

Mrs Anne Beckett : Nicole Kidman ou Cameron Diaz

Miss Georgiana Beckett : Taylor Momsen

Réalisation : aucune idée, je n’y connais rien en réalisation !

Interview d'Amandine Weber-Tsilla's univers

Quel est votre livre de chevet ?

En ce moment, c’est la sage de l’Epée de Vérité de Terry Goodkind

J’en suis au sixième tome, l’Empire des Vaincus

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages qui vous ont marqués ?

En premier, je répondrais tout de suite Louis XIV tout simplement par son règne mais surtout pour le château de Versailles ! Je compte en faire ma demeure principale plus tard !

Ensuite, la reine Victoria, cette femme m’impressionne et je l’admire.

Quels artistes vous touchent le plus ?

J’adore Michael Gregorio qui fait des imitations de chanteurs, je trouve son talent incroyable.

Sinon, deux artistes qui me touchent le plus sont Edith Piaf et Francis Cabrel. Rien de très récent je vous l’accorde.

Quel est votre plat préféré ?

Depuis que je suis petite mon plat préféré est le filet de sole avec une sauce beurre-citron accompagné d’épinard à la crème.

Quel est votre restaurant préféré ?

Mon restaurant préféré est un restaurant gastronomique qui se trouve près de chez mes parents, il s’appelle l’Harmonie.

 

Liens vers ses fanfictions :

http://www.fanfic-fr.net/fanfics/auteur/Abie/18848.html

https://www.fanfiction.net/u/4377134/Abie-Mendawner

 

30 mars 2018

Interview d'Inma Abbet

Interview d Inma Abbet tsilla s univers (02)

Inma Abbet a été licenciée de Lettres Modernes. Elle a étudié à l'Université de Strasbourg II. D'abord enseignante, puis traductrice, elle s'est lancée dans les arts plastiques vers l'âge de trente ans, sans toutefois abandonner sa passion des livres. 

Auto portrait, 2007

1) A quel âge avez-vous commencé vos activités?


Je dessine depuis que je sais tenir un crayon en main, ce qui a dû arriver vers l’âge de deux ans. Plus sérieusement, j’ai pratiqué le dessin et la peinture pendant longtemps, comme une chose naturelle, sans penser en faire un métier. J’accrochais mes dessins chez moi ou les offrais à des amis. Plus tard, lorsque j’habitais déjà en Suisse, à l’âge de trente ans environ, j’ai eu la chance de croiser des personnes qui m’ont fait confiance pour exposer mes dessins et tableaux. Puis, j’ai réalisé quelques illustrations, dans un cadre professionnel. Une deuxième exposition s’en est suivie il y a un mois, en France, et une troisième aura lieu en décembre prochain, de nouveau en Suisse. Cependant, ce n’est que tout récemment que j’ai décidé de m’accrocher à ce train, de continuer à ce rythme. J’ai une formation littéraire, avec une licence de lettres modernes : je me suis orientée d’abord vers l’enseignement, puis vers la traduction, que je pratique encore. À présent, j’écris beaucoup, et je continue de tenir un blog dédié à mes lectures. J’essaie de suivre ainsi ma vocation double, la peinture et l’écriture.


Portrait à la tresse

2) Comment concilier passion et vie privée?


Pour qu’il y ait la souplesse nécessaire, il faut beaucoup de liberté et d’indépendance au sein du couple et de la famille. Il s’agit, non seulement de la fameuse « chambre à soi », mais aussi d’un temps qui n’appartient qu’à nous, de moments de réflexion et de solitude qu’il faut pouvoir aménager, car le temps n’est jamais gratuit. J’ai la chance infinie, pour ces questions-là, d’être très bien entourée. Mes passions sont bien accueillies.


Interview d Inma Abbet tsilla s univers (03)

3) Comment définiriez-vous votre style et s'est-t-il transformé au fil du temps?


J’aime les lieux mystérieux, les lumières incertaines, les heures bleues… J’ai voulu refléter cela à plusieurs reprises. Ensuite, je me suis intéressée aux lignes droites, aux figures géométriques que l’on peut dégager de certains paysages des Alpes, une sorte de grandeur glacée dont j’ai essayé de garder la trace en utilisant un style qui m’est propre, qui ressemble par certains côtés au cubisme, mais en intégrant des éléments figuratifs. J’admire toujours la finesse du dessin classique, qui exige une discipline particulière, et j’aime aussi les couleurs contrastées, le fait qu’une seule nuance, ou un ensemble de nuances, puisse attirer et concentrer le regard du spectateur sur la toile ou le papier, en particulier dans les compositions abstraites.


Interview d Inma Abbet tsilla s univers (04)

4) Sur quels supports et avec quels outils aimez-vous travailler et quelle est votre technique de prédilection?


Le papier et l’eau sont les bases pour moi. Ce sont les deux éléments qui m’inspirent le plus, parce que la nature du papier, sa composition et sa texture, peuvent avoir une grande influence, parfois inattendue, sur l’aspect final d’une œuvre, sur la façon dont les pigments sont absorbés… Sans oublier que l’œuvre sur papier n’est jamais achevée, car le support reste fragile, se modifiant inévitablement avec le temps. Ces changements peuvent affecter les couleurs, les rendre plus pâles ou plus ternes. L’eau est tout aussi importante, pour diluer les pigments. J’utilise principalement des crayons aquarellables, mais également de la peinture acrylique, du pastel, de l’encre et de la gouache. Il m’arrive de mélanger tout cela dans un unique dessin pour créer certains effets.

Les paillons, crayon sur papier, 2017

5) Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos œuvres ?


Je dispose d’un espace suffisant pour peindre, et d’un bureau où je peux travailler et écrire… Mais je finis par utiliser la table de mon salon comme table de dessin, parce que la lumière y est meilleure, et je suis en compagnie de mes deux lapins, avec le désordre conséquent, car l’espace de travail d’un artiste est rarement bien rangé. Dans une phase ultérieure, il y a aussi d’autres problèmes pratiques, comme la gestion du temps et des œuvres exposées. Préparer une exposition, envoyer des tableaux, s’assurer qu’ils arrivent à destination, prendre en charge les différents frais, faire connaître un évènement, vendre des œuvres… On se retrouve vite à jouer plusieurs rôles pour lesquels on n’a pas forcément l’expérience nécessaire, et on apprend sur le tas, à partir des petits échecs, à prévoir des difficultés majeures.


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6) Quelles ont été et quelles sont vos sources d'inspiration?


La couleur des bulles de savon ! Ce n’est pas une plaisanterie. J’ai souvent regardé avec la plus grande attention ces détails infimes : le rayon de soleil qui traverse la poussière, la bulle de savon qui, avant d’éclater, reflète les couleurs de l’arc-en-ciel, les nuages du soir qui se teintent de rose vif à l’approche de l’hiver… Ce qui rend ces expériences visuelles précieuses est la conscience de leur caractère éphémère. Les impressions sont certes fugaces, mais l’idée qu’elles continuent à briller longtemps après leur disparition me paraît très séduisante. Je dirais que ma source d’inspiration est cette trace éphémère qui, loin d’être oubliée, réapparaît de manière tenace dans le souvenir et le rêve. Cela peut être le regard d’un animal familier, ou le rire d’une personne aimée, une chanson que l’on croyait perdue, ou une promenade nocturne dans Florence ou Barcelone. Des associations de lumières, de couleurs, de parfums…

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7) Quels sont vos projets ?

Dans le domaine artistique, je réalise depuis quelque temps des collages dans lesquels j’insère des poèmes. C’est ma façon personnelle de faire appel à plusieurs sens, de combiner la peinture et l’écriture. Aussi, J’ai également dessiné des motifs destinés à être imprimés sur des tissus et dessiné des vêtements et des modèles de lingerie. Je suis en train de développer certains d’entre eux.


8) Quel est votre livre de chevet ?
J’hésiterais entre De l’amour de Stendhal et les Fictions de Borges.


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9) Quels artistes vous touchent le plus?

Souvent, ce sont ceux qui se sont écartés des sentiers battus, et qui ont développé un imaginaire étrange et hors du commun, à partir d’une base classique. Des maîtres du dessin qui ont mis beaucoup de poésie dans leurs traits. Paul Klee est de ceux-là, mais aussi Mervyn Peake, Andrew Wyeth, M.C. Escher… Pour des plus anciens, mes goûts sont multiples, allant de la peinture japonaise aux maîtres du Trecento, en passant par le charme des Préraphaélites, d’un Vermeer ou d’un Véronèse.

10) Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° ?

Aujourd’hui nous avons des possibilités de développement incroyables et un niveau de confort sans aucune mesure avec celui de nos aïeules. À nous de nous servir à bon escient des technologies qui nous simplifient la vie, nous permettent de nous épanouir et de profiter des forces et des atouts qui nous sont propres. Pour moi, la meilleure image de la femme, à n’importe quelle époque, est celle d’une femme forte et libre. J’ai toujours personnellement vu les différences avec les hommes comme une source de richesses, et préféré la liberté à l’égalité.

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11) Quel est votre plat préféré?

J’aime le chocolat, sous toutes ses formes et couleurs.


12) Quel est votre restaurant préféré?


Pour des raisons sentimentales : la Brasserie du Grand Chêne du Lausanne Palace.

sa page facebook : https://www.facebook.com/InmaAbbetDessinPeinture?fref=ts

son blog sur la littérature : http://inma-abbet.blogspot.fr/

 

7 juin 2014

Critique Les montagnes chantaient la liberté Hélène Legrais

Source: Externe

Résumé :

Font-Romeu, 1943. Fuyant Paris occupé, Amédine a interrompu ses études à la Sorbonne pour retourner chez ses parents à Perpignan. Pour essayer de canaliser son caractère indépendant et passionné, ceux-ci l’ont envoyée chez son grand-père adoré à Font-Romeu, station climatique pyrénéenne huppée, dont l’établissement emblématique, le monumental Grand Hôtel, a été réquisitionné par la Wehrmacht pour en faire un hôpital. Prêtant main-forte à sa tante qui tient un salon de thé, Amédine y retrouve, malgré l’omniprésence des uniformes vert-de-gris, l’ambiance des vacances de son enfance, renoue avec un ancien camarade de jeu, Vincent, le fils du charcutier. Dans le village, on leur prête une romance mais Amédine a d’autres préoccupations. Elle a besoin de se sentir utile. Elle s’engage au sein d’une filière d’évasion vers l’Espagne. Au nombre des fugitifs, de nombreux juifs fuyant les persécutions nazies comme le petit Tenenbaum qui deviendra plus tard Jean Ferrat, et soudain, à sa grande surprise, Daniel Meyer, un étudiant dont elle était follement éprise à Paris…

Née à Perpignan, journaliste à France Inter puis à Europe 1, Hélène Legrais est actuellement chroniqueuse sur France Bleu Roussillon. Avec cette passion communicative qui la caractérise, elle nous fait revivre le destin d’une de ces héroïnes anonymes de la Résistance qui sacrifièrent leurs rêves de femme pour sauver des innocents des griffes des bourreaux.

 

Critique : 

Commençons cette critique par l'un des seuls points négatif de ce livre : sa couverture absolument déguelasse. Venant moi-même d'organiser un concours de graphisme pour la mienne, je suis étonnée par ce travail clairement réalisé avec les pieds. Tout d'abord, si vous êtes allés ou si vous habitez dans les Pyrénées Orientales, vous pourrez remarquer que ce paysage montagnard est alpin, ou juracien à la limite...Mais pas du tout pyrénéen. Pourquoi ce léger détail est-il si désagréable? Quand vous lirez les descriptions d'Hélène Legrais, vous aussi, vous vous direz que ses écrits doivent trouver un écho graphique : non seulement le pays est superbe, mais la description lui fait honneur. Sur ce, je propose au graphiste de coller une belle plage de Normandie sur la prochaine affiche promotionnelle de Plus belle la vie. 

De plus, le roman se déroule plutôt en période printanière et estivale (la neige ne venant que tardivement...) donc la couverture est d'autant plus inadéquate d'un point de vue temporel. Ok. La montagne, la neige, ça vous gagne. Cependant, Amédine, Vincent et les autres ne se déplacent pas en skis et en raquettes dans les plaines verdoyantes (ou alors ils auraient des drôles de loisirs). 

Quand aux deux allemands posés sur la neige et dont la tête touche presque les fenêtres (mesurent-ils 3 m10?), je n'ai rien d'autre à dire sinon : sérieux? Même à l'époque de mes quatorze ans, quand je faisais des montages avec photophiltre, c'était plus crédible (et pourtant...). 

Et pour donner un aspect "vieillot" au tout : tada, une ptite touche de colorisation marron qui fait même pas "genre vieilli" mais juste "genre j'ai essayé de donner un aspect de l'époque mais j'étais tellement sous-payé que j'ai eu la flemme de bien faire mon travail". 

Je n'ai qu'une seule proposition à faire : Graphiste, "Au bûcher!" Et éditeur qui accepte ce genre de travail qui le propose à l'écrivain en lui disant "trop tard, t'as plus le choix!" : bin, "Au bûcher" également. Un livre est un bonbon ; quand le goût est délicieux, il mérite un emballage digne de ce nom. 

Voilà. 

Sinon la pagination est réalisée de façon tout à fait correcte, et la qualité du papier est excellente. 

Passons à présent au contenu du roman, son écriture, et ses personnages. 

L'écriture est si fluide que j'ai eu du mal à m'arrêter. Dévorer cent pages d'une seule bouchée, sans s'arrêter, sans avoir le temps de prendre mon souffle : voilà qui fut fait. Je ne me suis pas ennuyée : il y a de l'action, et surtout du rythme. Je me suis laissée portée par l'écriture, j'étais dans Font-Romeu, au coeur de cette "drôle de guerre", je côtoyais les personnages. Le récit, le paysage, les anécdoctes : tout est vivant. 

L'Histoire se mêle avec l'histoire du roman, sans donner pour autant un caractère pompeux ou trop savant. Je propose qu'on mette "Les Montagnes chantaient la liberté" au programme des troisième en Histoire ; ce sera toujours plus palpitant qu'un paragraphe dans un manuel scolaire. Hélène Legrais décrit avec précision ce qu'était la vie quotidienne de Font-Romeu à cette époque ; un pari difficile, mais gagné. 

De plus, l'écriture est tellement accessible et savoureuse que l'on s'imaginerait presque pouvoir écrire ces lignes. Les phrases ne contiennent jamais que le "sujet-verbe-complément". Sous une apparente simplicité, elle recèle et relève d'une complexité étonnante. Tout est dans le dosage de l'intensité et du rythme. Elle a aussi une profondeur psychologique presque palbable : on connaît le caractère des personnages non seulement par les descriptions, mais aussi par leurs paroles et par leurs actes. 

J'ai adoré détester certains personnages (Léonie, ou encore les collabos ou des juifs); j'ai aimé en adorer d'autres (Amédine, Daniel et Vincent). 

Toute l'histoire découle des personnages : de leurs caractères, de leurs désirs, de leurs défauts...Et plus particulièrement, du personnage principal. Amédine, une jeune femme intelligente, à la fois "lumineuse et douleureuse", est une héroïne malgré elle. Elle s'engage dans la résistance et sauve d'autres personnes. De bout en bout elle apparaît comme inadaptée à la société : elle brille tellement par son intelligence qu'elle en devient éblouissante. La fin, loin d'être heureuse ou fataliste, est tout simplement réaliste. Elle tire à boulet rouge sur l'incapacité d'accepter la différence ; en temps de guerre ou non. 

Les Montagnes chantaient la liberté est l'un des livres à avoir dans sa bibliothèque, et surtout, à avoir lu. 

15 juillet 2014

Interview d'Api

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Api ou Marion Pernette de de son vrai nom, est une jeune étudiante en école d'infirmière, fan d'Harry Potter. Elle écrit non seulement des fanfictions, mais dessine et peint également. Elle propose même aux autres membres d'illustrer leurs écrits avec ses créations graphiques. Portrait de cette jeune fille dont le style littéraire et graphique est teinté de poésie...

I L'artiste

A Quel âge avez-vous commencé vos activités?

  • J'ai toujours dessiné, écrit ou peint. Ça remonte à très très loin dans le temps et ma première histoire s'appelait « Les vacances de Marion », un truc hyper introspectif. Et mes premières œuvres son cotées quelque part dans le grenier mais j'ai toujours aimé ça.

Quelles ont été vos influences et quelles sont-elles aujourd'hui?

  • Mes influences... Pour ce qui est du dessin/peinture, je pense que je le dois a ma mère qui fait aussi pas mal de peinture, a mes lectures aussi, a mon imagination surtout. J'ai eu une période manga bien sur et j'ai suivi des cours de peinture et de dessin a onze ans. J'aime beaucoup les peintures historiques mais je pense que je me rapproche plus des illustrations de bd. Mais ça dépend. Je m'étale peut être un peu là non ?

    L'écriture, mon influence c'est tous ces livres que j'ai pu lire et qui m'ont donné envie d'écrire à mon tour. J'adore ça, inventer des histoires, m'imaginer d'autres mondes, d'autres époques, des costumes. Chez moi l'écriture et le dessin ça va ensemble.

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Quels sont vos supports et quelles sont vos techniques de prédilection?

  • Je travaille essentiellement sur feuilles canson plus ou moins épaisses. J'ai une petite préférence pour les esquisses au simple crayon de papier ou je fais beaucoup de portrait. Sinon, l'acrylique est mon amie pour ce qui est de la peinture, même si j'ambitionne de ma lancer dans un carnet de voyage en aquarelle. Et je me suis lancée il y a peu avec la colorisation sur photoshop. Je tâtonne encore mais ça me plaît pas mal, excepté le fait que mon logiciel est d'après guerre. Bref, je touche a tout ce qui se présente.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos œuvres ?

  • Les difficultées... Je pense que c'est surtout que je suis freinée par mon manque de connaissances techniques. Des bases quoi. Et puis je suis une trouillarde notoire concernant la mise en couleur alors souvent ça me freine aussi. Mais la technique surtout.

    Pour ce qui est de l'écriture, c'est que je ne fini que très rarement ce que je commence. C'est un vilain défaut d'ailleurs.

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Quels sujets aimez-vous traiter?

  • J'adore les portraits, les personnages. J'aime essayer de reproduire des expressions, des émotions même. Les paysage j'aime beaucoup mais je m'en sors nettement moins bien.

    Concernant l'écriture, je suis une grande amatrice de récits sur fond historique, mais les histoires de vies m’intéressent beaucoup également. Bref, j'écris ce qu'il me passe par la tête et j'ai découvert il y a peu les fanfictions (je sais pas s'il faut le mettre?) alors je m'amuse de temps en temps.

Quels sont vos projets?

  • Mes projets ? J'aimerais comme tous les écrivaillons, en venir a faire comme toi et être publiée bien sûr. Le graal. J'essaye de trouver le temps d'écrire quelque chose d'entier, c'est pas facile mais je suis bien motivée, reste a trouver LA bonne idée.

    Pour le dessin/peinture, je ne pensai pas être si appréciée avant de proposer de réaliser des commandes d'illustrations pour fanfictions. Je ne sais pas si c'est assez bon pour être plus que de l'amateurisme mais en tout cas, je suis prête a participer au concours pour ton prochain livre :P

 

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II La femme

Comment concilier passion et vie privée?

  • J'ai du mal j'avoue. Mais je trouve quand même le temps donc c'est faisable. J'écris n'importe quand, je bosse de temps en temps, je griffonne dès que j'en ai envie et n'importe où et je sors dès que j'en ai l'occasion. Je ne suis pas un modèle de droiture en fait.

Quelle formation avez-vous suivie et quels sont vos projets?

  • Ça va être très rapide. J'ai passé un bac scientifique et j'ai enchaîné avec deux ans de médecine pendant lesquels j'ai stoppé a peu près tout ce que j'avais en cours parce que la pression, la quantité de travail... Et puis finalement, je me suis dirigée vers les études d'infirmière ou je suis actuellement dans ma première année.

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Quel est votre film préféré?

  • Oulala mais c'est très difficile comme question ça ! J'ai le droit de dire joker ? Non mais j'aime énormément Lady Jane (avec Helena Bonham Carter) qui me fait pleurer à chaque fois, La liste de Schindler, Le premier jour du reste de ta vie, Joyeux noël, 4 mariages et un enterrement (eh oui, Hugh Grant que veux-tu)...

Quel est votre livre de chevet?

  • En ce moment c'est Love letters to the dead d'Ava Dellaira. Il est stupéfiant ce bouquin. Mais autrement j'ai personnellement beaucoup d'attachement pour No et moi de Delphine De Vigan.

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Quel est votre plat préféré?

  • Les palourdes de ma grand mère. Le septième ciel est tout près je te jure.

Quel est votre restaurant préféré?

  • Pom'poire a Azay-le-Rideau. Il m'a marqué celui là, même si je n'y suis pas retournée depuis.

Ses fanfictions : http://www.hpfanfiction.org/fr/viewuser.php?uid=69258

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7 juillet 2014

Interview de Narusan

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Connu sur youtube sous le pseudonyme de Narusan, et anciennement, Aliexfaitdesvideos, ce jeune homme de 16 ans a déjà dépassé les 500 abonnés sur youtube. Ses principales inspirations sont les mangas, les autres youtubers, ainsi que les jeux vidéos en ligne et des romans tels qu'Harry Potter et Percy Jackson. Portrait de ce jeune homme à découvrir...

 

I-L'artiste

 A Quel âge avez-vous commencé vos activités?

Mes premières vidéos date de 2012 j'avais 14 ans et c’était nul, maintenant j'ai 16 ans.

 

Quelles ont été vos influences et quelles sont-elles aujourd'hui?

Petit je regardais Naruto sur France 3 et cartoon network et maintenant, je regarde Naruto Shippuden sur Game One et J-one *rire*, Bleach, d’autres manga : des Seinen, du Shonen, du Hentai *rire* Les romans, tel Percy Jackson et Harry Potter, et la culture video ludique, je suis un geek & otaku. Sur mon travail, cela apporte des vidéos  telles que Collissimo no desentsu, montage fait à partir de vidéo du jdg (joueur du grenier), une retouche d'image pour une parodie de dragon ball par state alchemist, les abréger viennent parce j'ai lu les Harry Potter à partir de la série abrégée,  j'en ai fait un film. Toutes mes vidéos ont un rapport plus ou moins proche entre elles.

 

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos œuvres ?

 Pendant l'élaboration de mes vidéos, que ce soit les let's play, ou les montages ce qui est compliqué,  c'est mon matériel de merde ^^ et le manque de temps, et d'internet la semaine.

 

Quels sujets aimez-vous traiter?

 Ce que j'aime traiter c'est ce qui est marrant , manga , etc ^^

 

Quelle est votre technique de prédilection?

Ma technique de prédilection ? EUH… le maniement de la souris *rire* je me sert de sony vegas pro 12 en 64 bit et fraps ^^ et c'est souvent de l'improvisation.

 

Quels sont vos projets?

 Mes projets professionnels sont : le let's play a plusieurs, un tournois des abonnés et de ma guilde (hors camera) sur saint seiya brave soldier, une faq, les chevaliers du zodiaque abrégé  (nom non définitif) , Harry Potter 4 abrégé , kingdom hearts 2 abrégé. Et un projet top secret.

 

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II-L'homme

 

Comment concilier passion et vie privée?

EUH ^^ c'est pas facile, d’où le problème du temps, disons que je suis trop sur ma passion, malheureusement pour les autres.

 

Quelle formation avez-vous suivie et quels sont vos projets?

 Je suis en bac technologique hôtellerie restauration, mais je ne compte pas rester dans cette filière après le lycée.

 

Quel est votre film préféré?

 Mon film préféré c'est tron l’héritage ^^

 

Quel est votre livre de chevet?

 Mon livre de chevet, eh bien,  j'en ai quatre en ce moment :  Love Hina tome 5, Gamaran tome 1 , Naruto tome 59 et Bilbo le hobbit.

 

Quel est votre plat préféré?

Les lasagnes et la purée ^^

 

Quel est votre restaurant préféré?

Mondo pizza : les meilleure pizza livrées du monde ^^

 

*Ses comptes youtube :

https://www.youtube.com/playlist?list=UU5KmSWQWo5mprMTnw0XRlVQ

https://www.youtube.com/user/StormYume/videos

https://www.youtube.com/channel/UCsxkBF0bPeu10qrmfHLNpVA

*Son compte facebook : https://www.facebook.com/pages/Narusan/335602959815788?fref=ts

 

10 septembre 2016

"Avoir 20 ans"

Voici les textes sélectionné dans le recueil "Avoir 20 ans", rédigés en 2011-2012.

Le thème est simple : qu'est-ce qu'avoir 20 ans aujourd'hui, hier ou demain? En voici quelques uns. Bonne lecture!

Ces textes publiés sont portégés.

 

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Le sac d'un manifestant de 20 ans

Un sandwich au thon, un briquet, une bouteille d’eau fraîche, quelques slogans, quelques chants, un paquet de cigarette écrasé, un billet de 10 euros échappé d’un porte-monnaie, des pétitions, en vrac, des tracts, des idées pour reconstruire le monde, un porte-monnaie, des stylos sans capuchon, du carton, des autocollants «Contrat Précarité Extrême » , « Chirac, Villepin et Sarkozy, votre période d’essai est finie », un porte-voix, un portable, des rêves, un plan de métro de la ville de Paris, le programme de son parti, une utopie. Une carte du parti communiste, une carte d’identité.

 

Rythes et Itinéraire d'un adolescent

Il ouvre les yeux, en les gardant fermés. Puis, il se prépare. Et merde, encore une journée. Il s’observe curieusement dans le miroir. Il croit être son image, ses reflets. Il part de chez lui, à vélo, en bus, à pieds. Il se remémore toutes les matières de la journée. Il inventera encore une excuse pour son devoir inachevé. Des excuses. Il « tape la bise aux potes » devant le lycée. Aujourd’hui, cette jeune fille a mis un joli décolleté. Il demande la salle où il va s’ennuyer. Il avance, tête baissée. Il entre en cours à reculons. Il va directement s’asseoir au fond. Il regarde par la fenêtre et il semble attendre que le temps s’efface. Comment pourrait-il se sentir à sa place ?

(A la sonnerie, il se précipite dehors. Il allume sa première cigarette de la journée. Elle dépose sur ses lèvres un goût amer, entre deux bouchées de fumée. Il respire cette petite mort, il faut bien mourir un jour, autant la choisir. Il a commencé comme

tout le monde, pour paraître plus grand qu’il ne l’est, se donner un style, comme il dit. Il discute, il rigole, puis à la fin de cette parenthèse, il doit tout recommencer. Putain, ça fait chier.)

Après la sonnerie tant attendue, la cohue commence. Sortir, enfin.

Il retourne chez lui, en traînant le pas. Il mange des repas mal décongelés. Il fume encore une fois. Il part encore. A l’entrée, tout recommence. Il croise une amie, et lui raconte une histoire banale qu’il a dramatisée. Elle l’écoute avec attention, le conseil, le console. Elle sera toujours là pour lui, il le sait. Sa vie est tragique. Il est son propre personnage. Il traverse une crise de l’existence, personne ne le comprend. Personne, même pas elle, qui le regarde, droit dans les yeux. La sonnerie retentit. Allons-y !

Il s’enfonce dans les couloirs, jusqu’à atteindre la salle des profs. Il donne un devoir avec quatre jours de retard. Son ordinateur était en panne, vous comprenez ? Il retrouve ensuite ses potes, avec qui il se moque du monde. Serait-ce l’émergence de l’ironie ?

Puis, tout recommence. Tout recommence toujours. Existe-t-il un point final à cette période de merde dans la vie ? Il assiste enfin au dernier cours de la journée. Il dessine, fait des sudoku, des mots fléchés. Cinq lettres pour un roi célèbre...Charlemagne, ça ne rentre pas. Plus que quelques années à tirer, plus que quelques minutes avant la liberté. Ses yeux sont fixés sur le cadran de son portable, comme si le temps, en le regardant, allait s’éclipser. Il sort. Enfin. Il fume encore, mais pour s’évader. Il s’attarde avec quelques potes devant le lycée. Il rentre, fatigué. Il s’est « tapé des barres ».Il rentre chez lui. Il pose son sac sur la rambarde, son manteau sur le canapé, ses pieds sur la table. Il se fait gronder. Il dit que ce n’est pas de sa faute aussi, putain, il est fatigué, fais pas chier ! Il se sent agressé. Ses bras font barrage sur sa poitrine, sa figure se décompose. La tension monte. Elle lui crie qu’elle est sa mère, qu’il doit la respecter, qu’il ne faut pas lui parler comme cela. Mais pour qui tu te prends ?

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Il monte l’escalier, entre dans sa chambre s’enfermer. Il poste sur le net, les dernières photos de sa soirée trop arrosée. Il passe le temps, le dépense. Il envoie des textos : « cc ca vas toi ? Lol ». Il se fait appeler pour dîner. Il crie qu’il arrive, et il continue tranquillement sa discussion. Il se fait disputer. Il mange en silence. Il débarrasse la table. Il monte s’enfermer encore. Il fait ses devoirs à l’arrachée, Platon, il n’a pas tout « pigé ». Il lit. Il envoie un dernier texto. Il éteint, en pensant que demain tout va recommencer. Il s’endort. Il rêve. Au fond, il attend un ciel un plus dégagé.

Illusion (parler de ses 20 ans avec des infinitifs) :


Étudier.

Étudier, étudier, étudier, prendre le bus, prendre le train, marcher, courir, travailler, manger, dormir.

Rêver.

Étudier, travailler, dorm...travailler, prendre le train, courir, manger, courir, mémoriser, fermer les yeux, et...dormir. Se réveiller. Essayer de se rendormir. Avoir mal. S’étirer. Dormir, se réveiller. Petit déjeuner, et...

étudier, étudier, étu...STOP !

Penser, être, Se construire ?

Éclater, se rompre, vouloir tout quitter, partir. Partir. Mais, affronter, positiver, dédramatiser, trouver et embellir. Profiter. Prendre conscience.

Vouloir se construire.

Projeter, vouloir devenir, être et avancer. Penser. Réfléchir. Se donner un sens.

Oublier, pardonner, sourire, rire, pleurer, tout lâcher, se défaire, encore dépendre, se satisfaire, tomber amoureux, vouloir être heureux, apprendre, connaître sans jamais savoir, dire bonjour, au revoir. Passer, dépasser, se surpasser. Vouloir se libérer. Attendre. Expérimenter, essayer, tenter, se lancer. Comprendre.

Vouloir vivre...

Vivre.

 

10 novembre 2016

Interview de Catharina Elisabeth

 

Credits Photographe : Fënaro Art, modèle Catharina Elisabeth

Biographie :


Diplômée d'un Bac L et d'une licence de Lettres Modernes, Catharina Elisabeth a participé a plusieurs ateliers d'écriture. Ses premiers poèmes datent de 2002, et elle a publié ses écrits sur des forums. L'un de ses textes a été publié sur le webzine "Mort sûre", et d'autres, dans le receuil "Avoir 20 ans" de l'Université Versailles St-Quentin. Elle a ensuite obtenu un master. En 2012, son premier recueil poétique Les larmes d'un mensonge a vu le jour sur papier. Elle est également modèle amateur pour de nombreux photographes.

 
A quel âge avez-vous ressenti le besoin d’écrire ? 
hmm...vers l'âge de douze ans j'ai commencé à écrire dans mon journal intime et j'ai fait mon premier poème...J'ai vraiment commencé à écrire à l'âge de 16-17ans, période difficile de ma vie.
Quels ont été vos sources d’inspiration ? 
La colère, la peine, la douleur, l'amour déçu, l'amitié...l'adolescence a pu être le fruit d'une grande inspiration...
 
Comment conciliez-vous votre passion et votre vie privée? 
Pour ce qui est de l'écriture j'écris pour évacuer les souffrances dont je n'arrive pas à me débarrasser donc ça ne pose pas vraiment de problème puisque j'écris sur l'instant.

Crédits Photographe : Fënaro Art Visual ArtistModèle : Catharina ElisabethBijoux : Amandine L'Encharmée Création de BijouxStylisme : Milu Naire

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° siècle ? 
Bonne question, de nos jours l'image de la femme a de nombreuses facettes, j'ai l'impression qu'elle est tantôt vue comme un objet, ou du moins un être superficiel ne servant qu'à assouvir les fantasmes des hommes, tantôt elle se retrouve à être une manipulatrice de première catégorie, tantôt comme un être fragile à protéger...Je dirais que cette image est très controversée. Sans doute à cause des médias, les clips musicaux, les films...
 
Partagez-vous avec vos proches ce que vous écrivez ? 
ça dépend, soit j'ai écrit quelque chose pour quelqu'un alors je lui donne directement, soit je le montre à une ou deux personnes qui aiment ce que je fais...Sinon quand j'estime que c'est simplement pour me libérer  et qu'il s'agit de quelque chose de trop personnel je garde ce que je fais pour moi.
 
Comment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ? 
Mon style est plutôt...poétique ? :) en fait cela dépend de mes humeurs, je peux écrire des histoires comme des poèmes et ce que j'écris peu être autant cruel que remplit d'amour (souvent déçu en fait), emplit de colère ou de passion...Je parle souvent du désespoir avec une teinte d'espoir en fait. Est-ce qu'il a évolué, oui, disons que j'ai appris à écrire d'une certaine manière que je n'avais pas auparavant.
 
Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos ouvrages ? 
Le plus dur est la relecture et la réécriture, se corriger, comprendre pourquoi ça va pas...Le plus difficile quand on écrit d'abord pour soi c'est sûrement de se mettre dans la tête de la personne qui va nous lire...
 

Crédits Photographe : Fënaro Art Visual ArtistModèle : Catharina ElisabethBijoux : Amandine L'Encharmée Création de BijouxStylisme : Milu Naire

Quelle lectrice/eur êtes-vous ? 
J'adore lire, je lis de tout, je le fais beaucoup pour mes études donc j'essaie de lire des histoires qui me portent vers d'autres univers lorsque je peux lire pour moi. Je peux ne faire que lire tout un été plusieurs gros livres et l'été d'après ne pas arriver à lire un livre de 100pages en moins d'un mois et demi...
 
Quels sont vos projets littéraires (ou autres) ? 
Sincèrement je n'en ai pas...j'ai publié un recueil de poèmes, cela a été une opportunité mais ce n'était pas mon but principal de la faire. Si j'ai la chance d'avoir une autre occasion peut-être que je ferai rééditer ce que j'ai déjà publié puis peut-être une suite...Mais j'écris aussi de petites histoires parfois...
 
Quels sont les acteurs que vous choisiriez pour interpréter vos personnages et à qui confiriez-vous la réalisation? 
Je préfèrerais des acteurs inconnus du grand public et qui ressemblent le plus possibles aux personnes réelles...En tout cas je ne laisserais jamais choisir à ma place...Pour la réalisation, aucune idée...mais n'étant pas une grande fan de production française...
 
Quel est votre livre de chevet ? 
En ce moment je lis un Sherlock Holmes : Le Chien des Baskerville
 

Crédits Photographe : Fënaro Art
Modèle : Catharina Elisabeth
Collier : Plussoyance Créations

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages que vous ont marquée ? 
Je dirais Cléopâtre et Hitler...
 
Quels artistes vous touchent le plus? 
J'apprécie énormément Lara Fabian, quoi qu'en disent certains j'aime beaucoup ses textes et sa mélodie...Puis Hans Zimmer compose des morceaux que j'adore ! Sinon Boris Vian et Jean Christophe Grangé pour la lecture et Victoria Frances pour le dessin avec  Anne Stokes et Luis Royo et Beyond The Horizon pour les créations...
 
Quel est votre plat préféré? 
Je n'ai pas de plat préféré, néanmoins j'aime beaucoup courgette/tomates farcies, reblochon au barbecue, tartiflette...
 
Quel est votre restaurant préféré? 
La Coupole à Paris fait parti de mes restaurants préférés. Je me souviens aussi d'avoir beaucoup apprécié Athos, à Potsdam en Allemagne (restaurant grec).
16 août 2016

Ma présentation

Saluete,

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Je m'appelle Tsilla (non, ce n'est pas un pseudo). Peut-être me connaissez-vous sous le pseudo de Lilouze, Lilou Fantozzi, ou Skeeter. Je suis actuellement enseignante certifiée de Lettres Classiques (Français-Latin). Je suis ravie que vous lisiez ce blog et j'espère partager avec vous ma passion pour l'Art et l'univers Geek encore longtemps.

Parlons donc du blog, de quoi s'agit-il?

D'un blog personnel, proposant des critiques et des interviews d'une part, réalisées pour le site brevesdefemmes.info en 2012 et poursuivies depuis. Si vous écrivez (poésie, livres, fanfictions...) et que vous désirez une critique sur mon blog, ce sera avec plaisir.  D'autre part, je propose mes propres créations, graphiques, plastiques, et littéraires. 

J'aime lire, crayonner, écrire. Mes autres passions sont la Science (Philosophie, Sociologie, Histoire, Biologie), le Théâtre, le Sport (j'ai longtemps pratiqué l'Athlétisme et les Arts Martiaux) et bien sûr, tout ce qui concerne l'univers Geek ! Je suis une adepte des Jeux de Rôles, que je pratique sur papier, et même par internet.

Parlons donc un peu de moi...

Le plus important n'est pas de savoir qui je suis, mais ce que je fais. Plutôt que de vous dresser mon portrait, -pour cela vous pouvez écouter l'interview de RCF ou lire celle de Rêves et imagine et celle de Tsilla, je vais donc vous dévoiler mes projets aboutis. 

Mes publications scientifiques :

*Vous pourrez consulter les extraits de mon mémoire sur Kaamelott sous la direction de Michel Adroher : l'introduction, deux extraits de la première partie (sous-partie 1, sous-partie 2) et un extrait de la deuxième partie. Vous trouverez également divers articles rédigés durant mes études, ou pour les cours que je donne. 

Mes publications journalistiques :

*Depuis 2014, j'officie à La Gazette du Geek comme chroniqueuse et cheffe de rubrique (Littérature, Séries, Dossiers).

*En 2012, j'ai réalisé des interviews et des critiques littéraires pour le site brevesdefemmes.info

*En 2012, j'ai écrit des articles pour la société "20 ans" (vous savez, cette pile de journeaux "Oulala" "Histoires vécues"... que vous trouvez chez tous les marchands de journeaux) : jeux, témoignages, articles people, horoscope (et oui, je peux prédire votre avenir!)

Mes publications littéraires :

*Des cendres dans les bulles, roman jeunesse sur la vie de trois adolescentes : Emma, Danièle et Elise. 

*Les extraordinnaires aventures de Monsieur Fessedephoque, roman jeunesse sur un méchant raté (Monsieur Fessedephoque) dont la vie basculera après un évènement bouleversant.

*Une de mes nouvelles, "Résurrection" a été publiée sur le blog de Michèle Bayar

*J'ai participé à des ateliers d'écriture autours du conte à L'université Versailles St-Quentin en 2012. Grâce à Michèle, notre intervenante, j'ai écrit  La canne, le balai et la machine (un conte sur les aveugles) et une réécriture de Blanche-Neige. 

*Une dizaine de mes textes ont été selectionnés et publiés pour le receuil Avoir 20 ans, réalisé dans le cadre d'atelier d'écriture par l'Université Versailles St-Quentin pour les 20 ans de l'université. Ils sont en ligne sur ce blog.

*Je suis l'auteure de 18 fanfictions (que vous trouverez résumées en détail et présentées sur ce blog). Ces fanfictions portent sur l'univers d'Harry Potter, que j'adore. 

Mes publications graphiques : 

*J'ai été publié des caricatures "Les perles de la vie étudiantes" et "La vie célèbre des champignons historiques" dans le journal de l'Agora, publié par l'association étudiante Agora à l'université Versailles Saint-Quentin. 

*Tous les dessins, tableaux, etc. que vous trouverez sur ce blog dans la rubrique prévue à cet effet.

Les vidéos Youtube :

*Les débats du soir : Des débats entre amis sur la chaîne Youtube de la Gazette du Geek.

*Omega Zone : Un super JDR orchestré et imaginé par Ragnir, notre maître du jeu. 

*"How I met your Jesus" Réalisé et monté par Etienne Castelein, scénarisé par Jonathan Caplain, mis en scène par Jaoued Saoudik, avec Pierre-Alexandre Bourson, Jonathan Caplain, Justine Focachon, Guillaume Focachon, Steeve Henry, Clémence Menu.

*"The walking live" Réalisé et monté par Etienne Castelein, scénarisé par Jonathan Caplain, mis en scène par Jaoued Saoudik

Tous les articles de mon blog ont été intégralement relus et corrigés par Magdeleine Goutierre.

 Je vous souhaite longue vie et prospérité !

23 octobre 2014

Critique de Prométhée vagabond d'Alexis David-Marie

 

Source: Externe

 

Sûrement inspiré d'une pièce d'Eschyle (Prométhée enchaîné) dont il porte fièrement le nom, ce livre est extraordinaire ! Avant de vous livrer ma critique, voici un résumé de la pièce grecque, pioché sur une quatrième de couverture des éditions BELIN, certainement rédigé par un stagiaire sous-payé, à quatre heures du matin :

« Prométhée Déroba le feu céleste pour le donner aux hommes. Zeus le condamna à rester enchaîné sur un mont du Caucase où Héraklèse le délivra au bout de trente mille ans». En apportant le feu aux hommes, Prométhée a fait bien plus que leur permettre de cuire et consommer des viandes sacrificielles. Il leur a apporté la lumière - ne faudrait-il pas dire les Lumières ? - celle qui aide l'Homme à se sentir responsable et à tracer lui-même son avenir, au moins dans les domaines qui sont les siens. Et c'est cela sans doute que Zeus ne lui pardonna pas. » Au passage, vous noterez la faute d'orthographe, le pauvre Héraclès, paix à son âme.

En fait, le sacrilège de Prométhée était d'autant plus grand qu'il ancra les Hommes dans leur condition humaine. Avant qu'ils aient besoin de se nourrir, de travailler et, accessoirement, de se reproduire -c'est Hésiode qui le dit et bien d'autres après lui-, les Hommes vivaient en harmonie avec les dieux. L'âge d'or. Zeus -ou Jupiter pour ces impies de latinistes- n'était pas encore roi, et le monde était sous la régence de Cronos -ou Saturne- et des Titans. Afin de conserver son pouvoir car il lui avait été prédit que ses enfants lui ôteraient des mains, il les mangea tous. Sauf Zeus. Au moment de le livrer à son père qui avait une petite faim (il n'y avait pas de barres de céréales à l'époque) la mère de Zeus l'échangea contre une pierre. Cronos, en le dévorant, ne remarqua rien. Il était donc préférable qu'il se fasse destituer, parce que confondre un caillou et un bébé, quand on est le maître du monde, ça craint. Avec Zeus, advint l'âge d'argent. Les Hommes commencèrent à creuser la terre. Un Titan, Prométhée, décida de défier les dieux, car il était en proie à son hubris. Il s'agit d'un orgueil qui verse dans la démesure. Pour vous le figurer, il suffit de croiser la soif de pouvoir de Jaffar avec la folie narcissique de la belle-mère dans Blanche-Neige. L'association des deux engendre un être dont l'arrogance est telle qu'il se croit supérieur aux dieux. Prométhée était de ceux-là, et il vola notamment le Feu des dieux, qu'il apporta aux Hommes. Il fut ensuite enchaîné sur une montagne par Héphaïstos (le dieu Forgeron, moche et boiteux, un Quasimodo antique, que ces blasphémateurs de latinistes appellent Vulcain). Un oiseau vient chaque jour lui picorer le foie qui repousse toutes les nuits, ad vitam aeternam. Maintenant que vous avez bien le mythe en tête et une idée de la pièce d'Eschyle, voici le résumé de Prométhée vagabond d'Alexis David-Marie.

« Résumé :

1674. Paul, étudiant en quête de rédemption, est envoyé à la recherche de Larpenteur, théologien devenu auteur de pamphlets impies. Parcourant les chemins d’un Grand Siècle de boue et de neige, très loin des ors de Versailles, ils lient leurs pas à ceux de nombreux compagnons de fortune. De mésaventures en péripéties, à travers le Saint-Empire et la France, une amitié se tisse entre les deux hommes. Prenant exemple sur Prométhée, ils devront dépasser la souffrance, brûler leurs certitudes pour espérer apporter la lumière.

Roman picaresque, Prométhée vagabond questionne la difficulté et la nécessité de penser contre les habitudes, les majorités et toutes les pesanteurs du monde ; le plus dur étant toujours de reconstruire sur les cendres des croyances que l’on a mises au feu. »

Je vais commencer par les bémols de ce récit harmonieux.

En fait, je regrette POUR UNE FOIS que l'auteur ne donne pas de plus amples explications sur les habitudes culturelles et cultuelles des personnages, ainsi que sur le contexte historique. Comme je suis une folle dingue de cette période, je vais me faire un plaisir de vous dévoiler ce que l'auteur n'explicite pas.

L'histoire se déroule sous le règne du roi Soleil. Arrivé au pouvoir après une régence assurée par Anne d'Autriche et son parrain le Cardinal de Mazarin, Louis XIV assume le pouvoir dès le décès du Cardinal en 1661. Traumatisé par la FRONDE, événement durant lequel les nobles tentèrent de prendre le trône par la force, le petit Louis désire plus que tout, en bon psychopathe, assouvir et étendre son pouvoir. Il se lança donc dans une conquête belliqueuse de l'Europe. Il refusa une alliance avec la Hollande en 1672, alors qu'il persistait des tensions avec l'Espagne et la dynastie des Hasbourg (dont Marie-Antoinette serait une des descendantes) avec laquelle il se disputait la Flandre. Louis XIV fit entrer la France en guerre avec les deux nations. En même temps.

La France était alors catholique, la Hollande protestante. Il se mit à dos les puissances européennes, les protestants, ainsi que le pape parce qu'il revendiquait une monarchie de droit divin. Seul contre tous.

Parallèlement à ces guerres extérieures, la France connut des conflits internes à cause, notamment, de la hausse forfétaire du papier timbré. Fallait-il en déduire que Louis XIV était lui-même timbré ? (je m'excuse de ce jeu de mot).

Pour comprendre l'importance de cette affaire qui déclencha une révolte en 1675, replaçons-nous dans le contexte. Le papier timbré permettait d'enregistrer les actes administratifs. Ils sont les ancêtres des timbres fiscaux. Ces timbres étaient payants. En plus d'être rendus obligatoires par le Roi absolutiste, leur prix augmentèrent, entraînant des révoltes. Les insurrections furent réprimées et sanglantes.

Enfin, la France n'était pas telle que l'on la connaît aujourd'hui. Le plus paradoxal étant que peu de Français parlaient le français. Les dialectes et langues régionales étaient davantage usitées, ainsi que le latin, qui fut longtemps langue officielle des documents administratifs. Le latin était aussi employé afin de communiquer entre les différentes nations qui avaient elles-aussi plusieurs langues et dialectes. Seuls les nobles et les bourgeois qui avaient reçu une éducation maîtrisaient l'usage d'une ou plusieurs langues. Les Universités parisiennes de la Sorbonne étaient tenues par l'Eglise. Les étudiants étaient reconnaissables à leur tonsure. 

Critique :

Si ce livre ne m'avait pas passionnée, je n'aurais pas écrit tout un fromage sur Prométhée et sur Louis XIV. J'espère que ma chronique vous transmettra mon exitation palpable.

J'AI ADORÉ !!!!!!

Alexis David-Marie a une plume superbe. J'ai relu plusieurs fois certains passages, tellement j'étais happée par la tournure des phrases ou la poésie qui s'en dégage. Je vous en livre une magnifique citation : "La conscience est à la fois ciel et enfer." LA MEGA CLASSE ! Sartre et son "l'enfer, c'est les autres" peut aller se rhabiller.

Ce que j'aime encore plus, c'est l'originalité du livre. Il n'appartient à aucun genre littéraire. Il est inclassable. A la fois roman picaresque (typique de la fin XVIème, début XVIIème : un personnage vagabonde dans diverses couches sociales et comprend que le monde n'est qu'un théâtre et qu'il est un personnage sur la scène du monde), tragédie grecque (notamment à cause de Paul et de son secret), texte philosophique (tellement plus crédible que les Lettres Persanes) et quelques fois dramatisé comme un conte de Voltaire... Avec une noirceur digne de Game of Thrones ! Ce roman n'est pas ennuyeux : on se laisse traîner et emmener par les personnages et leurs mésaventures. Il m'a été impossible de deviner la trame scénaristique à l'avance. J'ai éprouvé les sentiments des personnages, et je me suis accrochée à eux malgré toute l'antipathie qu'ils m'inspiraient au premier abord. 

J'ai ri, j'ai pleuré, je me suis complètement laissée retourner...Tout en apprenant de nombreuses anédoctes historiques, politiques, ou religieuses. 

La religion chrétienne, qui est au centre de ce récit, est analysée, décortiquée avec précision. Ce n'est pas tant l'Eglise qui est condamnée que son système tout aussi absolutiste que le règne du Roi.

De plus, ce livre interroge le brasier la conscience qui sommeille en vous : que voulez-vous devenir et en quoi croyez-vous ? Quel est le moteur de votre vie ? En quoi avez-vous Foi ?

J'espère que jamais, au grand jamais, une personne mal intentionnée sortira de sa caverne et établira autour de cette petite merveille un flot d'onanisme intellectuel qui priverait le feu allumé par ce récit de son oxygène.

Si le livre était un vin je dirais qu'il est subtil et équilibré en goût, que ses arômes fruités vous laissent sur la langue un parfum doux et sucré, relevé d'une amertume sur les notes profondes. Il ne reste plus qu'à boire à sa dive bouteille.

5 novembre 2014

Critique de la Mélodie du destin, Tome 1 Larmes d'Amandine Weber

Source: Externe

Résumé :
Dans le comté de Berkeley en Caroline du Sud au milieu de l’année 1820, Angelique Beckett va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie et celle de sa famille. L’indomptable demoiselle, habituée à la liberté campagnarde découvre qu’il existe d’autres mondes que le sien. La riche et noble famille britannique des Darcy de Hasbury fait une entrée fracassante dans son existence et, surtout, dans son cœur. Elle, qui a un lourd passé, va interpeller les nouveaux arrivants et, chacun à leur manière, ils vont lui montrer qu’elle est plus que ce qu’elle paraît être… et qu’elle a aussi droit au bonheur. Son présent et son avenir se jouent alors, pour le meilleur ou pour le pire ?
Critique :
Après avoir tourné la dernière page, j'étais persuadée que le récit et le style de l'auteur ne pourraient laisser personne indifférent. Vous aimerez, vous détesterez peut-être, mais je ne pense pas qu'il y ait d'entre deux. Ce récit vous touchera nécessairement. 
Effectivement, l'histoire est un pur mélange d'Autant en emporte le vent et d'Orgueil et Préjugés. Amandine a su réutiliser les codes tout en les reversant : et le résultat est génial. L'histoire n'est pas ennuyeuse, et ne présente pas de temps mort. Chaque élément est à sa place et a son rôle pour la suite.
Ensuite, son héroïne est une fille forte et indépendante, qui ne se laisse pas abattre à la moindre difficulté. ENFIN une fille qui se fiche de paraître jolie ou apprêtée aux yeux des autres. Son côté "Hermione Granger" est fort appréciable (genre je connais pas la brosse à cheveux, car je m'en fous, je préfère mes bouquins), quand bien même elle n'en demeure pas moins belle, intelligente, et sportive. Angélique est de plus une artiste : dessinatrice et musicienne. NON, ANGELIQUE n'est pas une MARY-SUE (ou une super-héroïne de la mort qui tue, qui a tous les pouvoirs du monde, des yeux violets, qui sauve le monde cinq fois d'affilée tout en gérant sa vie sentimentale avec brio alors qu'elle a cinquante garçons à ses pieds, le plus souvent affiliée à Voldemort ou Légolas, ou les deux) ! Elle est une jeune femme parfaitement accomplie pour son époque. Malheureusement, son contexte familial la pourrit complètement. Elle a tout pour elle, sauf l'amour et le soutien de sa mère, laquelle tente par tous les moyens de la faire échouer ou de la rabaisser. Du coup, sa rencontre avec Lord Darcy (J.Austen forever) est plus que palpitante.
Ce n'est pas tant l'histoire qui m'a captivée, que l'écriture, qui m'a bouleversée. J'étais au plus près des sentiments des personnages. L'écriture épouse parfaitement le caractère d'Angélique, la principale protagoniste. J'ai ressenti les tensions et les noeuds critiques de l'histoire, je suis passée d'une émotion à l'autre. Le style est bordeline : à la fois hypersensible et tellement rythmé que l'on peut passer du rire aux larmes, en quelques lignes. J'ai été concquise par ce roman car j'ai ressenti de vraies émotions en le lisant. Amandine Weber a un grand talent. Et, pour vous citer Sophie (une de mes lectrices avec qui je discute depuis plus d'un an) : "Pour moi, le talent d'écrivain est de savoir faire passer des émotions aux lecteurs, peu importe lesquelles et peu importe si ce sont celles voulues, il suffit qu'il se passe quelque chose entre l'auteur et le lecteur, que chacun y trouve son compte, que chaque personne qui aura le bouquin dans les mains y voit un message. Une sorte d'accord tacite, tu comprends ?" Je suis de son avis et je crois que son propos colle tout à fait au problème que pose le récit d'Amandine Weber. Les théories littéraires, je m'en contre-balance comme de l'épilation des moustaches de la mère Michèle.
Personnellement, je crois qu'un grand écrivain, n'est pas celui dont le texte peut répondre à la question :"POURQUOI LA FORME EST REVELATRICE DU FOND ?". Je pense qu'il est démusérément débile de juger un auteur suivant des critères de "théories littéraires", puisque les théories ne sont qu'une interprétation de la réalité et non pas la vérité. Une théorie est tout sauf OBJECTIVE, tant bien même qu'elle ait été expérimentée. D'autre part, je crois sincèrement, comme j'en ai souvent discuté avec Hélène Legrais, que les explications de texte TUENT le texte -enfin sauf celles qui essaient de remettre un texte en contexte. Un auteur écrit de façon inconsciente, même s'il sait très bien ce qu'il veut rendre ou faire passer. Le lire suivant des théories est de l'ordre de la surinterprétation. Finalement, ce qui retient notre attention, c'est l'esthétique (beau ou pas beau), les codes (appliqués, renversés ou détournés, et qui n'ont rien à voir avec les théories) et l'affect (j'aime ou j'aime pas). Si l'histoire, le style ou le sujet ne vous accrochent pas, à quoi bon le lire ?
Quand bien même que la plume gagnerait à être encore travaillée, le livre a des critères esthétiques notables, dont le style. Ses codes de référence sont renversés, et la lecture soulève des émotions chez le lecteur. C'est donc un très bon roman, même s'il n'est pas parfait.  
La plume est encore verte, mais promet des belles notes fruités lorsqu'elle s'épanouira. J'attends donc le prochain livre avec impatience et j'espère que les éditions Valentina se sortiront les doigts des trous de nez pour nous l'offrir en parfaite version. Ou presque.
En effet, ce livre donne l'impression de ne pas à être à la hauteur de ce qu'il aurait dû être. Le style est quelque fois trop répétitif, et il subsiste des incohérences historiques. Pourtant, ces erreurs auraient pu être évitées si le travail de l'éditeur [la correction : qui inclut les répétitions, que certains nomment plus communément "lourdeur du style" ET vérifications des incohérences] avait été réalisé correctement. Dès les premiers chapitres, il semble évident que c'est l'auteur elle-même qui a dû s'y coller, or, ce labeur revient à l'éditeur et non à l'auteur. 
 
Concernant les incohérences historiques, je crois qu'Amandine Weber n'a pas voulu écrire une romance historique. Je pense que son éditeur l'a catégorisée comme tel pour le vendre. Il serait malencontreux de confondre projet de l'auteur et choix commercial.
Ses récits démontrent sa vivacité d'esprit et une grande culture générale. De fait, je ne pense pas qu'elle ait voulu écrire un roman historique, du moins, qui s'inscrit dans la réalité historique.  Si son but eût été celui-ci, elle se serait plus attachée à décrire le contexte, et les coutumes sociétales. Je crois plutôt qu'elle a voulu emporter ses lecteurs dans un temps et un espace qui les feraient rêver, s'échapper du quotidien. 
Je vous invite à consulter sa page facebook. Son récit "Le choix du Roy" dont elle nous livre quelques bribes, est plus documenté et rigoureux.
Je suis certaine que ce livre est une première ébauche de jeunesse.
Finalement, le seul gros point négatif du livre est SA MAISON D'EDITION
Tout d'abord, sa couverture franchement dégueulasse. Déguelasse, ça ne veut pas dire moche. Je m'explique : le graphiste, qui devait avoir un gros baobab dans la main, a dû lire le résumé, et se dire : "Bon, c'est un roman pour ados, alors, je vais pas me fouler. Je vais coller un joli mannequin de 27 ans alors que l'héroïne en a 10 de moins, avec une belle robe qui fait pas du tout XIXème siècle mais robe de mariée, sur un fond en texture imitation satin." Cependant, le violet et le rouge bordeau ne permettent pas de créer une atmosphère pseudo-romantique,et la robe de mariée...Bref. Le photomontage est mal réalisé : regardez le tome 2 vous pourrez clairement voir que le fond a été ajouté a posteriori, et comme par magie les fleurs sur la robe disparaissent de tomes en tomes ! Ah, mais je ne savais pas qu'Harry Potter s'était reconverti dans l'édition...
De plus, le titre ne ressort pas suffisament, le personnage principal (un peu trop photoshopé) a plus l'air d'avoir envie de se pendre que de surmonter les malheurs l'accablant...
Non seulement l'image ne correspond pas. mais, elle a été mal faite
En outre, la correction ET la mise en page n'ont pas été réalisées par un professionnel, et ça se voit ! Des chapitres avec des polices de taille différente, des sauts de ligne comme ça, juste pour faire joli ; des répétitions sur des pages entières...
Madame, Monsieur des éditions Valentina, je compatis quelque peu, mais  pas trop tout de même. Que vous soyez une association à petit budget justifie peut-être bien des choses. CEPENDANT, vous vendez 18e un livre qui n'a pas été suffisament corrigé par un professionnel compétant ! C'est une honte pour deux raisons :
-la première, bien sûr, est l'absence de rétribution suffisante à l'auteur. Vous êtes liés par un contrat. L'auteur vous a donné ses droits, et donc, vous devriez en THEORIE ne pas le faire travailler à votre place ou ne pas publier son roman si la correction n'est pas parfaite, du moins, ne s'approche pas de la perfection. VOUS êtes censés être DES EDITEURS ET NON DES PUBLICATEURS ! Si votre auteur n'a reçu aucune formation dans le domaine, pourquoi le laisser se débrouiller tout seul ? 
-la deuxième, évidemment, est le coût du livre. Pour comparer, Prométhée vagabond d'Alexis David-Marie est au même prix. La mise en page est impécable, il n' y a aucune faute. La couverture est magnifique. Le papier est d'excellente qualité, et même un peu jauni afin de ne pas abîmer les yeux du lecteur. 
Madame, Monsieur des éditions Valentina, aimez-vous sincèrement votre métier ? Avez-vous vraiment envie que des personnes s'intéressent aux productions artistiques que vous publiez ? Comment avez-vous pu choisir "La passion des auteurs" comme slogan ?
J'aimerais avoir le toupet de vous conseiller de vous intéresser plus à votre propre métier qu'à vos gains. Sinon, je peux toujours vous dire que vous devriez vous recycler en Littérature jeunesse, collection Dora L'exploratrice.

Ce texte a été relu par Saurya Aumigny et corrigé par Magdeleine Goutierre
27 décembre 2013

Critique Pip et la Liberté de Ludovic Massé

Pip et la liberté

 

Pip est un jeune coq destiné, comme ses congénères, à la vie de basse-cour. Cependant, son ardent désir de liberté exacerbé par les conseils avisés du Commandant, le coq dominant, va le pousser à organiser une spectaculaire évasion pour les animaux de la ferme. Confrontés à la folie des Hommes et à un monde en plein bouleversement, Pip, Byron le cheval, Carême l’âne et leurs compagnons de fortune découvriront que la liberté peut être tantôt enivrante, tantôt déroutante et parfois destructrice…
Conçu en 1939, quand conquêtes mussoliniennes en Éthiopie et guerre civile d’Espagne avaient préludé tragiquement à l’apocalypse de la Deuxième Guerre mondiale, repris en 1945 puis en 1952 et 1956, quand le souvenir des ruines et des morts accumulées ne s’était pas encore effacé, Pip et la liberté est un apologue politique où sont mises en cause, comme dans Le refus, qui lui est contemporain, la possibilité pour l’homme de donner un sens à son destin, une réalité à son espoir de libération, une issue à son désir d’une « autre vie ».
Cette publication inédite de Pip et la liberté est enrichie par les illustrations de Pierre Launois, brillant dessinateur belge, et rendue possible grâce à l’aimable autorisation de M. Claude Massé.

 

Critique :

Voltaire avait l'ironie, Perrault le merveilleux, les frères Grimm le goût prononcé pour le romantisme, Hoffmann pour le fantastique. Massé a renouvellé le genre du conte, et plus précisément celui du conte philosophique. Il nous livre un récit aussi bien pour les grands que pour les petits (enfin, pas trop petits non plus). Pip est un jeune coq, qui possède en lui une soif de liberté et d'aventures, mais aussi d'absolu. Si le conte débute sur des notes légères, c'est pour mieux nous laisser la surprise de sa profondeur. L'auteur emploie, au début, beaucoup de présentatifs et de tournures emphatiques (traduction : il utilise des "c'est" et "il y a "), qu'il double de phrases simples. Je n'aime pas beaucoup ce style, mais je dois lui reconnaître qu'il est accessible. Pourtant, plus l'histoire progresse, plus l'auteur abandonne ses tournures emphatiques, plus l'histoire se déroule, plus le style s'affine et devient poétique. Au fur et à mesure que j'avançais dans le récit, j'ai donc été surprise non seulement par la tournure des évènements, mais aussi par celle que prend son style littéraire. J'ai relu plusieurs fois quelques phrases tant je les ai trouvé belles et déroutantes.

De plus, la critique politique et philosophique est intéressante. Je n'ai pas eu la sensation, pour autant, de lire une dissertation philosophique sous forme romancée (pour cela je vous conseille vivement la lecture des Lettres Persanes de Montesquieu).

Enfin, les dessins et la mise en page sont travaillés et d'une très bonne qualité.

Je vous recommande vivement la lecture de Pip et la Liberté. En ce qui me concerne, j'ai lu un conte qui m'a bouleversée parce qu'il est bien écrit, parce qu'il est réfléchi, et qu'il donne à réfléchir.

 

TDO éditions : http://www.tdo-editions.fr/nos-livres/138-pip-et-la-liberte-9782366520187.html

 

1 octobre 2016

Interview de Pascale Oriot pour brevesdefemmes.info

 

Interview de Pascale Oriot Tsilla's univers

Pascale Oriot est native de Perpignan et a grandi en Cerdagne. Sportive, elle a notamment participé à de nombreuses compétitions de ski et de basket. Outre le sport, elle s'intéresse aussi à l'astrologie, le jardinage, la danse et la musique. Elle a notamment vécu à Paris, Carcassone, Montpellier et en Allemagne, avant de redescendre vers sa Catalogne natale. Cette touche-à-tout a eu diverses expériences professionnelles dans le domaine médical, l'armée, la gestion de personnel, pour ne citer que ceux-là. Elle a aussi été rédactrice en chef du magazine L'Eldorado Catalan. Pascale Oriot a toujours aimé lire et écrire. Ce n'est donc pas étonnant qu'elle ait fini par publier son premier livre, Vous me reconnaîtrez, et devenir une parolière accomplie. Portrait de cette artiste et de cette femme aux multiples facettes.

Interview :

Interview de Pascale Oriot Tsilla's univers

A quel âge avez-vous ressenti le besoin d’écrire ?
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire. J’ai vécu l’apprentissage de l’écriture au CP comme  un véritable cadeau. Cahiers, petits bouts de papiers, carnets furent mes compagnons jusqu’à ce que  l’informatique devienne accessible. Je ne pars jamais sans un bloc notes et un stylo. Cependant, si écrire est une part essentielle pour moi, je ne me suis lancée dans le roman que fort tard.  Un pas franchi grâce aux commentaires de mes anciens professeurs d’une part et sous l’insistance d’amis, de l’autre.

Quels ont été vos premières sources d’inspiration ?
Je me souviens d’une phrase gravée sur la porte en bois des toilettes de l’école primaire : « on ne voit bien qu’avec des yeux qui ont pleuré ».  (A ce jour, je n’ai toujours pas trouvé l’auteur). Du haut de mon petit âge, je l’ai trouvée prodigieuse. J’ai lu et relu des histoires tristes (poil de carotte, vipère au poing, les misérables…) avide de larmes afin de pouvoir, un jour souligner si joliment de telles évidences. Pleurer, c’était voir et voir, c’était écrire.  Ma toute première source est celle-ci, elle est restée gravée en moi, même après avoir disparue de la porte en bois poncée et repeinte depuis.

 Comment conciliez-vous votre passion et votre vie de femme?
L’écriture fait partie de ma vie, elle est indissociable. J’écris principalement la nuit. Lorsque la ville s’endort, les tensions s’apaisent, l’agitation cesse, le ciel étend alors son immensité. Les mots coulent plus aisément. Je suis une petite dormeuse, fort heureusement mais il m’arrive d’avoir soif d’écriture durant la journée aussi, des instants impérieux. Je cesse toute activité pour m’y consacrer. Mes enfants sont grands, je vis seule désormais, je peux donc disposer de mon temps à souhait. L’inspiration est exigeante, lorsqu’elle se présente, elle ne tolère aucune négligence, sinon elle s’enfuit et peut bouder un mois complet. J’en ai fait l’expérience…

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° siècle ?
La femme n’est plus une image, justement, la femme est ! C’est sans doute ce qui me ravit en ce 21ème siècle. La plupart des femmes (je parle de l’Europe, bien entendu…) ne se préoccupent plus du « bien penser », elles agissent et vivent selon leurs convictions et leurs personnalités. Elles défendent leurs droits et osent afficher leurs opinions. En ce qui concerne les enfants, elles exigent un véritable investissement des papas, dans un esprit d’équité, certes mais surtout parce que cela est primordial au bon développement psychologique des enfants. Les femmes ? Des individus à part entière…. Quoi de plus normal ?

Interview de Pascale Oriot Tsilla's universPartagez-vous avec vos proches ce que vous écrivez ?
Le partage est essentiel. Outre mes enfants et ma famille qui en ont la primeur si je puis dire, je donne mes manuscrits à lire pour en recevoir une critique objective, c’est très important pour moi. Dans un roman, certains passages peuvent être confus pour un lecteur alors qu’ils paraissent évidents lors de l’écriture. J’ai, dans mon entourage, 5 autres personnes qui  me lisent régulièrement et me donnent leurs avis éclairés avant que je ne propose le manuscrit à un éditeur.

Comment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ?
Curieusement, je ne sais si je peux prétendre à un style particulier. J’ai l’impression qu’il se modifie selon l’histoire que je raconte. Entre « Un petit brin de paille » édité en 2001 et « Vous me reconnaîtrez » en 2009, le style diffère totalement. Il en va de même pour celui que je viens de terminer radicalement éloigné du nouveau que j’entreprends. Au-delà d’une question de temps, je parlerai plutôt de sensibilité avec un côté « caméléon » qui me projette dans un style ou un autre selon la trame.

 Quels sont les éléments de vie qui ont induit vos choix littéraires (roman, essais etc.) ?

Les choix littéraires sont une affaire de rencontres. Plusieurs bibliothèques couvrent les murs du sol au plafond chez ma mère, enfant et ado, je n’avais que l’embarras du choix… Outre le cursus scolaire qui m’a permis de découvrir certains auteurs, le partage amical fut sans doute le meilleur libraire qui soit. J’aime entendre une personne parler d’un livre, d’un auteur. Cela pique ma curiosité et, en grande gourmande que je suis, je ne puis résister à m’en régaler à mon tour. Quelques émissions littéraires (hélas souvent tardives…) savent fort bien transmettre cela également. Mes lectures sont très éclectiques puisque, ainsi, livrées aux pirouettes de la vie.

 

Quels sont actuellement vos sources d’inspiration ?
Je pense n’avoir qu’une seule source d’inspiration : la vie… Au-delà des effets de mode, des tendances ou de je ne sais quoi, je suis simplement ce qui s’insinue dans la mienne par le biais de simples faits divers, des faits sensibles qui, en vérité, nous appartiennent à tous

Interview de Pascale Oriot Tsilla's univers

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos ouvrages ?
L’écriture en elle-même ne me pose aucun problème, par contre, les relectures sont un exercice difficile pour moi. Je suis rarement satisfaite. Je m’accorde un laps de temps assez long entre la phase écriture et relecture afin de m’essayer à un regard « neuf ». Il l’est tellement que, si je m’écoutais, je le réécrirais… Autre point difficile, la séparation. Lorsqu’un ouvrage est pris pour publication, malgré la joie du partage, une sensation de vide s’installe : il a quitté ma maison, il appartient aux lecteurs. Un vide que  je comble aussitôt en écrivant un autre.

Quelle lectrice êtes-vous ?
Curieuse, avide et passionnée…

 Quels sont vos projets littéraires ?
Je viens de terminer un nouveau roman et travaille sur un autre. J’écris également des chansons en continuité de  la sortie de l’album « A découvert » de Philippe Estève dans lequel figurent 5 de mes titres.

 Quels sont les acteurs que vous choisiriez pour interpréter vos personnages à qui confiriez-vous la réalisation ?
Difficile à dire, cela dépend du roman et puis, je ne suis guère avisée sur ce point. Je pense que les professionnels sont plus aptes à en juger que moi….

Quel est votre livre de chevet ?
Pourquoi se contenter d’un seul alors qu’il en existe tant ? Et puis, j’ai un grand chevet…. Quelques-uns parmi mes préférés : « le parfum » de Süskind, « L’Alchimiste » Paolo Coehlo, « les mots » J.P Sartre…

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages que vous ont marqués ?
Martin Luther King, Mandela,  Gandhi, Sœur Thérésa et l’abbé Pierre, Coluche (pour les restaus du cœur), Charlemagne (pour les écoles)….  Je suis très sensible à ceux qui ont œuvré pour la dignité humaine. Plus prés de notre époque, l’arrivée à la Présidence des Etats Unis de Barak Obama est un symbole important. Son métissage est à lui seul un point d’équilibre : il est à la fois blanc et noir. Loin de la politique en elle-même, je m’arrête sur cet équilibre soudain représenté, loin des préjugés raciaux (d’un côté comme de l’autre) et des vieilles rancœurs liées à l’histoire de l’esclavage.  L’histoire est derrière, avançons ensemble…

Quels artistes vous touchent le plus ?
Ils sont trop nombreux, là aussi, pour les citer tous. Je suis très sensible à l’art sous toutes ses formes. Ces derniers temps, Nathalie Dessay m’a bouleversée dans l’interprétation de « la Traviata » joué au Met’ de New York, idem pour Max Gossan pour ses peintures exposées il y a 15 jours à Béziers, le film « Tambien la lluvia » (Même la pluie) de Iciar Bollain m’a bouleversée…. En règle générale, choisir est un vrai dilemme car je suis ouverte à tout.

Quel est votre plat catalan préféré ?
Les boles de picoulats… un délice !
Mais aussi les joues de porc confites… et d’autres, beaucoup d’autres…

Quel est votre restaurant préféré ?
La Casa Dalie à Thuir

 

 

 

23 août 2013

Critique "Vous me reconnaîtrez" de Pascale Oriot

http://raygral.files.wordpress.com/2010/05/vous-me-reconnaitrez300.jpg

 

Résumé : 

Je m’appelle Dylan, soldat Dylan.
J’appartiens au 161e Régiment du train.
Depuis tout petit, les gens se moquent de moi. Depuis tout petit, j’encaisse les coups.

Mais à partir d’aujourd’hui, tout va changer, et enfin… vous me reconnaîtrez…(...)
Ce livre a reçu le Prix Méditerranée des lycéens 2011

Critique :

Dès les premières pages, nous pénétrons dans la tête de cet homme, dont on ne nomme jamais la folie de notre temps : le besoin incessant de reconnaisance, d'être une star, qu'importe le prix. Mensonge, cruauté, manipulation sont peut-être ses mots favoris. Le prix est ici cher payé; et la reconnaissance effrayante. Ce livre dérange, car nous sommes plongés dans cet être machiavélique. L'esprit de Dylan semble sortir tout droit de l'enfer. Etrangement, je n'ai pas pu m'identifier à lui ou éprouver une quelconque empathie à son égard, mais pourtant, j'ai eu beaucoup de mal à lâcher ce livre.

Le style de l'auteur y est pour beaucoup. Je me suis sentie happée par ce personnage, bien plus que par son histoire finalement. L'écriture nous fait ressentir tout le dégoût qu'a probablement éprouvé l'auteure à décrire ce personnage, tout en nous donnant le goût de poursuivre la lecture. Ce paradoxe rend l'intrigue captivante et savoureuse.

 

Quand à la fin de l'histoire, elle est particulièrement surprenante. 

N'ayant pas eu en ma possession le livre original, je ne me permettrais pas de faire de commentaire sur l'aspect éditorial.

Je vous conseille vivement ce roman sombre et envoûtant.

Citation :

"La vie est une garce, elle amorce des virages non signalés."

 

30 mars 2018

Interview de Thierry Herrbach-Vidal

Interview de Thierry Herrbach-Vidal tsilla s univers (02)

Thierry Herrbach-Vidal a fait ses études à Paris I Panthéon Sorbonne. Il est actuellement journaliste et vit à Montpellier. Photographe amateur depuis l'âge de 30 ans, ses compositions sont principalement intéressantes pour leur originalité et le regard qu'elles offrent sur l'actualité. Un artiste à découvrir. 

A quel âge avez-vous commencé votre activité?

De façon régulière, pour la photo de modèles, vers 30 ans. Auparavant, je faisais beaucoup de reportages.

Interview de Thierry Herrbach-Vidal tsilla s univers (03)

Comment concilier passion et vie privée?

Faut-il –et peut-on ?- considérer qu’une passion est extérieure à sa vie privée ? Je pense qu’une vraie passion est au cœur de la vie. Je me suis habitué à être un peu un « personnage public » avec mon travail d’attaché de presse, en vivant le quotidien des personnes publiques (politiciens, artistes, journalistes). C’est très difficile d’évaluer le moment où l’on est dans la sphère privée avec ces gens-là ! La photo de modèles est justement une activité intégrée à mon domaine privé, par opposition avec les photos que j’avais à faire pour des évènements publics.

Interview de Thierry Herrbach-Vidal tsilla s univers (04)

Comment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ? Quelle célèbre photo auriez-vous aimé prendre?

En faisant de la photo de modèles, j’ai appris beaucoup sur les motivations des gens, à les écouter et les respecter. Venir poser n’est pas une démarche anodine. Il y a une recherche –une demande- de construction d’une image de soi. C’est ce que le modèle attend. Photo que j'aurais aimé faire : un portrait de BREL. Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos oeuvres? La principale difficulté est de photographier quelqu’un et qu’il ressemble sur un instantané à ce qu’il « est » vraiment : timide ou extraverti, hyperactif ou calme, inquiet ou posé, etc. Je joue sur l’attitude corporelle, sur la position du regard, sur les expressions du visage ET sur la nature des éclairages. Chacun de ces éléments est porteur d’une symbolique liée.

Interview de Thierry Herrbach-Vidal tsilla s univers (05)

Quels sont vos projets ?

Si j’excepte les projets de voyages à l’étranger, qui sont une évasion et la découverte du monde dans lequel je vis (je ne suis pas un vrai « touriste »), mon projet est de continuer à rencontrer des gens, à leur être utile, et bien sûr à continuer mon activité photo. Sortir une exposition photo.

Quel est votre livre de chevet ?

Je viens de lire la plupart des livres de YASMINA KHADRA. Des romans indispensables pour comprendre l’imposture islamiste. Je lis beaucoup, tous les soirs. Je suis sur la « Route du Papier » d’Eric ORSENNA. Et je recommande les romans policiers du grand maître du genre : Michael CONNELLY. Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages que vous ont le plus marqué(e)? Pour l’histoire, j’exclus tout de suite les personnages « marqués religion », ça en fait tomber beaucoup. Alexandre le Grand, Michel-Ange, Amerigo Vespucci et Christophe Colomb, Voltaire, Lincoln, Adenauer, Mandela, Gambetta, Jaurès, Blum, Mendes-France pour les Français. Quels artistes vous touchent le plus? Peinture : globalement les impressionnistes, et puis Dali, Picasso, Chagall Cinéma : Bo Widerberg, Visconti, Pietro Germi, James Bidgood, Franco Zeffirelli, Coppola, Jacques Feyder, John Schlesinger, Altman, Truffaut, Woody Allen, Claude Miller, Denys Arcand, Pierre Jolivet, Chaplin, Fellini, Hitchcock, Antonioni, Roman Polanski, Pedro Almodovar, Jacques Tati, Vittorio De Sica, John Osborne. Il n’y a pas qu’eux ! J’aime presque tous les genres de musiques –sauf le rap, définitivement. Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° siècle ? L’image : active, compréhensive, efficace. Pacifiste. Les femmes sont les victime des religions qui sont la cause d’une grande partie des guerres et de presque tous les blocages sociaux. Une image très positive.

Quel est votre plat préféré ? 

Un steak bleu.

Quel est votre restaurant préféré ?

Maison Troisgros, Place de la Gare, 42300 Roanne, France. Inoubliable. Je l’ai découverte à l’époque où les deux frères venaient en salle en fin de service. Je me suis autorisé à aller ponctuellement, une fois, dans des restaurants exceptionnels. C’est évidemment hors de mes moyens.

Interview de Thierry Herrbach-Vidal tsilla s univers (01)

23 février 2018

Interview de Catherine St-Ramon Deloncle

Interview de Catherine St-Ramon Deloncle tsilla s univers (0)

Historienne et analyste de l’Art, Catherine Deloncle Saint-Ramon a précédemment publié aux éditions Alter ego « Les pionniers de l’art moderne en pays catalan » (2005), « Une érection salvatrice en gare de Perpignan »(2006), « Pierre Brune, des berges de la Seine aux collines de Céret » (2008).

Interview :

 

Interview de Catherine St-Ramon Deloncle tsilla s univers (01)

A quel âge avez-vous ressenti le besoin d’écrire ?
Dans ma famille écrire est une deuxième nature.
Pour moi le passage à l’acte a commencé pendant mes études en Histoire de l’Art. l’Art dans sa totalité (littérature, musique, arts plastiques, danse, cinéma, photographie etc…) est le dernier espace de liberté


Quels ont été vos premières sources d’inspiration ?

La découverte que notre pays avait abrité des artistes majeurs du XXe siècle ; ce que je raconte dans mon premier ouvrage « Les pionniers de l’art moderne en pays catalan ».

Comment conciliez-vous votre passion et votre vie de femme ?
Mes passions sont inhérentes à ma vie de femme. La vie est un tout dont on ne peut séparés les éléments. Cuisiner ou écrire demande autant de concentration. Ma chance est de disposer du temps nécessaires à la création et d’avoir trouver l’équilibre entre ma vie familiale et toutes les activités que me demande la mise en place d’un livre.

Interview de Catherine St-Ramon Deloncle tsilla s univers (02)

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° siècle ?
Une battante formidable qui espère tout réussir ; est-ce une utopie ?

Partagez-vous avec vos proches ce que vous écrivez ?
Oui, uniquement avec ceux qui sont vraiment intéressés, bien sûr. En particulier ma fille qui est artiste photographe.

Comment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ?
En général mon style est le même, accessible à tous ceux et celles désireux  de connaître comment un génie de l’art est aussi un homme. Mais un style peut varier en fonction des thèmes abordés. Peut-on aborder l’art d’un Maillol et celui d’un Dali de la même façon ?

Interview de Catherine St-Ramon Deloncle tsilla s univers (04)

Quels sont les éléments de vie qui ont induit vos choix littéraires (roman, essais etc.) ?
Jusqu’à maintenant  j’ai été inspirée  par les vies et les œuvres d’artistes qui peut-être, par empathie, ont provoqué des résonances dans ma propre vie.

Quels sont actuellement vos sources d’inspiration ?
Pour le moment ce sont les mêmes, celles qui me rattachent aux avant-gardes artistiques dans les P.O.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos ouvrages ?
La mise en place des quantités d’idées qui s’accumulent. Ce qui est parfois difficile c’est la relation avec certains des artistes vivants au sujet desquels je travaille.

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Quelle lectrice êtes-vous ?
Irrégulière et de toute façons essentiellement intéressée par les ouvrages qui m’aideront à construire les miens.

Quels sont vos projets littéraires ?
En ce moment je n’ai pas de projet précis ; je « repose » ma réflexion après le travail ardu qu’a représenté mon dernier ouvrage « L’entonnoir de MA2F, image contemporaine de l’androgyne ».

Vaste sujet de réflexion qui n’est pas à l’ordre de mes préoccupations. Jusqu’à maintenant j’ai été bien déçue par les copiés-collés des biographies d’artistes, comme par exemple le calamiteux Gainsbourg de Sfarr. Vouloir absolument reproduire à l’identique les fortes  personnalités, quelles qu’elles soient, me paraît très risqué    . Le détournement est nécessaire, tel le personnage de Rembrandt dans « La ronde de nuit » de Peter Greenaway, lui-même cinéaste génial. Est-ce que Dali est imitable ?

Quel est votre livre de chevet ?
Je ne lis pas au lit ! Franchement, je lis très peu de roman, de temps en temps un japonais pour me détendre des lectures spécialisées qui sont mon quotidien

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages que vous ont marqués ?
Il y en tant ! Comment faire un choix définitif ? Mais certainement tous ceux connus et anonymes qui vont de l’avant, irrésistiblement, quel que soit leur domaine d’actions.

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Quels artistes vous touchent le plus ?
Toute l’histoire de l’art est ponctuée de créateurs que j’aime. Là aussi il faudrait faire un tri ; Si vous voulez des noms ce serait pour le 20 é siècle, Picasso, Rothko, Freud, Bacon…..

Quel est votre plat catalan préféré ?
Le « Mar i Mont » et tous les plats aux vins du pays qui mixent les produits de la Méditerranée et des Pyrénées, comme symboles de la diversité du pays catalan.


Quel est votre restaurant préféré ?

Pourquoi un seul ? Il y en a plusieurs, très divers. J’adore les bons repas. Nous en reparlerons j’espère.

site : http://leseditionsalterego.wordpress.com/2012/09/17/lentonnoir-de-ma2f-image-contemporaine-de-landrogyne-par-catherine-deloncle-saint-ramon/

 

23 août 2013

Présentation du livre de Michèle Bayar : Ali Amour

Présentation du livre Ali Amour de Michèle Bayar tsilla s univers (05)

4eme de couverture :


Une femme, Andrée Amour – quel nom ! – écrivaine pour la jeunesse, est en pleine rupture amoureuse. Enfant d’un couple mixte, fille de l’absence et du silence – ceux du père – elle a construit seule sa vie et ses rêves jusqu’au jour où… le fantôme du père, décédé depuis dix ans, revient. Que vient-il faire ?

Si longtemps après ? Andrée Amour plonge dans sa mémoire à la recherche de ses blessures et se raconte. Non, c’est Simone Alef – personnage crée de toutes pièces par l’écrivaine – qui raconte sa plongée dans la mémoire d’Andrée. Elle fouille, inventorie, met à jour souvenirs et écorchures, imaginaire et fantasmes, s’immisçant ainsi dans la vie de sa créatrice. Et Simone s’affranchit. Comment est-ce possible ? Andrée ou Simone ? L’histoire se déroule entre Oran, ville de l’enfance, et la côte Vermeille, petit coin de mer paisible. La ressemblance est salutaire pour Andrée, à moins que ce ne soit pour Simone… Un roman tendre où l’amour est un viatique. Yahia Belaskri, journaliste, écrivain

Présentation du livre Ali Amour de Michèle Bayar tsilla s univers (04)

De père tunisien et de mère française, Michèle Bayar vit la première partie de sa vie en Algérie. Elle y côtoie les milieux traditionalistes français et algériens et ceux, plus cosmopolites, liés à la production d’hydrocarbures. Elle aime entendre plusieurs langues bourdonner autour d’elle, se passionne pour les mythologies. Auteur de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse, elle publie ici son premier roman « pour adultes ».
Un roman sur la filiation, l’identité, et aussi sur l’écriture
J’écris et je publie pour la jeunesse depuis plus de quinze ans. Au cours des rencontres scolaires et ateliers d’écriture, les élèves et les enseignants ne manquent jamais de me questionner sur deux points : comment je vis ma double culture et où je trouve les sujets de mes contes et romans.
Je ne sais pas si j’écris à partir de la richesse de cette double culture ou si j’ai découvert cette richesse parce que j’écris. Une chose est certaine, les deux aspects sont liés. J’écris toujours du point de vue de la double culture et elle est au centre de tous mes écrits. Ici, avec Ali Amour, elle est le sujet du livre.
En lisant Ali Amour le lecteur pénétrera dans l’imaginaire de sa fille, Andrée Amour, auteure jeunesse. Je me suis beaucoup amusée à décrire cet environnement vu par un personnage, Simone Alef. J’ai parfois forcé le trait mais pas tant que cela.

13 juillet 2014

Interview de Peynuns

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Peynuns, de son vrai nom Perrine, vit actuellement à Bordeaux. Cette photographe de 22 ans rêverait de faire le tour du monde afin de le capter dans son appareil, et faire le maximum de portraits. Elle aimerait pouvoir saisir la vie des personnes qu'elle rencontre et les immortaliser.

I-L'Artiste

A Quel âge avez-vous commencé vos activités?

J'ai commencé à environ 10 ans quand je piquais l'appareil photo argentique de ma maman pour prendre en photo mes petites soeurs.

Quelles ont été vos influences et quelles sont-elles aujourd'hui?

Bizarement mes influences viennent du cinéma, tous ce qui est cardrage, j'adore ça. Wes anderson et Jim Jarmush sont des maîtres la-dedans. Puis niveau photographes, j'affectionne beaucoup le travail de David Hamilton. Au fil du temps c'est vrai que mes travaux s'assagissent et se calment. Avant j'étais plus dans un univers à la Tim Burton, sombre et tout destructuré... Mais maintenant j'essaie d'avoir un univers plus propre et frais ( et c'est quand même assez compliqué! )

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Sur quels supports et avec quels outils aimez-vous travailler et quelle est votre technique de prédilection?

J'aimerai travailler sur de l'argentique, mais je n'en ai pas l'occasion et les moyens, alors je travaille au numérique. je n'ai pas de technique de prédilection, j'aime juste travailler le portrait.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos œuvres ?

Quand l'imaginaire se confronte à la réalité. On rêve toujours d'une photographie parfaite avec tel ou tel effet de lumière, de légèreté... C'est assez frustrant quand le travail ne correspond pas à 100% à ce qu'on avait escompté.

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Quels sujets aimez-vous traiter?

J'aime traiter de l'humain en général. j'ai toujours était fascinée par les gens, jusqu'à leur inventer des vies... ça me passionne, alors les prendre en photo et les garder pour moi. c'est génial !

Quels sont vos projets?

J'ai un petit projet que j'appelle contraste pour l'instant, où j'aimerai mettre en scène des gens dans des situation qui ne leur ai pas du tout famillière. Un enfant, dans un bureau entrain de signer des papier, une dame agée se faisant tatouer.... Mais c'est encore sur papier, même si j ai déja réalisé un " contrast ".

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II-La femme

1) Comment concilier passion et vie privée?

Mon appareil photo me suit partout, ou que j'aille, il fait entièrement parti de ma vie privée. La photo c'est ma vie.

Quel a été votre parcours professionnel?

Hé bien ! Aucun rapport avec la photographie. J'ai fait un bac littéraire et je suis partie à la Fac où j'ai étudié 3 ans la géographie dans tous ses angles. Maintenant je réfléchis à ce que je peux faire.

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Quel est votre film préféré?

Broken Flowers de Jim Jarmush. Je l'ai peut-être vu une cinquantaine de fois, mais je m'en lasse pas. Et puis il y a Bill Murray alors bon...!

Quel est votre livre de chevet?

En ce moment c'est l'intégral 4 de Game Of thrones... Mais j'ai pas vraiment le temps de lire alors il est en pause. Sinon le livre que j'ai lu, relu et re-relu c'est Mort aux cons de Karl Aderhold, un de mes auteurs préférés. 

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Quel est votre plat préféré?

J'adore la cuisine asiatique ( japonnaise et vietnamienne ) Tout ce qui est cuisine au wok et des sushis, c'est l'équivalent de mes bonbons.

Quel est votre restaurant préféré?

Je n'en ai pas vraiment, mais c'est vrai que j'aime les services de restauration rapide, comme je suis souvent en ville et que je n'ai pas forcément l'argent pour me faire un bon restau tous les jours ! Je vais dire que mon favoris à Bordeaux reste le FUFU Japanese noodle bar, même si je n'y vais pas très souvent...

Son site : www.peynuns.fr 

Sa page facebook : https://www.facebook.com/peynunsphoto

29 mars 2014

Extrait de mon livre Des Cendres dans les Bulles

 

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 Résumé :

Emma, égoïste, têtue, séductrice invétérée, ne vit que des histoires sans lendemain, entre deux soirées trop arrosées.
Danièle, timide, brillante, assidue, s'enferme dans le travail mais rêve d'une autre vie.
Elise, cynique, fataliste, révoltée, n'a aucune idée de ce qu'elle va devenir, ni du chemin qu'elle veut parcourir.
Emma, Danièle et Elise sont trois lycéennes et amies inséparables. Leurs vies sont mouvementées : entre le BAC qui approche, les fêtes, leurs histoires de cœur et leurs tracas quotidiens, elles n'ont pas le temps de s'ennuyer. Cette année plusieurs événements vont bouleverser leurs vies. À la fin, plus rien ne sera pareil. Plus jamais.

Partie 3 : Elise

« Le permis, comme le BAC, je ne l’aurai jamais. »

Elise y pensait matin, midi et soir. Elle en était persuadée. Plus le temps avançait, plus elle était confortée dans son jugement. Elle ne prêtait aucune attention à ce qu'elle faisait, ou ce qu'elle devait faire ; elle se contentait d'être physiquement présente : vivre, sans exister.

« Droite », « Gauche », « Au rond-point, tu mettras ton clignotant », « Mais, serre donc à droite ! », « T’as regardé ton angle mort ? », « Attention, tu as grillé une priorité ! », « Et l’arrêt obligatoire au stop est en option ? »

Elise avait presque fini par emboutir une voiture devant elle lorsque le moniteur reprit les commandes, en donnant un grand coup de frein sec, sonore, insupportable. La masse volumineuse de ses cheveux, des dreads parsemées ci et là de perles, amortit le choc de sa tête se heurtant au siège conducteur.

« Je reprends les pédales. Ne mets que les clignotants…Non, en fait. Ne touche plus à rien ! »

Elle soupira.

Le cadran sur le tableau de bord affichait en chiffres carrés huit heures trente-quatre. Elle commençait à neuf heures. Elle serait sûrement en retard, comme d’habitude. Quelle importance de toute façon ? Bientôt, elle battrait son propre record d’absentéisme, bien qu’elle fût loin du tenant en titre, qui ne venait que les semaines A du calendrier, celles dont le nombre d’heures était le moins élevé.

« Tu sembles distraite ces derniers temps… » Remarqua-t-il.

« Sûrement le stress des exams. » Feignit-elle.

Qu'est-ce qu'il s'imaginait tous ? Que sa vie était facile ?

Elle regarda la route, les personnes pressées, coincées, dans les alliages des machines, franchissant les lignes, dépassant les règles, les codes, les usages. La colère montait, et sur les grillages de la ville, résonnaient, emprisonnées, les insultes proférées.

« Ah bon ? Qu’est-ce que tu fais cette année Elise ? » L’interrogea-t-il.

« Je passe mon BAC. Enfin, pour l’instant, telle que je suis partie, le permis, comme le BAC, je ne les aurais jamais. »

« Tu as quel âge ? » Fit-il.

« Dix-neuf ans. »

Encore un qui faisait semblant de s'intéresser à elle, pour meubler ce vide apaisant qu'était le silence. Encore un qui allait lui faire la morale, lui dire qu'elle empestait la clope, le café et la révolte. Encore et toujours les mêmes rengaines résonneraient dans ses oreilles : elle était si jeune qu'elle aurait tout le temps de se trouver plus tard, savoir ce qu'elle ferait et celle qu'elle deviendrait. Encore un qui compléterait son monologue en faisant allusion au fait que, dans ce futur, elle se trouverait même un peu ridicule coiffée ainsi et si mal vêtue. Elle connaissait ces discours écœurants par cœur, encore mieux que ses cours.

« Et tu es si défaitiste à ton âge ? » Ironisa-t-il. « Vous, les jeunes, vous avez toute la vie devant vous. »

« C'est ce que tout le monde croit, que nous les jeunes, nous avons une vie merveilleuse et idéale -sauf concernant nos boutons et nos hormones, genre, il se passe que ça dans notre vie à cette période, selon les manuels scolaires : la transformation du corps-, car nous avons le monde à conquérir, et l'avenir loin, très, très, très loin devant nous. » Il y eut un silence de plomb. Puis, Elise ajouta : «  L'adolescence c'est un peu comme le père noël finalement : on sait à quoi il ressemble, et, même si on sait qu'il existe pas, tout le monde a envie de croire à sa magie. »

« Vous voici chez vous, mademoiselle, allez ! Bonne semaine, à lundi prochain ! » coupa-t-il court à la conversation.

Elise prit son sac, ouvrit la porte qu’elle claqua aussitôt, et commença à courir. La perspective d’être en retard lui importait peu, elle avait simplement envie de retrouver ses amies. Alors, elle accélérait le pas, et dans son dos, son sac ballottait dangereusement. Ses dreads locks la ralentissaient un peu, elles étaient lourdes. A contre sens, dépassant des piétons qui marchaient paisiblement sur le trottoir, dans ce vent toujours plus vif, toujours plus fort, elle se laissait porter. Le soleil réchauffait l’atmosphère grise et presque hivernale, donnant aux cumulus nacrés un faux air d’été. Plus que quelques mètres, et elle serait arrivée.

Bouger, toujours plus, s’élancer, toujours plus loin, dans cet instant de liberté, franchir les obstacles en sautant vers le ciel, s’imaginer l’atteindre ailleurs que dans les paradis artificiels.

L'avis d'Aline sur Les Livres d'Aline : http://aline1102.canalblog.com/archives/2015/02/13/31518496.html

"Bref, si vous aimez les récits adolescents intelligents, qui apportent quelque chose au lecteur, n'hésitez plus : ce roman est fait pour vous. Et puis, j'ai de quoi rassurer les plus sensibles d'entre nous, qui auraient peur de se trouver face à un récit trop éprouvant : l'histoire se termine bien pour chacune des filles. Et, surtout, Tsilla Aumigny nous apporte un véritable message d'espoir : les changements qui surviennent dans nos vies ne sont pas toujours mauvais."

L'avis  de Guillaume sur Tribulations d'une vie : http://tribulationsdunevie.weebly.com/je-bouquine-et-je-donne-mon-avis/des-cendres-dans-les-bulles-tsilla-aumigny

" Je pense que l'on peut tous s'accorder sur le fait que la couverture de ce roman est tout simplement magnifique (...) L'auteure nous propose ici un roman parfaitement structuré, divisé en chapitres et parties qui nous permet de suivre à tour de rôle trois jeunes filles, lycéennes et amies.. Une vision différente sur l'adolescence mais qui se rejoint sur plusieurs points. Un sujet pas toujours facile à aborder pour un public adulte mais que Tsilla Aumigny a réussi avec brio."

L'avis de Charlène Gros-Piron sur l'Eden des rêves : http://leden-des-reves.blogspot.fr/2014/12/des-cendres-dans-les-bulles-tsilla.html et youtube : https://www.youtube.com/watch?v=xIGQWhzINQI&feature=youtu.be

" Dès les premières pages, quand je me suis plongée dans l’histoire, j’ai été surprise par la plume que j’ai découverte : fluide, poétique et rythmée. Mûre. Sincèrement, je trouve que c’est un des gros points forts du livre, parce qu’elle donne une autre dimension à l’histoire, aux ressentis évoqués des personnages. (...) Auprès de chaque fille, qu’il s’agisse d’Elise, d’Emma ou de Danièle, on peut retrouver des sentiments et des situations que quelque part, nous avons déjà vécu. Bien sûr, on pourra s’identifier plus à l’une d’entre elles, ou pas, après tout, ces trois filles ne recouvrent pas la richesse humaine. (...) Bref, Des cendres dans les bulles reste quand même une jolie découverte, avec une plume surprenante qui vous emportera certainement, aux côtés de 3 jeunes femmes aux caractères différents mais sympathiques, même si le fait que le roman soit court nous empêche de les apprécier complètement."

Les avis Babelio : http://www.babelio.com/livres/Aumigny-Des-cendres-dans-les-bulles/667502

à commander sur http://www.edilivre.com/librairie/des-cendres-dans-les-bulles-tsilla-aumigny.html#.VHXHVsnMG50 et fnac.com, chapitre. Vous pouvez aussi le commander en librairie !

 

10 décembre 2016

Interview de Stéphanie Jaeger

Interview de Stéphanie Jaeger Tsilla's univers

En 1999, Stéphanie Jaeger édite son premier essai Esthétique de la réalité. Grâce à cela, elle est vite remarquée par un groupe de presse qui lui propose une carrière de chef de la publicité. En 2006, elle raccroche pour devenir maman. En 2012, elle décide de reprendre la plume pour écrire Les Tribulations de Stephy J, saison 1. Elle publie ensuite Conjectures impropables et hypithèses flottantes, et Les Tribulations de Stephy J, saison 2. Stéphanie Jaeger a aussi animé des émissions culturelles intitulées "La virgule Flottante".

A quel âge avez-vous ressenti le besoin d’écrire ?
Vers 8 ans, j’ai reçu une machine à écrire avec le ruban rouge et noir. Je me suis mise à pianoter dessus et ce fut une évidence pour moi. J’étais une enfant réservée, plutôt sauvage et très sage. Les mots se bousculaient dans ma tête mais je n’arrivais pas à verbaliser. L’écriture m’a permis de me libérer en reposant sur le papier toutes les idées qui m’agitaient. J’ai de suite écrit mon premier poème, suivit par de nombreux autres et des nouvelles en passant par quelques pièces que nous jouâmes à l’école.

Interview de Stéphanie Jaeger Tsilla's univers

Quels ont été vos premières sources d’inspiration ?

Je crois que c’était déjà l’amour et les incompréhensions entre les hommes et les femmes.

Comment conciliez-vous votre passion et votre vie de femme?
Difficilement…
Même s’ils le nient, les hommes, quand ils ne me prennent tout simplement pas pour Stephy, nous confondent mon personnage et moi. J’ai jeté l’éponge, fatiguée d’avoir à justifier que l’héroïne et moi sommes diamétralement opposées et qu’elle n’est que le produit de mon imagination. Par ailleurs, je suis aussi blogueuse et j’ai besoin de conserver mon indépendance de pensée sans avoir à justifier auprès d’un amoureux de mes prises de position quand je publie des billets « border line ». Ma vie de maman me passionne et j’ai une vie professionnelle et amicale très dense.

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° siècle ?
Il y a encore trop d’inégalités à travers le monde pour parler d’une seule image de la femme au 21ème siècle. Je suis heureuse de vivre en France où les femmes, dans leur grande majorité, peuvent s’exprimer. Mais je regrette que même ici plus d’une femme par jour décède sous les coups de son conjoint, et que les inégalités en terme de salaire soient si grossières, notamment aux postes à hautes responsabilités. Quant à la condition féminine dans des pays émergents ou totalitaires, je préfère ne même pas en parler.

Partagez-vous avec vos proches ce que vous écrivez ?
Je ne parle pas de mes projets avant publication afin de garder mon libre arbitre.

Comment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ?
Plutôt vif, rythmé, drôle, teinté d’humour anglais. J’aime jouer avec les métaphores et proposer plusieurs niveaux de lecture.
Mon style n’a pas vraiment changé au fil du temps. Peut-être s’est-il un peu affiné…

Interview de Stéphanie Jaeger Tsilla's univers

Quels sont les éléments de vie qui ont induit vos choix littéraires (roman, essais etc.) ?
J’ai débranché mon antenne TV depuis des années jugeant que ce mode passif m’empêchait de développer mes propres pensées. Je suis une grande utilisatrice des réseaux sociaux et Internet. Je lis. Je sors. J’écoute. Je m’infuse…Je m’intéresse à tout.J’aime l’humain et communiquer avec mes semblables m’est vital.

 Quels sont actuellement vos sources d’inspiration ?
Toujours les rapports hommes/femmes, la société dans sa complexité, les préjugés, les caricatures…

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos ouvrages ?
Après 14 ans de marketing, j’ai préféré éditer et diffuser moi-même mes ouvrages. J’ai crée ma société d’édition grâce à la micro-entreprise pour pouvoir commercialiser mes livres et pourquoi pas ceux des autres. J’ai obtenu de me faire référencer chez Chapitre, Fnac et dans des grandes surfaces, car le livre bénéficie d’une bonne critique de la part des lecteurs et la presse me fait un bon écho.

Quelle lectrice êtes-vous ?
J’alterne des périodes où je dévore tout ce qui me passe sous la main à d’autres où je jeûne complètement. Quand je suis en phase d’écriture, je ne lis pas.

Quels sont vos projets littéraires ?
J’ai actuellement 8 livres sous le coude. Le challenge consiste à savoir lequel sera publier. Je me suis fixé une parution pour mars 2013 et la San Jordi. Par ailleurs, l’opus 1 des Tribulations vient juste de sortir et j’envisage un retirage car j’étais partie sur 1000 unités. Reste à définir si l’opus 2 sera la suite des Tribulations, « Les conjectures improbables et hypothèses flottantes » qui sont publiées sur mon blog www.stephanie-jaeger.over-blog.com ou quelque chose de très différent…Aussi, j’ai plusieurs dédicaces de programmées comme le 20/10 chez Chapitre (anciennement Privat) à Perpignan, le 21/10 à « Livre en Herbes » sur Prades, le 17/11 au centre commercial Leclerc Polygone Nord, etc…

Interview de Stéphanie Jaeger Tsilla's univers

Quels sont les acteurs que vous choisiriez pour interpréter vos personnages à qui confiriez-vous la réalisation ?
J’ai participé à la réalisation de deux clips de 2 minutes des Tribulations où j’ai interprété Stephy et pris beaucoup de plaisir.
La bande annonce du livre réalisée en coopération et produite par Dimitri Tuban (Pôle Production) devrait être sur You Tube, Daily Motion et les réseaux sociaux courant de mois. Si le cinéma s’intéressait à moi, je verrais bien Albert Dupontel dans le rôle de Jean-Mich-Much, Jean Dujardin en Luc, Laetitia Casta en Valoche, Catherine Frot pour la mère de Stephy, Fabrice Lucchini dans le rôle de Néron et moi-même en Stephy ! Mais nous n’en sommes pas là…

Quel est votre livre de chevet ?
Les Nothomb ! Actuellement, j’ai « Barbe bleue » en haut de la pile. J’aime beaucoup cet auteur, son style vif, tranché, net. Je la trouve éblouissante en dialoguiste. Mais j’ai toujours quelques livres de médecine holistique ou de neurosciences près de moi. Ca me passionne !

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages qui vous ont marqués ?
Je suis mal à l’aise avec les histoires d’individualité. Aussi, je n’ai aucun nom à évoquer. J’ai une admiration profonde pour les héros du quotidien qui font avancer l’humanité dans son ensemble. Des personnes comme vous et moi qui luttent pour un idéal, des mamans solos, des personnes qui travaillent dur pour pas grand-chose…Je suis profondément convaincue que nous formons un Tout.

 Quels artistes vous touchent le plus ?

Sans doute les clowns pour leur aspect multi facettes.

 Quel est votre plat catalan préféré ?

J’ai un faible pour les boles de picoulat.

Quel est votre restaurant préféré ?

J’adore par dessus tout acheter mes huîtres au bassin ostréicole de Leucate et les manger sur place ou à la maison avec un Champagne ou un vin blanc type Macabeu/Grenache. J’aime aussi beaucoup le Petra’s Café à Perpignan pour son côté « cantine New Yorkaise ». On y mange varié, beau, bon et les plats sont toujours revisités de façon très artistique et servis avec le sourire. Alors…

Les Tribulations de Stephy J.

 

Le blog de Stéphanie Jaeger : http://stephanie-jaeger.over-blog.com/

Le site des éditions ltsj : www.editions-ltsj.com

3 janvier 2017

Interview de Bénédicte Carboneill pour brevesdefemmes.info

Interview de Bénédicte Carboneil Tsilla's univers

Maman de trois garçons, sénariste des éditions Dupuis et Jungl et auteure free-lance, ,Bénédicte a publié des albums et des comptines mais également, des cahiers pédagogiques aux éditions du Pas de l’Échelle, Éveil et Découvertes, Caramel, Bordas, Fleurus, Hemma, Auzou, La Classe Maternelle, Les petites vagues, Rouzig, Lire c’est partir, Scarabéa et Chouetteditions.com. Cette "vache sans tâche" est reconnue pour son travail dans le monde de l'enfance, et pour cause : Bénédicte Carboneill est devenue maîtresse puis directrice de maternelle en grandissant...Une belle aventure haut en couleur, mais sans tâche, que nous dévoile cette passionnée.

Le premier album de Bénédict Carboneill

Interview :

A quel âge avez-vous ressenti le besoin d’écrire ? 
36 ans… en fait, je suis née en 1973, par hasard à Tours, mais j’ai vécu à Lyon, à Paris avant de m’installer avec ma famille à Perpignan. Je suis donc catalane d’adoption. J’ai 3 garçons et ai été pendant 17 ans enseignante en maternelle et directrice. Je ne pensais jamais qu’un jour je deviendrai auteur jeunesse mais le hasard fait parfois bien les choses ! De belles rencontres, un peu de chance et une comptine pour ma classe à trouver sur les vaches… « La Vache sans Tache » était née. Je suis aussi devenue « La vache sans tache ». Ma première aventure éditoriale ( en auto-édition avec une petite structure Les éditions du Pas de l’échelle), puis un jour j’ai envoyé un manuscrit « Rose bouton », né d’une rencontre virtuelle avec Elen Lescoat. Nous l’avons envoyé et un quart d’heure après nous avions un « oui » : « Je t’aime », mon premier livre d’auteur (à compte d’éditeur) est arrivé en sept 2009. Depuis je continue à écrire pour les bébés ( collection chez Fleurus), des albums pour les 3 -6 ans, des romans illustrés pour les 9 -12.

Quels ont été vos premières sources d’inspiration ? 
mes petits élèves…et mes enfants ! Mais cela peut-être tout et rien, une illustration découverte sur internet, une rencontre avec un illustrateur et donc l’envie de lui écrire une histoire.  Je travaille aussi « à la commande » c’est-à-dire à la demande d’un éditeur.
Dans ces cas-là, je dois respecter un cahier des charges ( thème, nombre de pages, calibrage…)

 Comment conciliez-vous votre passion et votre vie de femme?

Je suis depuis cette année auteur jeunesse à temps plein donc je travaille à la maison, ce qui me laisse plus de liberté. Auparavant,j’étais enseignante à temps plein, directrice d’école maternelle. Puis durant 3 ans, je me suis mise à mi-temps avant de prendre une grande décision : prendre une disponibilité.

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° siècle ?
Il n’y a pas une image mais une multitude . . . celle qui me plait le plus est celle de la femme libre.

Partagez-vous avec vos proches ce que vous écrivez ?

Oui Mon mari surtout… mes enfants attendent que les livres paraissent !
Mes amies sont aussi d’un grand soutien.

Interview de Bénédicte Carboneil Tsilla's universComment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ? 

Je ne sais pas si j’ai un style particulier . . . par contre oui mon écriture a évolué.

Quels sont les éléments de vie qui ont induit vos choix littéraires (roman, essais etc.) ? 
Mes envies avant tout et les commandes d’éditeurs ensuite

Quels sont actuellement vos sources d’inspiration ? 
Toutes ces choses et ces petits riens de la vie… l’actualité et mes lectures de polars.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos ouvrages ?
La patience : je suis en train d’écrire des romans policiers pour adolescents et moi qui ai plutôt l’habitude d’écrire pour les petits (donc des textes courts) je dois prendre patience… écrire un roman n’a rien à voir avec la rédaction d’un album. Ensuite vient la patience … pour avoir le retour des éditeurs !

Quelle lectrice êtes-vous ? 
Au final, je n’ai malheureusement pas trop le temps de lire !

Quels sont vos projets littéraires ? 
Finir deux romans policiers pour adolescents, écrire le suite des aventures de Manon (à paraître l’an prochain chez Bibloquet), la suite des aventures de Maëlle la coccinelle ( chez Hemma) puis arriver à écrire tout ce que j’ai encore dans la têt… Bref, du boulot en perspective !

Quel est votre livre de chevet ?
Un bon Agatha Christie

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages que vous ont marqués ? 
Tous les grands hommes et femmes qui ont fait avancer le monde

Quels artistes vous touchent le plus ?

Les illustrateurs avec qui je travaille : à chaque fois que je vois les illustrations qu’ils ont réalisées sur mes mots, je suis comme une petite fille devant le sapin de Noël.

Quel est votre plat catalan préféré ?
Les boles Hum… et la paëlla de mon mari !

Quel est votre restaurant préféré ? 
Le japonais.

son blog : http://lavachesanstache.blogspot.fr/

site : http://www.laure-illustrations.com/album-jeunesse/collaborateur/Benedicte-Carboneill.html

19 septembre 2013

Interview de Mariposa

Mariposa est photographe professionnelle. 

 

A quel âge avez-vous commencé votre activité?

je suis officiellement photographe professionnelle depuis le 1/10/10 c'est-à-dire depuis mes 30ans! Mais j'ai longtemps travaillé pour les autres.

Comment concilier passion et vie privée?

Je dirai que tout est une question d'organisation. Je tiens à jour mon calendrier de façon très rigoureuse et je m'en sors!

Comment définiriez-vous votre style et s’est-il transformé au fil du temps ?

Je dirai que mon style est simple et unique à chaque reportage. J'essai de capter toutes les émotions et les retranscrire sur mes photos. Je prends beaucoup de photos volées. Je suis très proches de mes modèles afin de m'adapter à leur style et leur goût tout en les sublimant de ma touche personnelle! Et bien sur que mon style s'affine au fil du temps et heureusement si non je m'ennuierai! Je continue à apprendre!

 Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’élaboration de vos oeuvres?

j'aimerai avoir plus de connaissance dans mes outils photo et notamment photoshop afin de booster ma créativité.

 Quels sont vos projets ?

prochain projet...mon reportage de mariage du 28 septembre à Ille sur têt.

Quel est votre livre de chevet ? 

mon livre de chevet, la 2ème saison des Tribulations de Stephy J bien sûr!

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages que vous ont le plus marqué(e)? 

Doisneau, Cartier Bresson...

Quels artistes vous touchent le plus?

Je suis une fan, LA FAN de M. Mathieu Chedid que je rêve de photographier.

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° ?

une femme courageuse et audacieuse!

Quel est votre plat préféré? 

mon plat préféré...La ratatouille

Quel est votre restaurant préféré?

mon resto préféré sans réfléchir "Le figuier" à Perpigan

son site : http://www.marielisemodat.fr/expo/expositions.html

 

8 février 2018

Présentation de Martine Pruneyrac

Martine Pruneyrac est née dans une famille d'artistes, à Toulouse en 1947. Elle a été publiée chez TDO éditions, une maison des Pyrénnées-orientales. D'abord passionnée par les théâtre, elle intègre les cours Simon, à l'âge de 15 ans. Rattrapée par son père, elle prend finalement le chemin de la faculté de médecine, pour devenir sage femme. Elle publie son premier roman en 2010.

présentation de Martine Pruneyrac tsilla s univers (02)

J'ai été sage-femme et j'ai exercé mon métier avec bonheur pendant vingt ans. J'ai cessé cette activité pour élever mes enfants.

Je suis boulimique de lecture (sauf policier et thriller). 
Je vis en montagne et ne suis bien que dans la montagne et dans le calme absolu.
L'idée de faire la cuisine me stresse à mort. 
Je chante en soprano dans un chœur régional. C'est beaucoup de travail pour une dizaine concerts chaque année en France et à l'étranger mais c'est un bonheur fou.  

Je n'ai pas décidé un beau jour d'écrire car je porte ce besoin en moi : besoin de raconter, d'inventer, d'accrocher un public et de lui transmettre une certaine idée du bonheur. De lui dire que la vie est une chose sérieuse et quelque fois amère mais qu'il nous appartient d'être heureux et de rire. C'est pourquoi mon style est à la fois léger et grave. C’est paradoxal mais c’est la réalité. J’essaie de faire passer la gravité à travers un style léger et fantasque. Je suis résolument optimiste et je crois au meilleur du cœur de l’homme. Ainsi je n’ai aucune violence en moi, je gracie tout le monde, condamne l’amour à la perpétuité et traverse la vie avec une âme intacte. L'écriture est pour moi une forme d'expression au même titre que le théâtre, mais plus secrète, plus subtile. Dans l'écriture, je me livre bien plus qu'en récitant un texte écrit par un autre. Je me livre totalement. L'amour de l'écriture et des mots, de la musique des mots, remonte à mon enfance. Durant toute ma scolarité, mes textes pouvaient être très farfelus, ils remportaient toujours un vif sucés. J'aimais étonner, amuser.  
Mes sujets favoris : Les comportements humains. J'observe énormément et chaque personne est une histoire souvent surprenante. Je suis prompte à rire des travers des gens c'est pourquoi je flirte souvent avec la dérision.

Martine P.

présentation de Martine Pruneyrac tsilla s univers (03)

 

Bibliographie : 2010 : Demain est le premier jour de ma vie. 2011 : Quelques mois pour tout changer. A paraitre en octobre 2012 :L'étrange histoire de l'enfant du wagonnet.
 
Demain est le premier jour de ma vie est un roman contemporain, résolument jeune et positif. Les thèmes présents dans ce livre sont la vie, l'amour, la mort. Mais aussi la difficulté de choisir, de repartir après un échec... Le récit est souvent drôle mais les situations peuvent aussi être dures ou graves. Dans chacun de ces cas, suit toujours le revers qui me fait dire que demain ... est le premier jour de ma vie. 
Quelques mois pour tout changer est aussi un roman contemporain qui a pour thème central la solitude, la fuite des paillettes et du bling bling, enfin la recherche de l'amour et de la pureté perdus comme on rechercherait un royaume oublié. Cela semble presque trop beau pour être vrai. Mais pourquoi pas ? Il tient à chacun de changer l'idée que l'on se fait de l'amour.
L'étrange histoire de l'enfant du wagonnet est une histoire qui se déroule dans un petit village de montagne au moment de l'occupation. On voit des scènes rocambolesques mais aussi des personnages horribles. Ceux-ci ne sont pas habités par le mal, ils sont simplement malheureux. Les personnages et leur comportements sont désopilants. On rit et on pleure, on cherche à comprendre... jusqu'au dénouement qui me fait écrire : "Tout est bien"   
En voici la quatrième de couverture : 
présentation de Martine Pruneyrac tsilla s univers (05)
1942. Rescapé de la guerre, Piero a retrouvé Flora en Ariège.
Elle ne l’a pas attendu, on lui a tellement dit qu’il était mort !
Se serait-elle mariée pour ne pas quitter ce village de montagne, certaine qu’il la rejoindrait un jour ?
Que reste-t-il de leurs projets au moment où la France est occupée ?
Arrive cette NUIT de tous les drames. Piero, meurtri, va fuir.
Il se passe alors de drôles de choses dans ce village !
La guerre est cruelle mais il lui arrive parfois de procurer des surprises autant heureuses que bénéfiques.
Le retour de Piero, en septembre 1948, va déranger. Il veut connaître la vérité. 
Au-delà de l’horreur, comment trouvera-t-il enfin la paix ?

Une histoire  pittoresque, des faits pris sur le vif et des Ariégeois authentiques

23 août 2013

Interview de Stella Di Matteo

 



Présentation de La maison du Rock (extrait du blog de Stella Di Matteo) :

Stella Di Matteo a eu  le coup de foudre pour ce lieu.
Il a immédiatement représenté pour elle la “caverne d’Ali Baba” du  Jazz: un lieu unique à Liège, pour qui s’intéresse de près ou de loin au jazz. L’Histoire, la culture de cette musique,ses trésors, son actualité, contenus et aussi créés dans ses murs.
 La nuit suivante, Elvis Presley, de blanc vêtu, lui est apparue dans son sommeil et lui a dit ceci :
     « Ma chère Stella, une institution du même genre serait bienvenue pour le Rock … »
Le lendemain elle fonçait à la Maison du Jazz pour leur faire part de ce miracle.
Les responsables, très enthousiastes, se sont joints à l’Esprit du King et l’ont vivement encouragée à créer ce projet…
 
Ainsi, le 26 mai 2008 l’ASBL Maison du Rock est née.
A l’instar de la Maison du Jazz, le projet de Maison du Rock devrait permettre la conservation d’un patrimoine culturel unique, 
dont les traces matérielles, suite à l’évolution des supports, sont amenées à disparaître.
C'est à la Maison du Rock que tous les passionnés de cette musique (de sauvages) se retrouveront, consulteront des livres,
palperont du vinyl (mais oui ce sera possible d'en écouter aussi!), regarderont des documents vidéos d'une rareté sans précédent,
admireront des expositions, etc... etc...
Rien ne se louera, rien ne se vendra, tout se consultera sur place.Tous les moyens nécessaires sont mis en oeuvre pour que
la Maison du Rock trouve un nid assez grand pour accueillir tous ces passionnés.
Stella a voulu y ajouter un plus: allier les Arts Plastiques (Bande Dessinée, Illustration, Peinture, photographie, Sculpture,...)
au Rock, car ce sont deux univers étroitement liés. Depuis sa création, cette association a édité des cartes postales et
badges de soutien, soutenue pour ça par de nombreux et talentueux auteurs de Bandes dessinées, graphistes, illustrateurs,
peintres et photographes que vous pourrez découvrir en consultant les rubriques qui causent badges, cartes, affiches
et…Gazette du Rock…

Et en attendant d’avoir un lieu assez grand pour accueillir du public, nous sommes toujours en couveuse dans un local de la Zone ,
27 rue Méan, à Liège.

Interview :

1 -Avez-vous exercé d'autres professions, et quelles furent vos motivations qui vous ont conduit à vous lancer
dans votre activité actuelle ?
Oui j'ai travaillé dans différents domaines mais j'ai toujours été intéressée par la bande dessinée et l'illustration
2 -Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Les difficultés financières !
3 -Comment conciliez-vous votre travail et votre vie de femme ? Les journées sont longues.... mais souvent intéressantes et épaulées par mon conjoint
4 -Avez-vous eu des difficultés en tant que mère ? Non
5 -Vous a-t-on reproché vos engagements ? Non
6 - Quels sont les obstacles que l'on rencontre en tant qu'éditrice ? De nouveau le côté financier
7 -Quels ont été les moments d’intense bonheur ? Quand la Gazette du Rock sort de chez l'éditeur
8 - Quels savoir-faire nécessite votre métier ? D'être bien entourée, par des personnes intéressées par le projet
9 -Avez-vous un autre projet que vous souhaiteriez mettre en place ? La Maison du Rock (sorte de caverne d'Ali Baba pour la conservation du patrimoine rock..)
10 -Quelles sont vos passions ? La musique, la photo et la BD
11 -Quels styles d'auteurs publiez-vous et pourquoi ? Des auteurs de BD. La Gazette du Rock est un collectif
12 -Quelles oeuvres ont particulièrement retenu votre attention ces dernières années et Pourquoi ? Des BD d'éditeur indépendants, fanzines.. et Margerin !!
13 -Quel auteur vivant ou mort auriez-vous aimé découvrir et faire découvrir au public ? C'était Margerin et ça y est, on a réalisé une expo de lui chez nous à Liège (B)
14 -Quelle est, selon vous, l'image de la femme du XXI°s? Femme qui sait mené de front plusieurs choses (mais c'est comme toujours!)
15 -Ecrivez-vous vous-même ? Si oui, quelles sont vos sources d'inspiration? Non


le site : http://maisondurock.blogspot.fr/
7 décembre 2013

Le téléthon 2013

 

Pour certains, le handicap c'est le petit Lulu, 9 ans et demi, qui passe à la télé lors du téléthon annuel. 

Pour d'autres, le handicap c'est tous les jours. 

J'ai pu tester cet après-midi, lors des animations organisées sur la ville de Perpignan (place Arago, palais des Confrès et Castillet) un parcours en fauteuil roulant. 

J'en ai déjà fait plusieurs, mais celui-ci est particulièrement réussi. 

Explications : 

Déjà, j'ai dû apprendre à faire tourner mon fauteuil. Avec ma force herculéenne (euh) et ma dextérité innée, ce ne fut pas chose aisée. J'ai parcouru une légère pente, aidée par un bénévole. Ce n'était que le début et j'avais déjà du mal. 

Puis, il a fallu descendre une marche. Une piste rouge est facile à côté. Pourquoi? Car sans aide, la personne qui est vraiment handicapée à ma place, elle ferait quoi? Elle se laisserait tomber commme une crêpe? 

J'ai ensuite essayé tant bien que mal d'ouvrir une porte. Après deux bonnes minutes à galérer, j'ai finalement réussi. Le bénévole m'a demandé de la refermer. J'ai machinalement tendu la main...Et en fait, non. Elle était vraiment trop loin. 

La dernière partie du parcours consistait à essayer de rouler sur des gravillons. Après trois centimètres, j'ai lâché prise. Trop crevant. 

Vous pensez perdre votre temps, prenez-le. 

Le handicap nous concerne tous, comme le souligne la nouvelle campagne de sensibilisation. Les affiches comparent en effet une personne en fauteuil et une autre avec une poussette. Faciliter la vie et réorganiser l'espace serait profitable à chacun. 

Ces dernières années, le handicap se normalise, même si l'on est encore (très) loin d'évoluer dans une société parfaite où le handicap ne constitue pas une tare sociale. Pourtant, certaines publicités en jouent (comme Wonderbra), des sociétés comme décathlon ou castoroma favorisent l'insertion des personnes en situation de handicap. Des campagnes de sensibilisation sont lancées de façon récurrentes dans l'enseignement, en interne, ou à destination des étudiants. En outre, les films sensibilisent au sujet, et les artistes se mobilisent pour cette cause. 

Campagne

Il ne s'agit plus désormais de montrer des handicapés, mais des personnes en situation de handicap. 

Bref. Appelez le 36 37. 

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